Le Grand prix de l’Eurovision, symbole de plus en plus marqué de remplacements de population

Voici un week-end qui commença bien, nous allions en famille regarder de ces émissions cultes qui ont fait la télévision française et certainement les autres télévisions, nous allions regarder : « l’Eurovision ».

Très jeune déjà et bercé par le succès de Marie Myriam c’est avec plaisir que chaque année le rendez-vous était attendu.

Au fil des décennies qui s’écoulèrent depuis notre dernière championne le spectacle changea.

De la promotion de la culture de son pays et de la légitime pensée qu’il convient de présenter aux autres dans ce qu’il y a de plus agréable et de plus facile à réaliser en tout lieu et en toutes conditions, c’est-à-dire le chant, cette institution glissa vers un écrasement des différences pour, non pas un multiculturalisme enrichissant, mais pour un mono culturalisme affligeant à l’anglo-saxonne.

Comment croire à la promotion de la différence de chacun quand au lieu de permettre l’expression des particularités linguistiques, cette institution a autorisé chaque pays à ne plus chanter dans sa langue nationale et à utiliser l’anglais de manière vulgaire.

Vulgaire au sens de commun ou de plébéien.

On efface une première différence pour la remplacer par un élément censé nous faire croire qu’au final nous sommes tous pareils.

Après l’épisode israélien d’un homme en femme ou d’une femme encore masculine, où les médias avaient largement appuyé sur l’ouverture à la théorie du genre, cette année j’ai réalisé qu’une autre étape était encore franchie. Marche par marche, l’échelle est descendue vers un objectif précis. La température dans la casserole augmente, mais la grenouille sûre qu’elle ne subira pas l’atroce destin d’une mort par un ébouillantage en règle reste au fond de sa marmite. Et nous aussi nous assistons au spectacle du fond de notre canapé, sûrs que notre monde n’est pas changé devant nos yeux engourdis.

Or, donc voilà l’eurovision 2012 et ses concurrents représentant chaque pays d’une Europe très large géographiquement et au nombre de 42, je crois.

Nous n’assisterons pas au ½ finales qui réduiront les 42 à 25 dans lesquelles la France pour des raisons diverses et variées a sa place de réservée pour l’éternité. Rappelons que la Suisse avait déjà par le passé exprimé des réserves quant à la corruption possible existant lors des demi-finales.

Nous voici arrivés devant notre écran cathodique pour le spectacle, déjà quelques détails que mon épouse ukrainienne m’avait fournis m’avaient troublé. Une chanteuse noire africaine représenterait le beau pays slave qu’est l’Ukraine. Loin de moi de posséder des représentations  mentales qui associeraient un pays, une nation à un type de peuple qui lui serait bien spécifique. Non, je vous entends déjà dans vos soupçons de racisme, de xénophobie et d’anti multiculturalisme !!!

Ceci dit ce premier détail ayant participé à un large trouble public en Ukraine, le second, typiquement français, augmenta mon malaise. Une chanteuse indonésienne, chantant en anglais représentait la France…

Sacrebleu, foi d’anti raciste monomaniaque je me dois à une retenue de réflexion intellectuelle !

Aurais-je décelé quelque chose de d’étrange ou de bizarre ?

Ce sentiment de malaise n’a fait qu’enfler au fur et à mesure que les candidats ont défilé.

Soyons bref dans les descriptions de la soirée pour ne retenir qu’un symbole.

Une marocaine, chantant en anglais, représentant la Suède, gagne l’eurovision…

Si elle avait été la seule dans ce cas là, cela aurait eu l’attrait de l’exception, de la nouveauté qui anime les discussions.  Mais non, une africaine représente l’Ukraine, une indonésienne la France, un turc je ne sais plus quel pays scandinave (Norvège ???) ou germain…

Si on voulait procéder à un écrasement des états-nation, en les privant du droit d’être représentés par des citoyens portant la culture de leur pays, on ne procéderait pas autrement. Quelle subversion des symboles ! Quel marketing affligeant !

Le mot de la fin à ma mère qui me glisse à l’oreille : «  Elle représente la France, mais je ne comprends pas ce que ma représentante chante ! » et dans un grand sourire « Remarque, j’aurais pu avoir une norvégienne comme présidente ».

Au-delà de ces quelques réflexions familiales amusées, ce sont les grandes tendances qui se dessinent devant nous.

Après l’anglais pour tous, puis la théorie du genre, nous voici arrivés à l’étape du remplacement de la population indigène d’un pays dans sa représentation par une autre population avec la bénédiction des médias.

Suffit-il, pour être Suédoise, de vivre en Suède, de parler éventuellement le suédois…et surtout de chanter en anglais ?

De quoi peut-on se féliciter ?

D’avoir encore le droit d’écrire cela aujourd’hui parce que demain, faute d’une réaction collective salutaire, ce billet d’humeur concernant une émission de télé sera stigmatisé comme raciste, xénophobe et portant atteinte à tranquillité et aux bonnes mœurs, et sera pénalement répréhensible ?

Ne va-t-on pas vers l’effacement pur et simple de toute référence à un pays, un territoire, un peuple, une culture ?

Charles Point

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