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Le journaleux Burgat : plutôt mentir que dire des vérités gênantes

Il y a deux jours, trois des quatre policiers que Théo Luhaka accusait de viol en réunion ont été réintégrés dans l’institution.

Aussitôt la famille Luhaka, famille au-dessus de tout soupçon – escroquerie en bande organisée, blanchiment d’argent à travers un système de détournement d’aides de l’Etat 687 000 euros dont 52 000 comme argent de poche pour Théo – donnait de la voix par l’intermédiaire de la sœur du violé imaginaire.

Eléonore Luhaka convoquait une conférence de presse sur les lieux du martyre de Saint Théo. «En réintégrant les policiers, quel message on envoie ?» glapit la soror dolorosa. «La réponse qu’ils nous apportent elle est très claire : on est “des rien du tout”. Est-ce qu’on est juste un défouloir pour les policiers ? Pour des frustrés ? Parce que là clairement c’est eux qui salissent la fonction et c’est eux qu’on réintègre», poursuivait sœur Eléonore. Cette décision a énormément affecté le bébé chéri. «Il y a un sentiment d’impunité qui est là ! En réintégrant les trois policiers, quel message on envoie à Théo ? Si ce n’est vouloir l’anéantir». «On a attendu les un an de l’affaire pour réintégrer les policiers. A un moment donné, il faut arrêter.»

C’est exactement ce qu’a dû se dire celui (ou celle) qui a fait parvenir la vidéo de l’arrestation de Théo Luhaka à Europe 1 : « A un moment donné, il faut arrêter».

Il faut arrêter de mentir, arrêter d’affabuler, arrêter de cogner sur les policiers – rappelons-nous que Hollande, Cazeneuve, Macron n’ont pas retenu leurs coups pour enfoncer les forces de l’ordre –, arrêter de nous prendre pour des lapins crétins.

A partir de là, ce matin, Pascal Praud dans L’heure des pros sur Cnews, a fait une partie de son émission sur l’Apollon noir d’Aulnay. L’occasion pour un des chroniqueurs attitrés de l’émission, Jean-Louis Burgat, de montrer une fois encore à quoi ressemble un journaleux de la presse mainstream, une voix de la médiagogie.

Devant la preuve par la vidéo, Pascal Praud, a proposé de marcher sur des œufs en prenant toutes les précautions oratoires possibles pour ne pas penser que le voyou black avait menti – pas de viol en réunion de la part des policiers, pas d’effeuillage de la racaille, pas de jeu de la matraque sciemment transformée en sextoy anal –, en refusant toute intrusion dans une explication de l’insécurité dans les banlieues, en rejetant toute analyse sur l’insurrection permanente de l’immigration envers les représentants de l’Etat, en oubliant ce qui s’est passé dans cette merveilleuse commune d’Aulnay-sous-Bois tellement riche de sa diversité – fusillades, agressions systématiques des policiers, barbecue humain dans des voitures.

Mais comment expliquer que les policiers, les pompiers, les médecins soient si souvent la cible de nos “chances-pour-la-France” dès qu’ils entrent dans les zones de non-droit.

On sent que quelques-uns des participants sont tentés par l’explication sociale : pas assez de subventions pour aider ces braves gens, manque de bibliothèques, de transports en commun, de cinémas, de travail… Toutes les excuses habituelles flottaient dans l’air, ballons de baudruche monocolores que personne ne voulait crever.

Et puis Charlotte d’Ornellas dont je regrette souvent le manque de répartie et de pugnacité a quand même réussi à placer un début d’explication de la haine de nos sympathiques CPF envers les Français. Elle était présente, dit-elle, au moment où les amis de Théo Luhaka manifestaient devant le palais de Justice de Bobigny, il y a un an. Les policiers étaient bloqués sur une passerelle. Ils se protégeaient comme ils pouvaient derrière leurs boucliers pendant que les potes de Théo les caillassaient. «Et qu’est ce que criaient les gens qui s’en prenaient aux forces de l’ordre? demande Charlotte d’Ornellas. “Nique la France”. C’est ça leur but. C’est évidemment l’Etat qui est visé et tous ceux qui le représentent

Burgat, ex Europe 1, RMC, France Inter, TF1, Canal, France 2 et 3, aujourd’hui chroniqueur pantouflard de la bien-pensance sur Cnews, s’en prend aussitôt à la journaliste de Valeurs actuelles : «Ce n’est pas ainsi qu’on arrivera à faire évoluer les choses.»

Ce que Monsieur Burgat veut dire, c’est que même quand on est témoin de l’échec consommé du multiculturalisme, de l’impossibilité du vivre-ensemble, il ne faut pas le dire, encore moins l’écrire.

Monsieur Burgat est un vrai journaleux français. Pour lui comme pour l’immense majorité de ses confrères, il est impératif de taire la réalité pour ne pas réveiller les Français de souche. Pour lui, la mission des journalistes est d’éduquer les foules à la bienveillance envers les migrants, d’ignorer les prédateurs et, pour cela, ils doivent s’interdire des sujets comme celui de la réalité de l’arrestation de Théo Lusaka et des mois de désinformation qui ont suivi.

Marcus Graven