Le livre de Hirsh, de Tzvi Fishman : un riche Américain juif découvre Israël

Voilà un roman israélien qui met en scène des personnages tous plus attachants les uns que les autres, malgré certains côtés, chez les uns, qui irriteront probablement le lecteur.

L’auteur, Tzvi Fishman, est un ancien scénariste à succès d’Hollywood, qui a choisi de renoncer aux fastes de la vie américaine pour retrouver la terre d’Israël.

Son héros, Steven Hirsh, a tout pour être heureux. Riche avocat des stars du système, il en est à trois divorces, et multiplie les conquêtes amoureuses, souvent superficielles. Il est passé à côté de l’éducation de ses deux enfants, une fille qui vit au Canada, et un fils, Kevin, qui, touché par le judaïsme, une religion inconnue de son père, pourtant juif, a choisi de retourner en Israël, et d’y défendre son peuple, en Judée-Samarie, là où les tensions avec les Arabes sont les plus vives.

Le frère de Steven, Robert, médecin, a fait le choix, lui aussi, de quitter les États-Unis et de se mettre au service du peuple israélien. Lui aussi est religieux, mais ne se permet jamais de juger son frère qui ne l’est pas.

L’avocat américain a une grosse affaire à gérer, avec le divorce compliqué de la star américaine Craig Lane, adulée par ses fans, mais en sérieuse perte de vitesse, et ayant de sérieux problèmes avec l’alcool.

Les choses se compliqueront pour l’avocat new-yorkais quand il apprendra en même temps le décès brutal de sa femme, de qui il est séparé, mais pas divorcé, et le projet de mariage en Israël de son fils, dont il découvrira, stupéfait, l’ampleur de l’engagement religieux, et son combat pour le grand Israël.

Il profitera de cette occasion pour revoir son fils, sa mère, son frère et faire connaissance de sa future bru. Mais à quelques jours de la cérémonie de mariage, son fils sera arrêté par les forces israéliennes, accusé, avec les membres de sa communauté religieuse, d’avoir, en représailles d’attentats palestiniens, mis le feu à des maisons arabes.

Invétéré coureur de jupons, Steven Hirsh tombera sous le charme de l’avocate de son fils, Léah, la très belle, mais très religieuse et très pieuse Léah.

Ajoutons à cela un journaliste iconoclaste, Connors, qui fera le maximum pour médiatiser le combat de Steven et Léah pour faire libérer leur fils.

Tout au long de ce roman qui se lit facilement, on voit l’avocat et l’acteur américains intrigués, puis séduits par ce peuple qui se bat pour survivre, et par ces jeunes religieux qui consacrent leur vie à la défense de leur pays, de leur culture et de leur religion, considérant même que seuls les Juifs doivent vivre en Israël, et surtout pas les Arabes.

L’auteur montre par ailleurs une image pas toujours sympathique pour le gouvernement israélien et surtout les services secrets, leur reprochant d’utiliser des méthodes contre les Palestiniens, mais aussi contre les Juifs religieux, que la démocratie réprouve. Il y montre notamment des séances de torture que subiront le fils et le père, par la police spéciale de l’État sioniste.

La belle avocate israélienne cédera-t-elle au charme et au forcing effréné de son confrère américain ? Peut-elle croire en sa sincérité quand il déclare vouloir l’épouser et être prêt pour cela à se convertir au judaïsme ?

Le dernier chapitre apportera une première réponse, que chaque lecteur interprétera comme il l’entend.

Jeanne Bourdillon

Le livre de Hirsh

Editions Les Provinciales

274 pages – 24 euros

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5 Commentaires

    • Et revoilà l’ordure FN pourri jusqu’à la moelle avec son antisémitisme maladif sa haine endémique, décidément cela fait partie de son ADN ce pourri de FN qui vois des Juifs partout et très certainement il doit en rêver la nuit ce n’est pas possible d’être aussi pourri !

  1. Je lis, j’écoute…
    Sans plus.

    https://www.youtube.com/watch?v=muPZoVXkZTk
    Les USA et l’Angleterre se désolidarisent d’Israël – Olivia Zémor et Michel Collon
    15 juil. 2022

    … »chaque lecteur interprétera comme il l’entend. ».

    Comme vous le dite en conclusion,Jeanne Bourdillon.

  2. PROPAGANDE LITTERAIRE pour faire des navets israélites et israéliens et toute cette marchandise judaique que personne ne veut lire , des Chefs- d’œuvre par le forcing médiatique totalitaire et par le bannissement et la repression des écrivains français authentiques et antisémites que certains thuriféraires de RL qu service du Semitisme qualifient de Collabos .. Quels collabos ? Celine , Drieu , Jouhandeau , Brasillach , Giono , Montherlant , Bernanos , Chardonne , Morand et d’autres qui ont voulu la paix avec leurs frères européen allemands et contre la guerre dans laquelle les Oligarques juifs d’hier , et d’aujourd’hui ont plongé les peuples aryens pour les MASSACRER , pour ensuite les DOMINER, LES APPAUVRIR , les SPOLIER , les TERRORISER et les REMPLACER par des arabes et des africains et pour les humilier . j’ai la nausée devant certaines pages de RL

    • Je vous ai déjà dit ce que je pensais de l’antisémitisme. Toutefois, sauf Morand (ami intime de Proust, lui-même juif), j’ai lu tous ces auteurs et, voyez-vous, je les admire. Mais n’est-ce pas Bernanos qui écrivait qu’Hitler avait déshonoré l’antisémitisme ? Sinon, l’un de mes prochains articles sera consacré à l’inédit de Céline : « Guerre »…

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