Le Mans : réflexions sur les Rosies sarthoises, des femmes anti-Macron…

Publié le 29 janvier 2020 - par - 8 commentaires - 1 688 vues

De passage un week-end au Mans, pour voir mes parents, je suis tombée, dans le centre-ville, par le plus grand des hasards, sur une manifestation d’une vingtaine de jeunes femmes, appelées “Les Rosies sarthoises”. Elles étaient toutes habillées en bleu de travail, avec des gants de ménagère jaunes, et, pour certaines d’entre elles, un ruban rouge dans les cheveux. Après m’être quelque peu renseigné, j’ai compris que ces militantes étaient, pour la presque totalité d’entre elles, des enseignantes, même s’il y avait quelques cégétistes, et que l’initiative était entourée par la FSU, organisation syndicale plutôt connotée à l’extrême gauche, qui a mis les vidéos en ligne, sans ouvrir les commentaires.

Le mouvement local s’inspire de Rosie la Riveteuse, une affiche signée J. Howard Miller, devenue un symbole de la pop culture et du combat féministe. La chanson “À cause des garçons” a été détournée, sur l’air de “À cause de Macron”.

Après un premier incident avec un propriétaire, qui, manifestement, ne voyait pas d’un bon œil que ces dames s’installent devant chez lui et perturbent sa clientèle, elles ont continué, dans une bonne ambiance, à déambuler dans les rues du Mans.

https://youtu.be/uoii7DT48tc

Et puis, elles ont poursuivi leur manifestation à la Fnac, où, de manière très efficace, elles ont occupé le cœur du grand magasin, montant et descendant les grands escaliers.

https://youtu.be/N6GCAQoBGe8

Je les ai suivies durant une bonne heure. J’ai d’abord admiré le savoir-faire des animatrices, à la sono. Je suis certaines que c’étaient des militantes politiques organisées, probablement d’une mouvance trotskiste, contrairement à celles qui manifestaient avec elles (ce n’est qu’une intuition). Elle chantaient la chanson des Gilets jaunes “On est là”, qui réclamait un monde meilleur.

Plusieurs pensées m’ont traversé l’esprit. La première, la plus simple, est que ces braves dames ont, si elles ont suivi les consignes syndicales, voté pour Emmanuel Macron, au deuxième tour de la présidentielle (et peut-être dès le premier pour certaines d’entre elles), pour barrer la route à Marine Le Pen, présentée comme la bête immonde.

Ensuite, je n’ai pu empêcher de me dire qu’une telle initiative, organisée par les rares enseignantes qui osent s’afficher patriotes, et voter Marine Le Pen, serait totalement impossible à mettre sur pied, puisqu’elle serait physiquement attaquée par les mêmes qui mettent sur pied cette initiative, aux cris de “F comme Fasciste, N comme Nazi, à bas, à bas, le Front national”.

Je n’ai pu empêcher de me dire qu’en salle des professeurs, quand on se disait de droite, on était déjà considéré comme un facho, alors se réclamer de la mouvance nationaliste, c’était tout simplement un suicide professionnel. Et pourtant, ces jeunes femmes, qui crient leur colère contre Macron, ne paraissent pas s’indigner que seule la gauche ait voix au chapitre dans l’Éducation nationale. Je me dis que très probablement, elles doivent faire partie de celles qui refuseraient de saluer une militante du Front national, voire qui iraient manifester contre la présence de Marine dans leur ville.

Je ne suis pas certaine qu’elles ne fassent pas partie de celles qui collent, dans les salles de professeurs, des tract pour les clandestins, et qui arrachent des tracts d’un syndicat comme le Snalc, considéré à droite.

Bref, des pratiques quotidiennes totalitaires, ce qui ne les empêche pas de réclamer un monde meilleur… sans doute où seuls sont qui penseraient comme elles aurait droit au chapitre.

L’animation est excellente, et on reconnaît tout le savoir-faire de l’extrême gauche pour animer des initiatives. Il est vrai que bénéficier de nombre de permanents syndicaux, qui ont des détachements pour militer au lieu d’être avec leurs élèves, peut faciliter les choses, mais je dois reconnaître que c’est bien organisé, entraînant, et qu’elles savent fournir un spectacle agréable, devant des centaines de clients intéressés. Cela s’appelle faire de l’agit-prop, c’est bien fait, et cela peut marcher.

Je me dis que si elles ont raison de dénoncer la réforme des retraites organisée par Macron, elles sont complètement à côté de la plaque sur les vraies solutions, et là, on va rentrer dans le vif du sujet. Nous avons déjà publié nombre d’articles montrant que si on résout le problème de l’immigration et qu’on arrête de dépenser inutilement plus de 100 milliards par an, l’argent économisé permet à chacun de bénéficier de retraites décentes, et pas trop tardives.

https://ripostelaique.com/limmigration-conduit-au-depecage-de-nos-retraites-et-de-notre-modele-social.html

https://ripostelaique.com/pas-de-reforme-des-retraites-sans-arbitrage-sur-limmigration.html

https://ripostelaique.com/cout-de-limmigration-et-retraites-macron-melenchon-et-martinez-mentent-aux-francais.html

Sauf que ces enseignantes et leurs organisations syndicales font partie de ceux qui réclament toujours plus d’immigration, qui se battent contre les expulsions (ce qui n’est pas leur rôle) et qui se plaignent, ensuite, parfois, de subir, dans leurs écoles, les conséquences de ce qu’elles demandent dans leur vie militante.

Elles demandent souvent des augmentations de salaire, ce qui paraît légitime, mais semblent ignorer que l’Éducation nationale a le budget le plus élevé de l’Union européenne, et les salaires les plus bas pour les enseignants. Mais comme leurs syndicats profitent de la manne, chacun se tait.

D’autre part, le fait que le classement Pisa se traduise, tous les ans, par une régression spectaculaire de la France, dont les écoles étaient citées en exemple dans le monde entier, ne paraît pas les inquiéter, ni les avoir mobilisées, jusqu’à ce jour. Nos gosses ne savent plus lire, ne savent plus compter, ne connaissent plus l’histoire de notre pays, multiplient les fautes d’orthographe, mais tout va très bien ! Il est vrai que selon la rengaine habituelle, tout serait histoire de moyens, autrement dit, nos impôts devraient continuer à payer une mafia qui entraîne nos enfants vers le bas.

Le fait que l’insécurité augmente de plus en plus, dans les écoles publiques, à cause du nombre de plus en plus important du nombre d’enfants d’immigrés, souvent musulmans, qui véhiculent pratiques et discours haineux envers les enseignants et les petits Blancs, ne paraît pas davantage préoccuper ces vaillantes militantes, qui se contentent, de manière politicienne, de cibler Macron, et de dénoncer le supposé racisme de la supposée extrême droite. Faut-il rappeler que seulement 7 % d’enseignants ont voté Marine, aux dernières présidentielles, des scores dignes des pratiques communautaires électorales des musulmans !

Mais au fait, elles lui reprochent quoi, à Macron, à part ne pas leur donner assez d’argent pour leur salaire et leur retraite ?

Quand le blogeur Islamator se livre à un impitoyable réquisitoire contre le président de la République, sont-elles du côté de Macron, ou de son procureur ?

Macron est pour l’immigration sans limite, essentiellement africaine, elles aussi.
Macron est pour l’Union européenne, elles aussi.
Macron est pour l’islam de France, qu’il se refuse à stigmatiser, même en bradant la laïcité, elles aussi.
Macron est mondialiste, elles sont citoyennes du monde.
Macron est pour la disparition des frontières, et pour la libre circulation des hommes et des marchandises, elles aussi, qui critiquent Donald Trump pour son protectionnisme économique et son mur.
Macron est pour le voile islamique des mères, lors des sorties scolaires, elles aussi.
Macron refuse d’évoquer l’ensauvagement de la France, elles non plus.
Macron, au nom de l’égalité, tire l’école vers le bas, et refuse la méritocratie, elles aussi.
Macron ne veut plus que l’Histoire de France et de ses héros, qui apprennent à nos enfants à aimer leur pays, ne soit enseignée, elles non plus.
Macron, malgré une France de 6 millions de chômeurs, de 5 millions de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, de 10 millions de pauvres, continue d’arroser les sans-papiers et les mineurs isolés, elles s’en foutent, et réclament plus d’immigration.
Les logements sociaux sont réservés aux immigrés clandestins, quand des travailleurs pauvres meurent dans leur voiture, et que deux pays par jour se suicident. Elles s’en foutent.

Bref, elles se disent féministes, nous font le coup des salaires féminins inférieurs aux salaires masculins (ce qui, à travail égal, est faux, la preuve par l’Education nationale), mais n’ont jamais un mot contre le voile islamique, contre les viols qui explosent, commis majoritairement par des nouveaux venus (400 par jour), ni contre l’idéologie musulmane qui fait qu’une gamine comme Mila, 16 ans, est menacée de mort et déscolarisée.

Elles sont complices d’une France où leurs enfants vont bientôt se retrouver minoritaires sur leur propre sol, et donc en danger face à des islamistes conquérants, et elles se mobilisent sur les retraites, en oubliant l’essentiel !

Elles incarnent à merveille cette phrase de Bossuet : “Dieu se rit des hommes (en l’occurrence des femmes) qui déplorent les conséquences dont elles chérissent les causes”.

Au bout d’une heure, je les ai laissées continuer leur agit-prop, convaincue que ce n’est pas avec elles qu’on va sauver le pays !

Martine Chapouton

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Notifiez de
Damien

Dès qu’un “mouvement” se présente de la sorte, du q-q-la praline, c’est pour FB et autres réseaux associaux.

Lisianthus

Je suis professeur agrégé, de droite, membre du snalc, et parfaitement d’accord avec vous !!!

POLYEUCTE

Des Rosies en Bleu ?
Alors que la mode est au Vert, après avoir été Jaune !
Reste le Noir des burkas…
L’Arc en Ciel des LGBT progresse !
Pour plaisanter….

efromfourme

bravo madame comme toujours le style et la rigueur de vos analyses sont impeccables

Annie

il est vrai que quarante ans en arrière j’ai connu ce problème en salle professeurs, cataloguée de droite “,nous étions quatre sur 39,° ,de plus mon mari était élu à la mairie sur une liste de droite , lorsque parfois j’arrivais dans la sale des professeurs , silence radio des bornés .Mais à l’époque j’ai eu des collègues très bien même si nos avions des divergences politiques , i je ne faisais pas grève ,car souvent ces grèvent étaient politiques .Un jour j’ai même entendu une collègue de gauche dire,lorsque la gauche était au pouvoir “Si c’était la droite qui nous proposait cela , nous serions en grève depuis un moment .Je pense que maintenant le société est de plus en plus intolérante .Moi la tolérance ,c’est ,une des valeurs entre autres que j’ai essayé d’inculquer à mes élèves .

patphil

une bouffée d’espoir cet article
des jeunes femmes osent!
comme des jeunes identitaires ont osé sur le toit de la mosquée charles martel ou au col de l’échelle;
le décillement aurait il commencé ?

Le Blob

Eh bien j’en pense que ça aurait été croustillant qu’elles se fassent tabasser par une bande de “jeunes” qui passe par là, au nom de la religion de paix, d’amour et de tolérance. Je m’empresserai de voir l’analyse que les merdias feraient d’une telle affaire, et surtout d’assister à leur numéro d’équilibristes pour éviter les mots “islam, maghrébins et immigration”. Liste non exhaustive de qualificatifs, bien sûr.
Comme ce serait drôle toutes ces contorsions au nom de la bien pensance et de là, par la même occasion, abandonner ces donzelles à leur triste sort d’islamo-collabos à la gueule défoncée par tant d’amour de son prochain.

Anonyme 1

On voit fleurir actuellement dans toutes les manifestations des groupes de saltimbanques narcissiques exécutant des chorégraphies très travaillées.
En effet l’extrême-gauche, main dans la main avec le régime Macron, met le paquet pour reprendre la main sur l’opposition nationaliste.

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