Le mépris de caste de Nicolas Beytout envers les Gilets jaunes

De doctes économistes, tel Nicolas Beytout, osent affirmer dans un fourre-tout invraisemblable que : « Le gouvernement est confronté à une situation totalement nouvelle, qu’aucun pouvoir avant lui n’a eu à affronter : la combinaison d’un grand n’importe quoi dans les revendications et d’une violence inouïe dans les manifestations. Pas celle d’un quartier, d’une banlieue ou d’un territoire, pas celle d’un ou plusieurs groupuscules politiques amateurs d’utopie et de basse castagne. Non, celle de « vrais gens » rendus furieux par le sentiment d’être dans une impasse et qui se croient portés par une population acquise à leur cause.  Comment arrêter cette rage destructrice dès lors que la plupart de leurs demandes sont irréelles ? » Fermez le ban. Tout est dit. Mépris renouvelé envers le peuple, imputation des dégâts issus de bandes de casseurs, etc…

Peut-on attendre mieux du gouvernement ? Comprend-il les Gilets-jaunes ? L’opposition les comprend-t-elle mieux ? Il ne semble pas ; du moins pas vraiment. Pas selon l’importance que donnent leurs rôles à l’administration des affaires de la France.
Deux marques des surfaites réactions, toutes inconséquentes, sur l’écoute que l’on dit vouloir faire, et sur les suites.

Tout d’abord, on annonce à grand renfort de trompettes l’organisation d’une vaste consultation nationale, laquelle durera trois mois et demi. Cela est fort bien, comme je le suggérais en lien ci-dessous – voir commentaire, que l’on pardonne de me citer. Est-ce assez ? La durée est longue afin de rassurer le Gilet jaune et les gogos, à moins que cela ne vienne de l’incompétence en la matière chez ceux qui s’emploieront à organiser les débats… Mais enfin, faisons-leur grâce de saluer ici qu’ils le fassent. Il reste que le traitement de la synthèse qui en découlera n’est en rien annoncé ! Car si les États Généraux de 1789 durèrent moitié moins, ceux-là furent organisés en assemblée ! Avec pouvoir de vote et délibérations. Cela change « un peu » la donne, non ?

Or il se fait en 2018 que rien n’est annoncé quant au sort réservé à l’issue exprimée par l’expression populaire. En fera-t-on une loi ? Des lois ? Nul ne sait. Mais l’on doute un peu qu’il en soit ainsi car dès à présent sont décidés dans la cacophonie maints reports, suspensions, moratoires et abrogations parmi lesquels on se perd un peu. Lors, si à l’avenir les mesures à prendre ne viennent « par le peuple », et quelque synthèse de cette consultation… Si celles-ci sont déjà largement décidées, ou dans la tête des puissants… Doit-on parler d’un examen sincère des attentes ou d’un leurre quant à la période qui s’ouvre ? Poser la question, c’est y répondre…

Secondement, l’on sait déjà le besoin, l’impérieuse demande de braves gens, ces gens devenus braves en cet automne : elle est d’abord un cri contre le trop d’impôts.

Mais plus encore : Le rôle du Politique est-il réduit à cela ? Définir quelque moyen d’accroître les revenus. Non point ! Car, pour l’État, qui dit baisse du rendement de l’impôt et des taxes devrait dire tout autant baisse des dépenses ! Baisse du coût de son fonctionnement et diminution de l’argent qu’il redistribue. Voit-on ici et dès à présent dressé le plan de cette affaire ? Voit-on la liste des subventions que l’on ne donnera plus ? Celle des allocations allogéniques – si l’on me passe cette expression ?

Cela, ce programme, quoiqu’ils soient capables de le faire, ne viendra pas des Gilets jaunes. Du moins on peut s’attendre à ce qu’il en soit ainsi quoique justement l’on entendît souvent une juste explication sur l’utilisation faite par l’État de nos impôts, en vue de procéder à une remise en cause ! Cette transparence, cet équilibre recettes/dépenses, le Politique les prépare-t-il ? A-t-il demandé à certains ministères de proposer une baisse sérieuse de leurs dépenses ?

Peut-on attendre mieux du gouvernement ? On évoque la piste de l’accélération de la suppression de la taxe d’habitation – impôt pourtant non injuste eu égard à ce que chacun paye selon son logement pour des services qu’il reçoit – on doute qu’accélérer un futur non perceptible dans l’immédiat du porte-monnaie suffise.  De même, revenons-y car c’est là le plus important : si l’État soulage par exemple la hausse de la CSG, comment compte-t-il aménager ses dépenses ?

L’État fait semblant de croire que la seule préoccupation des Gilets jaunes serait leur portefeuille. Ce faisant il se trompe, lourdement. Car si cela est, ô combien essentiel ! il n’en demeure pas moins que les dépenses de l’État et par l’État sont autant d’allume-feux que les politiques sont bien rares à vouloir éteindre.

L’essentiel quand on veut redistribuer, augmenter les revenus, est bien de voir comment l’on financera ces mesures. Quand Nicolas Beytout énonce encore : « Dans un pays déjà écrasé par sa propre dette, on pourra mesurer concrètement que davantage de crèches, d’hôpitaux, d’écoles, de services publics en tous genres, c’est au choix plus de dépenses et plus de taxes, ou moins (mieux) de dépenses et moins d’impôts. Les Gilets jaunes entendront-ils cette logique, et accepteront-ils de co-construire une nouvelle architecture fiscale à la place du lamentable maquis imposé aux contribuables ? », on rétorquera que les Français ne sont aucunement prêts à voir la disparition géographique de services publics qu’ils payent chaque jour davantage. Payer plus pour recevoir moins, se disent-il ! Foin de cela. Ce qu’ils désirent est entre autre que l’État cesse de gaspiller leurs impôts pour financer des retraites à des migrants n’ayant aucunement cotisé pour celles-ci. Qu’il cesse de verser milliards après milliards pour une Afrique qui reçoit docilement cette manne et ne cherche moyen de réaliser une quelconque indépendance, une autosuffisance en des terres pourtant souvent fertiles.

C’est bien cela que veulent les Gilets jaunes. Savoir à quoi servent leurs impôts, et en débattre ! Et cela, ce débat-là, cette recherche d’une amélioration, cette remise en cause des dépenses de l’État et de son fonctionnement, qui des médias et des politiques s’en fait écho ? Qui se demande si à une économie qui fait transiter par l’État des subventions, il ne serait pas plus économique d’en revenir à un lien direct entre le travail fourni et sa juste rémunération ? À une imposition plus légère, plus juste, plus directe et plus simple que de faire financer par des prélèvements des subsides et des aides…

Ce que je dénonce ici est aussi une connivence intellectuelle et médiatique entre le gouvernement et les médias. Aucun d’eux, jamais, ne propose de réfléchir aux moyens de dépenser mieux quand on doit le faire, de dépenser moins, de supprimer telle ou telle gabegie.

Inconséquences des politiques ? Plus que cela. Signe d’incompétence. Signes de de « j’m’en foutisme » et de mépris du peuple.

Bertrand du Boullay

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12 Commentaires

  1. Nicolas Beytou n’a pas tort: pour réduire les impôts il faut réduire le poids de la fonction publique ( d’au moins 30% ) , ce qui signifie moins de subventions, de gaspillages, d’assistanat ( logements sociaux, RSA), d’immigration ( AME,…). Il faut aussi augmenter son efficacité: dégraisser de 70% la partie administrative et repasser aux 40 heures:semaine. Tout cela n’est que bon sens. Certains gilets jaunes sont effectivement dans la schizophrénie. Prendre aux riches, déjà les plus taxés du monde, n’est évidemment pas une solution. Cessons de demander à l’état de « redistribuer  » (= vol légalisé) et qu’il fasse son vrai job.

    • Stratix
      Depuis plus de quarante ans des spécialistes de l’économie se succedent et nous arrivons a nous demander s’il faut continuer a collectionner tout ces spécialistes reconnus dans le monde entier (sois disant) quand on voit la ruine de notre économie !!!

    • Absolument ! Que tous les pauvres qui vivent à nos crochets dans des HLM subventionnés soient foutus dehors !

  2. NAN Bertrand!! je le martèle depuis un moment déjà !!

    Les POLYTOCARDS ne sont, ni incompétents, ni lâches, ni ignares !!

    Ce sont des COLLABOS, par CUPIDITE d’abord, certains par HAINE de la Chrétienté, du blanc…

    Tant que les Gilets Jaunes n’auront pas fait la RELATION DIRECTE entre :

    IMMIGRATION / NAZISLAM

    avec

    INVASION / AUGMENTATION EXPONENTIELLE des IMPÔTS & TAXES / COÛT de l’INVASION en AUGMENTATION EXPONENTIELLE / DESTRUCTION des SERVICES PUBLICS / LOIS INIQUES à sens UNIQUE (contre eux !) / REPRESSION FEROCE contre eux

    Le gouvernement continuera !!

    Voilà pourquoi il faut RE-INFORMER ces gens, qu’ils se posent les questions suivantes :

    Où vont les IMPÔTS & TAXES, qui ne suffisent pas à faire vivre le pays ?
    COÛT REEL de l’IMMIGRATION ?

    • BobbyFR94
      +100000000000000000000000000000000
      C’est sur qu’ils ne sont pas incompétants et meme vicieux de surcroit pour pouvoir par mille ruses dissimuler la destination de nos nombreux impots et taxes ,il est a se demander pourquoi la cour des comptes éxiste puisqu’elle n’a qu’un role d’information dont ils se moquent ouvertement . Le peuple est souverain et doit savoir a quoi est destiné l’impot ,les dirigeants sont des employés pas des rois !!! L’Autriche devait sombrer dans LHLPSDNH
      http://www.fdesouche.com/1126153-autriche-un-an-de-lune-de-miel-entre-droite-et-extreme-droite

  3. Moins de redistribution, ou une redistribution plus avisée, et une dépense dans la fonction publique plus faible et plus raisonnée, que l’état de nous ponctionner à l’excès d’une main et de jeter l’argent par les fenêtres de l’autre n’est que raison. Cependant je ne sais effectivement pas si les Français sont prêts à comprendre ça. Déjà que aucun Gilet Jaune, en dépit du fait qu’ils en soient probablement conscient, ne dira que ce sont les immigrés composant 20% de notre population qui ponctionnent le plus gros de la CAF et nous font accuser un terrible retard de croissance en plus d’être une source d’insécurité terrible pour le pays.
    Quiconque le dira finira devant un tribunal, même si c’est la réalité.

    • On peut le dire finement en parlant d’immigrations au pluriel. L’une active contre laquelle nous n’avons pas de grief de favoritisme. L’autre inactive, à charge. L’une légale, l’autre illégale. Un principe efficace et juste serait de rétablir la fiscalité directe des communes et des départements. Ainsi les muzz du 9+3 devraient payer pour leur propre service public et logements. La Liberté sociale est aussi un bon principe : à chaque communauté sa propre Sécurité sociale ! Puisque l’Etat a bradé la citoyenneté, c’est par la défense de la Propriété que les français pourront se débarrasser des parasites sociaux de l’immigration. D’ailleurs le Député RN S. Chenu l’a rappelé sur LCI : la politique de la Ville a gavé ces quartiers pendant que la France rurale et périphérique était abandonnée.

  4. Les GJ deviendront sérieux quand au lieu de gueuler « rendez nous les 3 Mds d’ISF » ils revendiqueront le remboursement des 84 Mds par an détournés par les organisations marxistes pour importer et entretenir leur lumpen électorat musulman

  5. mépris du peuple de la part de tous ces bobos experts en tout sauf en réalité visible

  6. Si vous voulez bien y réfléchir, parlons de Démocratie.
    Les Députés LARM sont des députés de rencontre, élus sur un Coup d’Etat, tous sans compétences ! Des Cons Pétants !
    Les GJ, que j’admire, une fois élus, seraient de la même eau… Sans les dénigrer…
    Bras de fer entre élites et Peuple de base, dans un Monde sophistiqué à l’extrême.
    Comment élire des représentants dans un Monde mondialisé, numérisé, déshumanisé ?
    La question n’est-elle pas là ?

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