Le maire PC voulait que Cassen lui donne 10 000 euros : Pierre encore relaxé !

Publié le 18 septembre 2019 - par - 2 054 vues
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Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule ! Hier nous apprenions que la Cour de cassation avait cassé l’arrêt de la cour d’appel de Versailles qui condamnait Pierre Cassen, en qualité de directeur de publication présumé, pour injure envers Gilles Clavreul. Aujourd’hui, la chambre correctionnelle du TGI de Versailles déboute Éric Roulot, maire de Limay, de sa demande en dommage et intérêts, dans le différend qui l’opposait à Riposte Laïque. Depuis le jugement de la cour de cassation du 18 juin 2019, il est enfin admis qu’on ne peut plus, pour des raisons d’opportunité politique, condamner un prétendu « directeur de publication de fait » à la place d’un directeur de publication enregistré.

https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/chambre_criminelle_578/1203_18_42789.html

Pour reprendre rapidement les faits, la politique du maire de Limay, Éric Roulot, avait été vivement critiquée à travers trois articles d’Alice Chambord, contributrice à Riposte Laïque.

Comme dans de nombreux territoires de la République (en novlangue, des territoires dits de reconquête républicaine), où des élus tentent d’acheter la paix sociale par tous les moyens, quitte à faire les pires compromis avec les lobbies communautaristes, Éric Roulot était soupçonné d’un excès de sympathie avec certains leaders de la « diversité ».
Or, des faits gravissimes se sont succédé dans cette ville du 78, proche de Mantes-la-Jolie. Un incendie qui a eu raison d’un centre commercial, une attaque au couteau, des aménagements halal dans les cantines scolaires… autant d’événements qui ont poussé Anne Chambord à prendre la plume.

Piqué au vif par ces articles, le maire communiste de Limay avait déposé deux plaintes : l’une pour incitation à la haine et l’autre pour diffamation envers Pierre Cassen, qu’il croyait directeur de publication de Riposte Laïque. L’audience au TGI de Versailles le 2 juillet dernier fut pathétique : la doctrine Clavreul , consistant à « frapper les opposants au porte-monnaie » avait fait des émules ! Ainsi, Éric Roulot réclame à Pierre Cassen 10 000 € de dommages et intérêts pour diffamation (rien de moins) et seulement 1 € au titre de l’incitation à la haine, ce qui a beaucoup amusé l’avocate de Pierre Cassen, maître Cécile Hacisimon, qui n’avait pas manqué de faire remarquer à l’audience que la lutte contre le racisme valait 10 000 fois moins cher que l’atteinte à l’honneur du maire de Limay !

https://ripostelaique.com/proces-contre-cassen-malmene-le-maire-pc-roulot-a-beaucoup-souffert.html

Ajouté à cela, les prétentions du procureur de la République, aux ordres de la place Vendôme, qui réclame une amende supplémentaire de 4 000 €  et trois mois de prison avec sursis. Un petit jeu à 14 000 euros assorti d’une menace de prison ! Et cela pour avoir critiqué une politique municipale !

Au cours de l’audience, le manque de sérieux de l’instruction a été souligné par la défense : aucune investigation par rapport aux faits relatés dans les articles d’Anne Chambord. Une instruction « à charge » comme l’a qualifiée maître Hacisimon. Or la première question à laquelle les magistrats auraient dû répondre était de savoir si l’infraction était constituée ou non. Il n’en a même pas été question à l’audience. En clair, l’auteur des articles incriminés avait-elle ou non outrepassé les limites de la liberté d’expression en posant la question de savoir si la mairie de Limay avait ou non tiré bénéfice de l’incendie du centre commercial. Or il s’avère que le maire de Limay avait refusé aux commerçants, pour d’obscures raisons, l’installation de caméras de vidéo-surveillance pour le centre commercial, qui avait déjà été la cible de plusieurs tentatives d’incendie.

Ou encore la question de savoir si un maire, en épousant publiquement la cause palestinienne ès qualité, était ou non sorti de son devoir de réserve et si on pouvait le lui reprocher, sans tomber sous le coup de la loi.

Le réquisitoire du procureur s’est limité à insinuer que Pierre Cassen faisait partie de la fachosphère, comme si cela suffisait à établir la culpabilité d’un justiciable ! Une allégation tout à fait gratuite et sans preuve. Tant que les magistrats du parquet seront sous la coupe du ministère de la Justice, la séparation des pouvoirs, si chère à Montesquieu ne sera qu’illusoire ! Avec Macron, la politisation de la justice est encore plus flagrante : on l’a vu avec les Gilets jaunes et avec Génération Identitaire. Clavreul doit se frotter les mains ! 60 000 euros de condamnation pour Poitiers et 75 000 € pour le col de l’Échelle ! Même les médias main stream commencent à s’interroger sur l’indépendance de la justice en France !

https://www.rtl.fr/actu/politique/affaire-daval-faut-il-s-inquieter-des-intrusions-du-politique-et-des-medias-dans-la-justice-7792099880

Certes, par ce jugement, contraint de respecter la jurisprudence de la Cour de cassation, Pierre Cassen échappe à une injuste condamnation, mais la chambre correctionnelle du TGI de Versailles a tout de même réussi à « corriger » le prévenu, en le déboutant de sa demande de compensation financière pour les frais de justice engagés pour sa défense. Autrement dit : « vous n’êtes pas coupable, mais vous paierez tout de même vos frais de justice! » Par contre, l’auteur des poursuites, Éric Roulot, agissant en qualité de maire, n’aura rien déboursé pour avoir tenté d’avoir la peau de Pierre Cassen. Drôle de justice !

Hector Poupon

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