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Le médecin me confie : sur 50 clandos, 2 tuberculoses et 4 hépatites…

Cela se passe dans un petit village du centre de la France. Ces femmes soudanaises (je l’apprendrai le lendemain) vont une à une retirer du liquide avec leur carte de crédit. Ne parlant pas le français, elle sont aidées et accompagnées par une activiste d’un CAO.

Ces personnes sont logées nourries, blanchies… transportées (voir la voiture ou bien le minibus de l’association, soignées (comme on le verra) plus activités-détente.
Imaginons que vos frais incompressibles de vie soient pris en charge par l’État, et qu’en plus il vous donne du liquide ! On rêve !
Le hasard fera que le lendemain je reverrai cette activiste à l’hôpital avec d’autres Soudanaises…

En effet, devant me rendre à l’hôpital, je retrouve notre femme activiste de la veille avec 4 autres Soudanaises et 13 enfants, dont beaucoup en bas âge. Une gentille fillette de 7 ans étant déjà totalement  voilée !

Quand cela a été mon tour, j’ai amené la conversation avec le docteur, qui me dit : « sur un plan médical, c’est une catastrophe, des bombes à retardement. Sur 50 (les clandestins sont par 50 dans les CAO) nous avons en moyenne 2 tuberculoses et 4 hépatites ! Plus le tout venant (mot pour mot véridique).

Mettez cela à l’échelle de la France, de l’Europe…

À quoi cela sert-il que mes petits-enfants fassent Sciences Po ou autre ?

Martine Chapouton