Le lieutenant de Raymond Barre avait vendu 2 fois le même terrain

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Michel Meylan, représentant en charcuteries, devenu le bras droit de Raymond Barre en Rhône-Alpes, a cumulé, pendant une vingtaine d’années, trois mandats de député UDF, trois mandats de maire de Bonneville, un mandat de conseiller régional à Lyon, deux mandats de vice-président du département de la Haute-Savoie. Raymond Barre avait annoncé qu’il serait ministre dans son gouvernement.

Raymond Barre aimait venir en Haute-Savoie chez son bras droit Michel Meylan à Saint-Pierre-en-Faucigny. Avant, il passait par la Suisse… Aujourd’hui, Jérôme Cahuzac fait figure d’amateur, avec ses petits placements dans les paradis fiscaux…

 

La moitié de la Haute-Savoie s’en souvient encore. À la fin des années 80, le bras droit de Raymond Barre en Rhône-Alpes, l’ineffable Michel Meylan, député-maire UDF de Bonneville et vice-président du département de la Haute-Savoie, est entré dans les annales de l’histoire en vendant deux fois le même terrain industriel à deux industriels différents. Celui qui se complaisait à répéter lors des matchs de football « deux buvettes, deux recettes », surnommé par l’hebdomadaire Le Faucigny « Thoutankanon » en raison de son addiction à l’alcool, a sans doute imaginé que « vendre deux fois le même terrain doublerait les recettes ». L’affaire Paris-Savoie-Industrie était née. Et allait coûter 60 millions aux contribuables bonnevillois, après que la cour de cassation a confirmé que « construction sur autrui appartient à autrui ».

Le premier acquéreur, Lucien Goy, PDG de l’entreprise Paris-Savoie-Industrie, un fleuron du décolletage, sous-traitant de l’automobile à l’international, qui souhaitait s’agrandir, premier acquéreur du terrain, a quelque peu traîné avant de lancer les travaux. Et surprise, un beau matin, lorsqu’il traverse en voiture la zone industrielle de la commune de Bonneville, d’importants travaux de construction sont engagés à son insu sur « son » terrain.

Une usine sort de terre. Rusé comme douze Sioux, Lucien Goy ne dit rien, ne bouge pas un doigt, et laisse construire le second acquéreur. Neuf mois plus tard, une fois les travaux terminés, il envoie l’huissier sur place pour signifier, titre de propriété daté à l’appui, qu’il est le premier acquéreur et qu’il prend possession de l’usine. Le second acquéreur se retourne contre la ville de Bonneville ; Lucien Goy saisit aussi la justice pour les retards dont il est victime dans la livraison des bâtiments, et dénonce dans les journaux « la félonie du député-maire Michel Meylan », qui se croit intouchable car « il est le protégé de Raymond Barre ».

L’affaire Paris-Savoie-Industrie met fin à la carrière politique de Michel Meylan

Après dix ans de procédures judiciaires, les plus hautes juridictions estiment que les constructions industrielles doivent rester entre les mains du second acquéreur, mais allouent 60 millions de dommages et préjudices au premier acquéreur Lucien Goy. Lors d’une séance houleuse en conseil municipal, le protégé de Raymond Barre affirme « avoir cassé la convention signée avec Lucien Goy, sans avoir informé ce dernier ». À la question d’un adjoint au maire « Mais pourquoi avoir cassé la convention, après l’avoir signée ? », Michel Meylan, lieutenant de Raymond Barre lance, goguenard : « Une convention, c’est fait pour être cassée ! ».

Confronté à une polémique incendiaire, l’ancien représentant en charcuteries Michel Meylan, battu aux élections cantonales, choisit de ne pas se représenter aux élections municipales de 2001 et aux élections législatives de 2002, après trois mandats à la mairie et trois mandats à l’Assemblée nationale.

Cet aspect anecdotique de la vie parlementaire et politique montre que Raymond Barre était entouré de brêles. Ce qui a facilité son enrichissement personnel, les placements financiers à l’étranger, l’absence de contrôles parlementaires, car ses « lieutenants politiques » étaient nuls, incapables de comprendre sa gestion, les mouvements de fonds, les fonds secrets… Pour la petite histoire, lors de la campagne présidentielle de 1988, Raymond Barre avait fait un mauvais score en Haute-Savoie, pourtant terre centriste. Lors d’une réunion publique dans ce département, il avait commis l’imprudence d’annoncer « que Michel Meylan serait ministre dans son gouvernement s’il était élu président ». Avec Raymond Barre, « gros bouffeur devant l’Éternel », le représentant en charcuteries primait sur les énarques, lors des investitures législatives ou lors de la composition d’un gouvernement.

Francis GRUZELLE
Carte de Presse 55411

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24 Commentaires

  1. La famille de Raymond BARRE à la Réunion et son père RENÉ BARRE avait eu maille à partir avec des affaires de fraudes commerciales.

  2. Michel Meylan était à l’image des cadres barristes à l’époque, souvent des bons à rien, qui tenaient néanmoins le terrain avec des discours à la con… Dans la vallée de l’Arve, le candidat FN Dominique Martin avait failli le faire tomber au 2 ème tour des élections législatives de 1993. Mais Michel Meylan avait un discours plus populiste que le candidat investi par le FN

  3. bof nous avons une sacrée clique de lèche parti pour ne pas le dire au féminin pluriel au pouvoir; le « brave » raymond n’est sans doute pas le seul a avoir « fait des économies » (sourire) sans qu’on l’empêche de travailler et sans acharnement judiciaire.
    on a eu un spécialiste à la tête de l’état.
    contrairement à Dieudonné qui vient de prendre 2 ans ferme pour « malversations avec l’argent qu’il n’avait pas le droit de gagner » vu l’interdiction des salles publiques diligentée justement par des personnes qui faisaient « d’habiles économies »

  4. On va déterrer les morts alors qu’on en a des biens vivants qui s’en foutent pleins les poches. Une Taubira qui pendant qu’elle était ministre a vu son patrimoine augmenter de 1 millions 1/2 d’euros, personne ne cherche la provenance de tout ce fric ? Hollande, S. Royal, Mélenchon etc. Tout ces gens cumulent pour leur retraite alors qu’ils n’en ont pas le droit et se retrouvent avec des retraites astronomiques. Sans oublier leur patrimoine plus que florissant, maisons, apparts, résidences secondaires plus le fric, d’où sortent ils tout ce fric pour acheter tout ça ? Macron et les travaux en Normandie ? Le canard enchaîné est un volatile de plus en plus amorphe qui va déterrer de vieilles affaires alors qu’il en a des fraîches et biens juteuses au niveau des gauchistes !!

  5. Quelle tristesse ! M’ayant fait passer un oral, puis familier durant 2 ans et enfin admirateur dans cette période d’inflation rare, je tombe de haut !
    Il publiait chez Thémis ! Un comble ! Allez savoir !

  6. Oui mais bon, Raymond Barre est mort adulé par la bobocrassie, ce mélange crasseux de la bourgeoisie qu’on appelle aujourd’hui « macronie » !
    Ceci dit, la croqueuse de diamants VGE, son patron de l’époque, nous coûte encore aujourd’hui des dizaines millions en entretien !
    La pourriture est toujours aux avants postes puisqu’en 2019 le président de l’assemblée nationale R. Ferrand est l’escroc qui a détourné des sommes importantes d’une mutuelle bretonne sans véritablement être inquiété par la justice de Belloubet !

    • Rétablissement et usage de la peine de mort, l’argent du peuple français est sacré, il représente ses sacrifices son travail sa peine sa sueur !

  7. Quel est l’intérêt de cette histoire? Ne peut-on pas laisser les morts enterrer les morts? Et si Raymond Barre avait mis de l’argent de coté nous n’avions aucun déficit et les prélèvements obligatoires était bien plus bas qu’aujourd’hui.

  8. Je me souviens qu’à l’époque, entre autre chose, ce Raymond Barre mangeait au resto avec Michel Rocard ! De parfaits copains et copines, toutes ces crapules.

    • Ils bouffent ensemble, dorment ensemble dans les chambres, se retrouvent en loge et nous b..sent ensemble, enfin surtout ceux qui les élisent..

      • Tout comme les avocats, ils s’invectivent devant la cour et les jurés et dès qu’ils ont fini, sortent et vont manger au restaurant copains comme cochons ! Tout ce petit monde de la politique a toujours été pourri, tout le monde couche avec tout la monde pour en fin de compte ne baiser que français !

  9. Selon Giscard, il était le meilleur économiste de France.

    Le socialo Cahuzac l’était-il également?

    • Il y avait aussi Ali Jupette, ‘le meilleur d’entre nous’.
      Cahuzac, était docteur es placements.

    • VGE n’avait pas tort, sans fortune personnelle, se
      constituer un magot de 7 millions d’Euros suppose
      une certaine maîtrise.

    • Il n’y a pas que « selon Giscard ». Ce sale type aurait planqué des millions d’euros « d’économie » en Suisse que nous découvrons, nous pauvres péquins, 12 ans après sa mort. Et encore, cette information est révélée par le Canard Enchaîné. Et Dieu sait combien ont été planquées ailleurs. Le fisc a de sacrées œillères ! Ce mec était un bon incontestablement, et ses performances sûrement rendues possibles par son entourage de fripouilles, Giscard et Chirac entre autres. Avec mes maigres economies, je suis loin de prétendre au titre de « meilleur économiste de France ».

  10. Et que pensez vous que valent nos politicards d’aujourd’hui tous partis confondus?.
    Il n’y en a pas un pour racheter l’autre!.
    Voilà une des raisons pour laquelle, lorsque des manifestations de l’ampleur des gilets jaunes fait peur et trembler tout ce staff pourri et ils craignent pour leurs prébendes.
    Voyez les moyens démesurés pour tenter d’annihiler ce mouvement de protestation, gazage d’une population pacifique, badauds éborgnés, blessés, manifestants matraqués, handicapés jetés à terre et leur fauteuil roulant saccagés, il y a même des cas de personne tuée en voulant fermer leur fenêtre.
    Pensez vous qu’un tel régime puisse survivre longtemps?.
    Voilà pourquoi il faut soutenir ce mouvement des G J, une révolution est nécessaire et indispensable dans ce pays.

  11. Une magouille de plus dans ce monde des politicards qui « usent leur vie à nous défendre  » dixit jean cule méchant con.
    Mais pourquoi diable, un article sur ce lascar si longtemps après ?

    • On nous refile depuis quelques jours l’évasion fiscale de Barre. C’est un peu tard alors qu’il est mort depuis 12 ans. Mais à l’époque tous les politicards planquaient leur fric en Suisse, en Autriche ou au Luxembourg. C’est enfoncer des portes ouvertes.

      • Ouais mais ça a pas changé d’un iota. Y continue et continueront à se bastonner comme des chiffoniers pour le pognon que ça leur rapporte, c’est tout.
        Tout est pourri et tout est maqué par les mêmes. Le petit peuple peut juste croire qu’on lui demande son avis et casquer, c’est tout…

    • Ils affirment tous , vouloir servir le pays , avant d’être élus : une fois élus , ils se servent et nous désservent !
      TOUS UNIS , TOUS POURRIS !!!!! dixit COLUCHE ……..il a toujours raison ,même à notre époque …….

  12. il semblerait donc que le sage Raymond Barre, donneur de leçons de rigueur sous Giscard, avait assuré ses arrières en Suisse. mais déjà dans « la décomposition française »
    Thierry Desjardins – 2002 – ‎Extraits – écrit: – « et il possède comme résidence secondaire une superbe villa à Saint-Jean-Cap-Ferrat, presqu’île paradisiaque ../.. Oublions que cette villa a été construite sur un terrain qui était au départ inconstructible et contentons-nous de l’estimation faite par des experts de cette résidence de l’ancien Premier ministre : « au moins 15 millions ». Ce qui est un prix « très.. moyen » dans la presqu’île colonisée par la jet-set internationale des affaires mais qui représente tout de même un peu plus de cinquante-cinq années de salaire d’un professeur du supérieur. »

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