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Le mirage mondialiste de Piacentini : la propagande mondialiste décryptée

Le mirage mondialiste, de notre contributeur Olivier Piacentini, vient de paraître. Ce n’est rien de moins que le sixième ouvrage qu’il publie en 4 ans à peine. Un de plus ? L’auteur revient en effet sur un de ses thèmes de prédilection, qui lui avait valu un franc succès avec son livre La mondialisation totalitaire. Mais dans ce nouvel essai, Olivier Piacentini ne nous démonte pas le système mondialiste sur son versant économique et géopolitique comme il a souvent l’habitude de le faire. Il nous dévoile l’idéologie qu’il véhicule, ses prolongements économiques, sociaux, politiques, culturels, religieux. Mais aussi et surtout, il décrypte comment cette idéologie s’impose, par les vecteurs aussi divers que l’idéologie contrôle : médias, informations, mais aussi publicité, cinéma, divertissements, talkshow, musique pop, séries TV, téléréalité, et même football et pornographie. Sans renier sa préférence pour l’économie et la géopolitique, que vous connaissez bien pour lire ses articles sur RL, Olivier Piacentini dépasse dans ce livre ses tropismes habituels, et nous livre une histoire de nos vies, de nos mœurs, de nos façons de penser, de travailler, de consommer, de nous divertir, de concevoir le monde, à travers le prisme du mondialisme qui nous envahit insidieusement, et influe sur le cours de nos existences bien plus que nous le croyons. Sans abandonner son style et son point de vue habituel, l’auteur nous présente un miroir de nous-mêmes, de ce que nous sommes devenus, et des forces qui agissent pour nous adapter au système que les vraies puissances actuelles maîtrisent et veulent imposer au monde entier.

Le livre s’ouvre sur la chanson de Michel Fugain, « Les gentils les méchants » sortie en 1973. Entouré de son Big Bazar, Fugain raillait les « gentils » des temps gaulliens et pompidoliens, ces bons pères de famille catholiques, sérieux, qui accomplissaient leurs devoirs civiques et militaires, épargnaient, et faisait l’apologie des « méchants » de l’époque, des jouisseurs qui « gaspillent leur argent », « font l’amour n’importe quand », et n’obéissent qu’à leurs envies. Quarante ans après, ce sont les méchants de Fugain qui sont devenus les gentils du système, et vice versa. Nous sommes devenus des hippies qui s’ignorent, en tout cas une part de nous- mêmes. La chanson a eu une portée prémonitoire. L’idéologie mondialiste et son versant soixante-huitard ont triomphé et ont imposé leur vision du monde, leur nouvelle morale, leur nouvelle façon de penser à l’ensemble du peuple, à travers une propagande subtile, déguisée et ludique qui ravale les vieilles méthodes staliniennes au rayon de la préhistoire. Le mondialisme s’est acharné, durant toutes ces années, à plaire, à divertir, à décomplexer, à désinhiber, à offrir le visage de la libération et de l’émancipation. En se gardant bien de nous cacher ses faces les plus sombres, les plus contraignantes. Et surtout la violence que tout cela a induit sur la société, la culture, les mœurs, pour les tordre et les faire entrer de force dans le nouveau moule.

Comment en sommes-nous arrivés à accepter l’islam dominateur dans nos sociétés, la critique permanente de nos pays et de leur histoire, l’immigration de masse, à nous priver d’une part si importante de nos revenus, mais aussi un contrôle si étroit de nos vies privées ? Sous le masque chatoyant et fascinant d’une liberté individuelle illimitée, de l’ouverture des esprits, c’est l’assujettissement à de nouveaux pouvoirs, de nouvelles aliénations qui reste tapi dans l’ombre. Dans ce livre documenté, au style toujours limpide, Piacentini nous démontre aussi la relation entre la libération qu’on nous propose, le divertissement qu’on nous délivre, et les intérêts économiques et politiques qui commandent tout cela.

Un livre indispensable pour qui veut comprendre les ressorts qui nous conduisent à accepter l’inacceptable.

Martine Chapouton