Le Havre et les Roms : l’évêque est généreux… avec l’argent des autres !

Publié le 24 juillet 2013 - par - 1 911 vues
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Premier épisode.

Mardi 16 juillet, quartier de l’Eure au Havre (Haute-Normandie). A 6 heures du matin, les forces de l’ordre évacuent un camp illégal de Roms suite à une décision de justice. Les bulldozers détruisent le bidonville qui était occupé par 34 adultes et 46 enfants.

Situation inadmissible pour Monseigneur Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, qui lance sur France 3 régional un vibrant appel à la solidarité avec les Roms.

http://haute-normandie.france3.fr/2013/07/19/evacuation-des-roms-au-havre-l-eveque-lance-un-appel-la-solidarite-290063.html

Il faut écouter cet élan de générosité qui vient du fond du cœur. « Attention, ne tournons pas le dos à la fraternité. Ce n’est pas parce qu’on va rejeter, exclure les autres que les choses iront mieux », explique doctement le bon apôtre.

Second épisode.

Les familles évacuées se sont dispersées. Cinq d’entre elles, sans doute inspirées par l’appel de l’évêque, s’installent dans le jardin de l’église Saint-Augustin, non loin du campement évacué.

Situation inadmissible pour Monseigneur Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, qui dénonce un coup de force sur France 3 régional, fait appel à un huissier lundi 22 juillet pour faire constater l’occupation et demander l’évacuation.

http://haute-normandie.france3.fr/2013/07/22/au-havre-des-familles-roms-s-installent-sur-un-terrain-pres-de-l-eglise-l-eveque-denonce-un-coup-de-force-291589.html

Il faut écouter ce rejet de l’Autre qui vient du fond du cœur : « Je ne peux pas accepter ce coup de force. Je veux bien proposer, je veux bien réfléchir, nous n’avons pas la solution parce que si elle existait, ça se saurait, mais c’est une solution qu’il faut construire ensemble dans un partenariat, et pas imposer à l’Eglise de gérer seule la question de ces familles. »

Conclusion.

Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ! Comme beaucoup de belles âmes de l’Eglise de France, l’évêque du Havre est généreux… avec l’argent des autres. Que ce soit envers l’islam ou envers les Roms, la hiérarchie catholique a bien souvent des positions absolutistes totalement déconnectées du quotidien que vivent les paroissiens. Mais quand la réalité s’impose, nos donneurs de leçons sont bien obligés de l’admettre.

Il faudrait que Monseigneur Jean-Luc Brunin étudie la parabole du bon Samaritain, souvent interprétée de travers. Relisez-la bien, chers prélats : dans la réponse de Jésus, le « prochain » que l’on doit « aimer » n’est pas celui qu’on aide, mais celui qui aide et qui doit avoir le libre-arbitre d’aider ou non qui il veut, quand il veut et comme il veut. Il n’est nullement question d’aller secourir toute la misère du monde.

Djamila GERARD

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