Le meilleur des mondes, c’est pour bientôt

Publié le 5 février 2021 - par - 8 commentaires - 1 059 vues
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Chers lecteurs de Riposte Laïque,

Comme aurait dit ma mère, « les carottes sont cuites » : Joseph Robinette Biden est devenu le 46e président des États-Unis… et Riposte Laïque est en deuil. Jusqu’au dernier moment, toute une équipe de vaillants « trumpistes » nous a fait croire qu’un miracle allait se produire. Pour n’en citer que quelques- uns : Pierre Cassen, Julien Martel, Jacques Guillemain, et surtout Maxime Lépante (27 articles consécutifs du 8 novembre au 12 janvier, j’ai compté !). Ah, on allait voir ce qu’on allait voir… Et puis… on a vu ! On a vu que tous les juges et les politiques ont lâché Trump pour préserver leurs carrières : que voulez-vous, c’est humain… Et en plus, le Donald, en tweetant plus vite que son ombre comme d’habitude, a commis l’énorme boulette d’appeler ses supporters à manifester au Capitole le 6 janvier : il ne savait pas, ce gros naïf, qu’une manif, ça peut dégénérer ?… Bilan des courses : non seulement il est viré comme un malpropre, mais en outre il risque l’inéligibilité et peut-être d’autres ennuis… Ah, ils ont l’air fin, à Riposte Laïque… Enfin, n’insistons pas, on ne tire pas sur une ambulance.

Je ne reviendrai pas sur les fraudes électorales qui ont permis la victoire de Biden. Si ce n’est pour souligner que si ces fraudes, qui ne concernaient que quelque États, ont suffi à faire basculer l’ensemble du vote, c’est que celui-ci était quand même assez serré. Ceci alors même que Trump avait réussi, au cours de son mandat, à relancer l’économie, à faire chuter le chômage, et surtout à maintenir son pays à l’écart des aventures guerrières. Ce qui aurait dû lui valoir, si le peuple avait été intelligent, une réélection « dans un fauteuil »… Seulement voilà, et c’est là où je veux en venir, le peuple n’est pas intelligent. D’une part, il est composé de partisans bornés qui préfèrent avoir tort avec le candidat de leur parti plutôt que d’avoir raison avec le candidat du parti adverse. D’autre part, et surtout, il est influençable, faute d’intelligence et d’esprit critique, donc vulnérable à la propagande : pendant quatre ans, les caciques du parti Démocrate, soutenus par le lobby militaro-industriel et relayés par la haute administration et les médias, ont dénigré et calomnié ce Président qui, s’étant fait élire par surprise, avait osé tenir tête à la ploutocratie – et ça a marché.

Le nouveau locataire de la Maison-Blanche a, comme on pouvait s’y attendre, démarré son mandat sur les chapeaux de roues en prenant l’exact contre-pied de son prédécesseur et en donnant des gages aux différentes minorités sexuelles et raciales. Le spectacle en est plaisant et on pourrait en rire, s’il n’était annonciateur d’un retour à tous les vieux démons de la politique américaine, vêtue d’hypocrisie et de beaux sentiments (notamment au plan international). Nul doute que Joe Biden trouvera en la personne d’Emmanuel Macron un disciple dévoué, puisque comme lui membre de la même ploutocratie et pratiquant les mêmes méthodes de propagande. Lesquelles fonctionneront contre Marine Le Pen, comme elles ont fonctionné contre Donald Trump : je vous tiens le pari que Macron sera réélu par nos chers concitoyens qui auront été dûment mis en garde par les médias contre le grand danger de l’extrême droite.

Tout semble en effet s’organiser pour permettre une « rééducation » massive des peuples. Et l’aisance avec laquelle le nôtre, dans sa grande majorité, avale tout ce que les médias lui font ingurgiter (l’urgence de la lutte contre le terrible gaz carbonique, les bienfaits des mesures sanitaires du gouvernement, etc.) est du meilleur augure dans cette perspective. Car vous comprenez bien que l’oligarchie mondialiste qui aspire à gouverner, à terme, l’ensemble de la planète ne peut pas utiliser les mêmes méthodes que celles pratiquées par les dirigeants chinois ou nord-coréens. Dans nos pays occidentaux, les apparences de la démocratie doivent être sauvegardées. Et de ce point de vue, il faut le dire, la France est un modèle – une fois n’est pas coutume. Nous élisons notre Président au suffrage universel, mais toute opposition au candidat adoubé par la ploutocratie internationale est soit judiciairement neutralisée soit médiatiquement diabolisée. Les élections législatives étant organisées dans la foulée pour offrir au nouvel élu une majorité à sa dévotion. Et lorsque d’aventure se développe à la Chambre la moindre contestation, d’autres outils existent (votes bloqués, état d’urgence, etc.) qui permettent de l’étouffer sans problème. Ainsi, la démocratie n’est plus que ce qu’elle doit être : une illusion pour le peuple.

Malgré cela, la bonne gouvernance n’est pas suffisamment stabilisée car il arrive encore que, accidentellement, le peuple vote mal – ainsi qu’il y a quatre ans en élisant Donald Trump. Il est donc nécessaire d’éradiquer les mauvais penchants de ce peuple, tels que le respect des traditions, l’amour de la patrie et le goût de la liberté, en excluant socialement les individus déviants. De telles épurations se sont produites à diverses reprises dans le passé, pour des raisons religieuses ou politiques : on se souvient par exemple qu’entre 1946 et 1954, notamment sous l’influence du sénateur Joseph McCarthy, eut lieu aux États-Unis une véritable chasse aux sorcières contre les communistes ou supposés tels. La leçon a été bien apprise : aujourd’hui, c’est contre tout ce qui n’est pas progressiste bon teint que s’exerce, en Amérique du Nord et en Europe occidentale, le maccarthysme contemporain. Ce puritanisme s’est peu à peu introduit dans toutes les sphères du pouvoir, dans les universités ainsi que dans le monde des arts et de la culture, frappant d’anathème tous ceux qui s’écartent de la bien-pensance dictée par nos élites. L’accès aux responsabilités sera, de la sorte, réservé aux « belles personnes »…

En 1932, l’écrivain britannique Aldous Huxley publiait un roman d’anticipation, Brave New World, qui fut traduit en français sous le titre Le Meilleur des Mondes. Ce roman décrit une société gouvernée par un État mondial et entièrement planifiée : les êtres humains sont produits en laboratoire à l’aide de traitements les prédestinant aux différentes castes auxquelles ils doivent appartenir, conformément aux besoins du marché du travail. Ces castes vont des Alphas, élites dirigeantes, aux Deltas et Epsilons, castes inférieures destinées aux travaux ingrats, ces dernières étant produites par clonage et entrave à leur développement physique et mental. Dès leur petite enfance, grâce au conditionnement qu’ils reçoivent pendant leur sommeil, tous les individus acquièrent de manière indélébile les valeurs morales de la société et les goûts de leur caste ; en outre, en cas de mal-être, quelle qu’en soit la cause, ils sont incités à consommer librement une drogue euphorisante, le soma. Par suite, leur vie durant, ils se satisfont de leur situation et ne revendiquent rien, ce qui assure à la société une parfaite stabilité.

Un quart de siècle plus tard, en 1958, Huxley publia un essai intitulé Brave New World Revisited (en français : Retour au Meilleur des Mondes), dans lequel il montrait que les sociétés modernes, en développant les moyens de contrôle sur les gens, commençaient à ressembler à celle de son roman… Nous ne pouvons aujourd’hui que partager cette vision prophétique ! Déjà, la « gouvernance mondiale améliorée » souhaitée ouvertement par l’ONU est une réalité qui transparaît au travers du Forum économique mondial : quoi de mieux que des experts en finance et des dirigeants d’entreprises multinationales pour dire aux chefs de gouvernement ce qu’ils ont à faire ? De toutes façons, leurs États étant endettés en permanence dans un système économique artificiel, ils ne pourront que se soumettre aux banques centrales qui assurent leur survie. Le vrai pouvoir est donc de plus en plus aux mains d’une superclasse mondiale qui contrôle de plus en plus de richesses – qu’est-ce, sinon la caste des Alphas du Meilleur des Mondes ?

Certes, nous n’en sommes pas encore à produire les humains en laboratoire, mais notre progressisme en matière de « bioéthique » est porteur de tous les espoirs. Bien entendu, l’assistance médicale à la reproduction ayant un prix, seules les castes supérieures pourront en bénéficier. Les autres, ceux « qui ne sont rien », continueront à se reproduire par les moyens naturels… Ils pourront bientôt, en revanche, consommer librement du cannabis, en attendant la mise au point de la drogue idéale dénuée d’effets nocifs, le soma… on y travaille sûrement déjà. Quant au conditionnement du peuple en général, et particulièrement l’abrutissement des castes inférieures, les méthodes imaginées par Huxley apparaissent aujourd’hui superflues : non seulement l’école « progressiste » n’instruit plus, mais les médias (presse, télévision et internet) sont maintenant sous contrôle, au point de pouvoir censurer le président des États-Unis lui-même s’il vient à déplaire à l’übercapitalisme. Enfin, la prolétarisation des classes moyennes, actuellement en bonne voie, supprimera d’ici quelques années la principale source de contestation politique : nous vivrons dans la stabilité – celle du Meilleur des Mondes.

Dans mes précédents articles, j’envisageais une guerre civile meurtrière, prélude à l’agonie de la France sous l’emprise de l’islam et de l’immigration, probablement d’ici une trentaine d’années. Je ne me dédis point ici, ne faisant que rajouter l’idée que la destruction des vieilles nations européennes par l’immigration fait sans doute partie du projet de la ploutocratie mondiale. Mais ce ne sera qu’un épisode, l’islam devant à son tour être soumis quand il ne sera plus utile : il disparaîtra, comme les autres religions d’ailleurs, ainsi qu’annoncé dans Le Meilleur des Mondes.

Je ne peux terminer cet article sans avoir une pensée pour mon aïeul, le docteur Pangloss (cf. Voltaire : Candide ou l’optimisme), qui affirmait que, tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin, tous les événements étant enchaînés dans le meilleur des mondes possibles. « Le meilleur des mondes »… Peut-être avait-il raison ?…

Veuillez agréer, chers lecteurs, l’expression de mes très courtoises salutations.

Papy PANGLOSS, professeur honoraire de philosophie, membre du Cercle d’anticipation métaphysico-optimistico-sociologique de l’évolution de l’humanité (Camoseh)

Février 2021

 

 

 

 

 

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Notifiez de
Lisianthus

Rééducation, dites-vous… Les Français ont la tête dure, et je refuse de perdre espoir.

JEEP

Il n’y a que ceux qui ne se trompent jamais ( les imbéciles ) qui sont redoutables. Riposte laïque nous a admirablement informé et suscité un enthousiasme salvateur.
Quant à “Brave new world”, c’était le bouquin d’anglais de ma terminale…les années 70 où déjà bien des dialogues étaient faussés par une gauche triomphante faisant la promo du tout collectif. Pourtant plus on s’en remets à autrui et plus on est dépossédé de soi. Tout ceci repose sur un imaginaire bridé autant par l’hypocrisie que par les préjugés.

Cyprien

La révolte toujours appartient à la jeunesse. Tant qu’elle trouve son compte en vivant en zombies se réfugiant dans Facebook, Netflix, youtube et les jeux vidéos, rien ne changera

BobbyFR94

Cher Papy, je viens de finir de lire le livre suivant, paru, dans sa première édition, en 1969, édition américaine, par l’auteur David RORVIK :
” Brave new Baby ” titre que l’on pourrait traduire par ” Le plus parfait des bébés “..
Paru en France en 1972.

Dès le départ, l’auteur explique que le titre est directement inspiré par le titre du livre de Aldous Léonard HUXLEY ” Brave new world ”

Eh bien, cet auteur, journaliste scientifique à l’époque, a littéralement tout prédit, seuls les mots et expressions ont changé…

Pour appuyer ton article, voir :
https://resistancerepublicaine.com/2018/06/29/en-1931-et-1958-aldous-huxley-savait-ce-que-notre-monde-allait-devenir-et-expliquait-pourquoi/
Article du 29 juin 2018 …

BERNARD

Le peuple est tellement con que ceux qui ont le réel pouvoir (les ultrariches et multinationales dont certaines ont un CA supérieur au PIB de nombreux pays) auraient bien tort de ne pas en profiter.

Il est d’ailleurs si con (le peuple), qu’il est temps de supprimer les votes, les moins cons prendront l’escalator social pour adhérer plus ou moins à la ploutocratie, et pour les autres, on leur laissera juste de quoi ne pas mourir de faim et d’avoir peur de perdre le peu qu’il leur reste et donc qu’il doit s’écraser.

Quand on pense que “le peuple” à mis au pouvoir le mythe errant, il mérite bien la situation dans laquelle il se trouve, alors qu’il s’écrase.

Theodore

Le peuple est tellement con que ceux qui ont le réel pouvoir (les ultrariches et multinationales dont certaines ont un CA supérieur au PIB de nombreux pays) auraient bien tort de ne pas en profiter./ dixit

Exact ! 1 a 2 % d ultrariches dominent le monde, 70 % d imbeciles gobent…
les autres ( une fourchette a 15 % ) subissent la saloperie des uns et la connerie des autres !

La solution est simple ! Il suffit pour faire changer la donne : d inverser les roles !

BERNARD

Le seul problème, comme vous devez bien le savoir, c’est que l’argent est le nerf de la guerre…
Or les gueux n’ont pas d’argent donc pas d’armes (armes au double sens du terme, que ce soient des pétards à mèche, des media, des canons)
La meilleure preuve, je pense que nous l’avons eu lors de l’élection US, et à plusieurs niveaux.
Alors oui bienvenue dans le “meilleur des mondes”
A mon sens, ça ne fait que commencer.

Theodore

En gros : DESOBEISSEZ CIVILEMENT ! REVOLTEZ VOUS ! NE TOLEREZ PLUS ce monde de dictatures, de conflits, de pouvoirs occultes..vous etes les seules personnes a pouvoir faire ce choix !

La plus grande partie de l’ignorance peut être vaincue. Nous ne savons pas, parce que nous ne voulons pas savoir….
Le meilleur des mondes (1932) Aldous Huxley

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