1

Le Maire veut piquer dans nos comptes bancaires pour payer la faillite de l’Etat

 

 

La semaine dernière, le ministère de l’Économie a fait une requête fort surprenante auprès de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). En effet, il semble que Le Maire ait demandé, pour la première fois, à avoir accès aux soldes de l’ensemble des comptes bancaires de tous les Français. Pour l’instant, cette requête lui a été refusée, mais il a déjà annoncé qu’il reviendrait à la charge très vite.

Le but de cette requête ne provient bien évidemment pas d’un besoin de connaître les encours totaux des comptes bancaires, étant donné que cette information est disponible chaque jour auprès de la Banque de France. Alors que se passe-t-il ?

Parallèlement à cela, la Banque centrale européenne (BCE), par l’intermédiaire du Comité européen du risque systémique (CERS), a lancé un avertissement général sous cette forme : « Les risques sur la stabilité financière dans l’Union et la probabilité que des scénarios de risques extrêmes se réalisent se sont accrus ».  En termes ordinaires, cela signifie que des faillites bancaires ne sont pas à exclure dans un avenir proche.

De l’autre côté du Rhin, la pomme pourrie financière qu’est la Deutsche Bank est valorisée en bourse à un niveau inférieur à la valeur de ses actifs, ce qui montre bien la confiance qu’elle inspire quant à sa capacité future à tenir ses engagements.

Malgré la hausse des taux entamée par la BCE visant à juguler l’inflation, hausse qui va très vite plonger les pays du Sud dans l’embarras, l’euro ne cesse de s’effondrer par rapport au dollar, et les investisseurs étrangers se replient vers la monnaie américaine qui propose également des taux d’intérêt plus attrayants.

Si cela continue ainsi, la zone euro va réaliser l’exploit de cumuler une monnaie faible, des taux d’intérêt élevés, une inflation gigantesque, une croissance nulle, des comptes publics exsangues, une crise majeure des dettes souveraines, un chômage de masse et des banques en faillite. Le tout assorti de coupures d’électricité et de températures polaires dans les logements. Il n’est donc pas surprenant que Le Maire fasse le point sur ce que nous avons sur nos comptes en banque, car il va très vite avoir besoin de taper dedans pour faire survivre l’État français. C’est pour cette raison qu’il a besoin d’une vue détaillée des dépôts, afin de déterminer combien il va pouvoir braquer, et à qui, sans déclencher une révolution.

Voilà où les génies qui nous gouvernent depuis des décennies nous ont menés. Le détraqué de l’Élysée, le pseudo Mozart de la finance a passé la surmultipliée, et nous fait basculer dans le tiers-monde en ricanant.

Dire que ce sera la fin de l’abondance est un euphémisme. Notre avenir ressemblera vraisemblablement à un mix entre Mad Max, La Guerre du feu, l’Afrique du Sud actuelle et l’Argentine du début des années 2000, dans laquelle les habitants se disputaient des morceaux de viande devant les boucheries, et où une dizaine de monnaies officieuses étaient en circulation sur le territoire.

Il y a cependant des activités qui vont profiter grandement de la situation. La première, ce sont les fabricants de papiers et les imprimeries, qui vont devoir imprimer en urgence des billets de banque de grande taille, afin d’être en mesure d’y mettre beaucoup de zéros.

La deuxième, ce sera les scieries, car la demande de cercueils va très probablement exploser dans les années qui viennent, suite à l’augmentation du taux de suicide et à l’effondrement du système de santé que la crise économique et financière ne manquera pas d’engendrer, comme ce fut le cas en Grèce pendant la crise des dettes souveraines.

Pendant ce temps-là, à l’Assemblée nationale, des demeurés discutent de savoir si le barbecue est un symbole de patriarcat ou si le fait de tarter sa femme justifie ou non d’être démissionné. Dans quelques semaines, sur les chaînes de télévision, des débats feront rage afin de déterminer si Didier Deschamps doit ou non inclure Griezmann dans la liste des 23 pour la Coupe du monde de football. Aucun des principaux médias ne daigne nous informer de la catastrophe qui va s’abattre sur nous, aucun des 577 députés ne juge opportun de demander au gouvernement quelles sont les mesures qui seront prises afin de nous prémunir contre un effondrement total. Et malgré toute la misère que nos dirigeants successifs ont générée depuis près d’un demi-siècle, la majorité de nos compatriotes continuent de les réélire à chaque échéance électorale, et ces derniers s’entêtent à nous mener vers l’abîme.

Jean Mistler, homme politique, écrivain et académicien français, maîtrisait l’art de la citation incisive. L’une d’entre elle illustre à merveille la politique française : « La politique est l’ensemble des procédés par lesquels des hommes sans prévoyance mènent des gens sans mémoire ».

Il n’y a vraiment rien à ajouter.

Alain Falento

Auteur de « Sortir de l’Europe, question de vie ou de mort »

Pour commander le livre par Paypal


QUANTITE



Par chèque, écrire à Riposte Laïque, BP 32, 27140 Gisors