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Le marquage : à qui appartiens-tu ?

Marquer le corps est un moyen utilisé de tout temps pour affirmer une identité, une appartenance, une condition sociale.

Dans la société romaine antique, le marquage du corps des esclaves était le plus souvent réalisé suite à une faute, par un tatouage à l’encre et à l’aiguille.

Pour les autres esclaves, les sources font mention de colliers ou bracelets scellés par un plomb, comme cela se passait pour d’autres marchandises.

18 millions d’Africains ont été victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle. Le sort de ces esclaves, razziés par les chefs noirs à la solde des marchands arabes, est dramatique. Après l’éprouvant voyage à travers le désert, les hommes et les garçons sont systématiquement castrés avant leur mise sur le marché, au prix d’une mortalité effrayante.

Sous l’ancien régime, La « flétrissure » est une peine afflictive et infamante, consistant en une marque au fer rouge sur le condamné, sur la place publique.

Le fer servant à marquer les condamnés prend en France la forme d’une fleur de lys, puis en 1724 d’une triple lettre (flétrissure lettrée : V pour voleur, M pour mendiant récidiviste et GAL pour galérien).

Le « Code Noir » de 1685, réglementant l’esclavage, instaurait une marque au fer rouge comme châtiment envers les esclaves fugitifs ou punis pour vol.

Le marquage du corps permet d’asseoir le pouvoir du maître, dissuade l’esclave de fuir ou de se révolter.

Le thème de la marque est repris dans la Bible, dans le livre de l’Apocalypse, et atteint son paroxysme :

« Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. »

« Elle » représente la bête, dans le contexte une sorte de gouvernement ou pouvoir mondial extrêmement puissant.

« Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles; et ils n’ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom. »

Cela implique que ce marquage sera volontaire et que les gens y adhéreront.

En lisant ce texte, croyants ou pas, on ne peut que s’interroger sur une telle possibilité. Aujourd’hui les techniques sont au point pour marquer corporellement les individus. Le marquage des animaux par les puces RFID se généralise depuis les années 2000.

Dans les années 1990 et 2000, plusieurs études américaines menées par des vétérinaires, des médecins et divers experts en toxicologie, ont démontré que la micro-puce implantée sur des rats de laboratoire induisait souvent des cas de tumeurs malignes, en concluant que celle-ci était aussi dangereuse pour l’homme.

Apocalypse 16:2
« Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et qui adoraient son image. »

Il est évident que la vaccination actuelle n’est pas encore cette « marque de la bête ». Je crois qu’elle en est une préparation. La mise en place des QR codes qui lient notre identité et notre état vaccinal et dont dépend l’accès à de nombreux lieux et services est une anticipation d’un système de marquage numérique individuel autorisant la vie en société.

La campagne de vaccination actuelle est « remarquable » par son caractère mondial et quasi obligatoire dans certains pays. On peut très facilement imaginer que, pour contrer des tentatives massives de fraude, soit mis en place, en accompagnement de la vaccination, un système de marquage qui permettrait de sécuriser l’identification des vaccinés. Tout est prêt et je constate que les résistances spirituelles et morales s’affaissent dramatiquement.

Même la Commission d’éthique protestante évangélique (CEPE), qui rassemble plusieurs Églises, exhorte les fidèles à se faire vacciner avec un slogan clair : « Pour l’amour de Dieu et de votre prochain faites-vous vacciner ! » 

Les instances catholique, protestante, juive et musulmane de France ont toutes appelé leurs fidèles à se faire vacciner dans une perspective de bien commun.

Quand les hommes de tout horizon sont unis à ce point, celui qui réfléchit doit faire attention. 

Le statut du corps a évolué dans nos société. Il n’est plus la création de Dieu, destiné à ressusciter, parfait et éternel, mais un objet de consommation, de plaisir, que l’on peut transformer à volonté. Il est à la fois adulé, exhibé, mais aussi désacralisé.

Dans la Bible, le corps est sacré et respecté.

Cent ans après sa mort, le peuple d’Israël a transporté les ossements de Joseph à la sortie d’Égypte.

Jésus ne se contente pas d’enseigner mais il guérit les malades, les lépreux, les aveugles, les handicapés. Son sacrifice sur la croix est notre salut : « Prenez, mangez, ceci est mon corps ! » 

Mais quand il ressuscite, son corps n’est plus dans le tombeau, il est transformé, glorieux, réel, il mange avec ses disciples du miel et du poisson.

Dans ses lettres Paul affirme : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. »

Vaccinés ou non, les choix à venir seront de plus en plus difficiles. Si nous n’avons pas une vision claire des enjeux, nous ne résisterons pas à la pression qui va aller augmentant. Je vois autour de moi des personnes qui ne voulaient pas du vaccin, céder les unes après les autres.

Être libre ce n’est pas renoncer à sa dignité mais en être conscient et la défendre.

Christophe Sévérac