Le mondialisme a-t-il une essence communiste?

La doctrine professée par les communistes se réduit à deux principes :

– Un principe théorique : les hommes sont égaux par nature, ils doivent être égaux dans leurs rapports sociaux, en droit et en fait.

– Un principe pratique : la propriété privée fait opposition à l’égalité des hommes, elle doit être transformée en propriété publique ou commune aux mains de l’État qui fera une répartition équitable des fruits.

La doctrine socialiste ne diffère pas en substance de la doctrine communiste. La doctrine communiste peut se résumer en ces termes : abolition de la propriété privée, collectivisme ou communauté de tous les biens remis aux mains de l’État. Le mot socialisme cache hypocritement sa véritable nature en donnant à ses adhérents un certain air de philosophes. Ainsi, les fils de la Révolution proposent des réformes sociales, se font une place parmi le peuple, s’introduisent dans les assemblées publiques et parmi les industriels, montent dans les chaires des universités, répandent largement leurs principes. Ils font naître la question ouvrière, ils excitent la révolution sociale afin de réaliser le communisme. Tous les efforts du communisme et du socialisme tendent à démolir la propriété privée.

De l’Antiquité grecque à nos jours, le communisme a tenté de diriger la société, sous des formes diverses :

– Une forme sociale et pratique chez les Crétois et les Spartiates.

– Une forme philosophique avec les philosophes athéniens, par exemple Platon.

– Au temps du christianisme, une forme philosophique et religieuse avec les gnostiques et les néo-platoniciens, par exemple Carpocrate. Une forme chrétienne mensongère, qui prend le masque de l’Évangile, par exemple les Cathares, la secte des Fraticelles, les Anabaptistes. La forme du roman, par exemple l’Utopie de Thomas More, philosophe britannique (1478-1535), La Cité du Soleil de Thomas Campanella, philosophe italien (1568-1639). Au XVIIIe siècle, sous une forme rationaliste, le communisme théorique, par exemple Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), Denis Diderot (1713-1784), Emmanuel Kant (1724-1804), Friedrich Hegel (1770-1831), le communisme pratique, avec les réformes de la révolution, les assauts contre la propriété, par exemple Gracchus Babeuf (1760-1797). Au XIXe siècle, toutes les formes doctrinales des siècles passés, un certain air de religiosité, par exemple Saint-Simon (1760-1825), Charles Fourier (1772-1837), Pierre Leroux (1797-1871), Victor Considérant (1808-1893), Étienne Cabet (1788-1856), le communisme d’une teinte athée, politique et économique, par exemple Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), Karl Marx (1818-1883), Ferdinand Lassalle, homme politique prussien (1825-1864), John Stuart Mill, philosophe anglais (1806-1873), des formes pratiques de communisme mises à l’essai, par exemple le système coopératif de Robert Owen, un anglais (1771-1858), le système de Louis Blanc (1811-1882). Au XXe siècle, les régimes communistes en URSS, dans les pays de l’Est européen, en Chine, à Cuba, au Vietnam Nord, au Cambodge.

Le communisme produit immédiatement ses fruits. Dans l’ordre moral, le communisme a donné la communauté des femmes et les infamies les plus grossières. Dans l’ordre politique, le communisme a eu pour résultat l’anarchie, la tyrannie, la désertion des villes et des campagnes, le massacre de plusieurs centaines de millions de personnes. L’histoire officielle n’en parle pas, mais répète et rabâche les quelques milliers de morts de l’Inquisition. En URSS, l’idéologie justifie la dictature. Divers moyens coercitifs assurent le consensus. Un seul parti est autorisé. La répression politique est systématique. La lutte des classes a disparu, mais il subsiste de grandes différences entre paysans, ouvriers, employés, intellectuels, et surtout la Nomenklatura, classe dirigeante. La culture est socialiste. Finalement, le bloc soviétique s’effondre entre 1989 et 1991. Le communisme marxiste a réussi à faire couler à flots le sang humain. Il en a toujours été ainsi, et il en sera toujours ainsi, et aujourd’hui plus que jamais, avec le triomphe du mondialisme communiste. On ne porte jamais atteinte à la religion sans porter une autre atteinte à la société. Jamais on n’établit une organisation contraire à la nature de l’homme sans préparer conjointement les voies à d’épouvantables ruines sociales et culturelles. C’est ce qui se passe aujourd’hui.

Depuis les temps les plus anciens, le communisme s’est présenté sous diverses formes. Toutes ces formes ont disparu, dédaignées ou combattues par la société, ou tombées en dissolution. D’où ces deux observations. Première observation. Le communisme n’est pas en harmonie avec la nature de l’homme, car ce qui est naturel se traduit dans la nature de l’homme. Deuxième observation. Les différentes formes du communisme se sont dissipées parce qu’elles étaient basées sur le faux. Il est impossible de lutter victorieusement contre la nature. La constitution d’un État social bâti sur de telles bases ne saurait avoir de durée.
Les systèmes communistes des Temps modernes sont absolument les mêmes que les systèmes communistes du temps passé, au point de vue de la substance, de la forme et des principes : abolition de la propriété privée, égalité absolue, communauté des biens, du travail et des jouissances, suppression de la monnaie, uniformité de l’éducation. Les socialistes actuels restaurent et reconduisent les théories passées et poussent à la pratique.

Ainsi, les oligarques  mondialistes détruisent l’organisation ancienne basée sur l’ordre naturel, et reconstruisent un monde nouveau socialiste, établissent un ordre nouveau socialiste, le Nouvel Ordre Mondial, toujours pour le bien et le bonheur de l’humanité.
Les sociétés imbues de l’esprit socialiste s’organisent d’après des articles fondamentaux, qui constituent comme une charte.

Article 1. Les membres d’une société communiste mettent en commun leur personne, leurs facultés, leurs forces et tout ce qui leur appartient. Cet article constitue un esclavage dégradant. Le communisme commande la cession en bloc de tous les droits, cession faite aux mains d’autrui. Ensuite, l’homme devient égal aux choses, l’homme devient un instrument, l’homme devient un esclave, un esclave sans issue : l’esclave communiste ou mondialiste doit vivre et mourir en esclave. Telle est aujourd’hui la volonté de l’État profond, la volonté de Macron, la cession absolue et illimitée de l’usage des droits individuels.

Article 2. La somme totale des biens mis en commun est placée aux mains de l’État. L’État est représenté par un ou plusieurs individus élus par la communauté. L’État régit les intelligences, règle les consciences, répartit les instruments et le fruit du travail, et punit les infractions aux lois de la communauté. Toute autorité se concentre en lui. L’État infaillible représente la volonté générale. Les membres sont d’autant plus parfaits qu’ils se conforment aux statuts. Cet article réalise un despotisme insolent, un abus de pouvoir aux dépens d’autrui. Tout est mis aux mains du pouvoir souverain, hommes et choses, terres et fruits, capitaux et produits, travail et repos, habitation et alimentation, âmes et corps, l’individu, la famille, la communauté entière. Le pouvoir souverain peut disposer de tous et de tout, par les lois et décrets qu’il lui plaît d’ériger et de dicter. N’est-ce pas là ce que Macron aménage, met en place depuis 2017 ? Le despotisme est la forme. La toute-puissance de l’État est le principe. La conscience sans Dieu est la loi. L’intérêt est le motif de l’action. La suppression des règles de justice, de morale, d‘honnêteté, et de religion, la destruction des racines, des identités, de la culture, passent dans le droit.

Article 3. La société communiste tend de toutes ses forces à une fin dernière, la béatitude commune ou le bonheur de l’humanité sur terre. L’existence d’une béatitude dans l’au-delà est une fable. Cet article réalise l’abrutissement de la créature humaine. Les communistes donnent pour fin à la société humaine la jouissance d’ici-bas, la béatitude des sens. D’après eux, l’extase, le plaisir, la volupté, constituent un but auquel l’homme doit tendre de toutes ses forces. L’homme naît, croît, et meurt à l’égal des bêtes. Tout se réduit à faire de l’homme une bête, à parquer l’homme comme une bête. L’individu ou l’État ont pleine et entière licence de se former la morale à leur gré. Le vice est ennobli, élevé à l’état de vertu, divinisé.

Article 4. La communauté est la seule forme sociale conforme à la raison. Tous les hommes sont obligés d’y entrer. Les récalcitrants peuvent à bon droit y être contraints. Cet article consacre l’obligation d’entrer dans la communauté. Tout individu qui entre dans une société communiste fait cession pure et simple de ses droits personnels. Il se soumet corps et âme aux volontés des régisseurs. Il vit en troupeau comme s’il était un animal sans raison. L’individu communiste perd le droit individuel, la dignité personnelle, la possibilité de vivre conformément à la raison. Quand les communistes font appel au droit, à la justice et au devoir, leur appel n’a pas de sens, car ces idées sont détruites par eux. Leur appel est en pleine contradiction avec leurs doctrines. Macron et ses sbires sollicitent en permanence le doit, la justice, le devoir, contre les résistants, mais ce droit, cette justice, et ce devoir n’ont aucune valeur. Aucune valeur juridique. Aucune valeur morale. Pour faire triompher le droit, la justice, le devoir, il reste aux communistes une seule ressource, la force. Tout le système est basé sur la force. On revient au droit du plus fort.

Aujourd’hui, au nom de la justice, du droit et du bien de l’humanité, on réclame la transformation de la société en société  communiste. Les hommes, contrôlés et surveillés, sont tenus de se conformer à une pensée unique et d’intégrer une société standardisée. Les divertissements, la cancel culture, le wokisme (intersectionnalité des luttes), l’antispécisme, la bataille du genre, s’impriment dans la pensée et concourent à l’abrutissement de l’homme.
Ces principes se retrouvent dans le Contrat social de Rousseau. Les lois tracées par Kant dans Eléments de jurisprudence ne sont guère différentes : soumission totale de l’individu à la communauté, omnipotence de l’État à décider de l’individu. Friedrich Hegel marche de conserve avec Kant : le Dieu-État doit former la croyance et la loi morale. En vérité, ni Rousseau, ni Kant, ni Hegel, ne prêchent le communisme. Mais une fois leurs principes posés, le communisme devient maître du terrain et peut proclamer son avènement au pouvoir.

Toutes les réformes communistes aboutissent fatalement à l’avilissement de l’homme, à la dégradation de l’homme, à l’abrutissement de l’espèce humaine. Les réformateurs modernes nient la création historique de l’homme, pour s’attacher à la fable d’un état sauvage ou bestial primitif. Ils rejettent la nature humaine éternelle pour la remplacer par l’idée d’une évolution progressiste et perpétuelle de l’homme. Ils ont caressé l’orgueil de l’homme en proclamant son indépendance souveraine. Ils ont flatté ses passions en affirmant sa liberté totale. L’homme, aveuglé par l’orgueil et la passion, n’a plus compris la noblesse de sa nature et la grandeur de sa destinée. L’homme s’est fait semblable à la bête, menant une vie animale, et prenant des mœurs animales. Et pire encore. L’homme qui tue ses bébés, l’homme qui sexualise les enfants, par une relation sexuelle ou par un enseignement, l’homme qui achète et vend des enfants, l’homme qui tue son semblable sans raison, n’est-il pas pire qu’une bête ? Tout cela, nous le devons au progressisme socialo-communiste-mondialiste.

À notre époque, sous sa forme mondialiste, le socialo-communisme impose son idéologie au monde occidental. Le communisme et le socialisme commandent le sacrifice total de la liberté au Dieu-État. Les individus doivent être corps et âme à la merci de cette divinité, ni faisant ni un pas, ni un acte, contraire ou opposé à cette divinité. Les mondialistes en action imposent une telle soumission à tous leurs caprices sanitaires, écologiques, environnementaux. Ceci dans un but de destruction-reconstruction, destruction de l’homme, quantitativement, génétiquement et anthropologiquement, destruction de l’économie, destruction des traditions, puis reconstruction sur des bases transhumanistes, déshumanisantes, modernistes et futuristes. En définitive, le charme de cette société se résout en un esclavage dégradant des individus placés sous la main de fer d’un despotisme absolu. Macron est le représentant zélé de ce despotisme absolu.

Au-delà des principes énoncés, le communisme désigne au minimum :

1- l’abolition de la propriété privée et la communauté des biens remis à l’État,
2- un instrument d’intoxication des peuples en vue d’obtenir leur autodestruction,
3- un outil de domination des peuples conquis,
4- au niveau spirituel, une doctrine de « vie » en accord avec la gnose panthéiste.

Le communisme est le régime politique rêvé des puissances financières capitalistes, dans la mesure où toute concurrence commerciale est bannie par l’instauration de monopoles, d’oligopoles. Car le rêve des chantres de la concurrence est… la destruction de la concurrence.

Les thèses marxistes ont une saveur discrètement séduisante, laissant croire à l’homme qu’il peut se libérer de l’obligation morale. Marx a répliqué le discours de l’antique serpent à destination des hommes de tous les temps, à l’échelle planétaire. Et les mondialistes ont repris à leur compte ce discours. Ils pensent avant tout au pouvoir, aux honneurs, au plaisir, à l’argent. Ils se foutent éperdument du peuple, ils méprisent le peuple, au point de vouloir aujourd’hui s’en débarrasser, et le voler : « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux », a dit Klaus Schwab.

Sous le communisme, le gouvernement s’empare des moyens de production et de la terre, et les hommes ne possèdent rien. Le mondialisme a bien une essence communiste.

Jean Saunier

 

 

 

 

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7 Commentaires

  1. Belle analyse ! Un petit regret ; aucune mention de l’Union européenne…
    Mais il est vrai que cela mériterait un article à part entière.
    L’Union européenne, prête aujourd’hui à nous emmener vers la guerre pour obéir à son Maître…

  2. Je rappelle que Karl Marx à reçu une formation à la fois d’historien philosophe est sociologue.Karl Marx est issu d’une famille juive ashkénaze.

  3. Vous n’avez pas dû lire Marx et Engels dans le texte, l’ami.
    Vous confondez le marxisme avec le léninisme ou le stalinisme-polpotisme.
    Le marxisme, c’était ( au 19ème siècle) une philosophie à caractère scientifique: le matérialisme dialectique, et une science pratique qui en découlait; le matérialisme historique, qui prétendait expliquer les sociétés humaines et leur arme secrète: l’économie. La lutte des classes qui était le moteur conflictuel de cette dialectique n’a pas disparu. Mais elle a été escamotée par la mondialisation-marchandisation.
    Lorsque Marx a développé cette « théorie », pas de télé, pas de radio, pas de numérique et pas de Bilderberg! Et aucun penseur n’a actualisé cet outil de réflexion, devenu totalement obsolète.
    Marx avait associé économie ET politique, deux facettes du même pouvoir.
    Le réactionnaire que vous semblez être devrait porter ses coups sur l’idéologie actuelle, bien vivante: le mondialisme financier!

    • @ (Pas si) Curiosus (que ca)
      Quand on sait que Marx a plagie Gracchus Babeouf dans la majorire de ses ecrits, egalement quand on sait que Marx etait un cousin au 3ieme degree des Rosthchilds, on peut se poser legitiement la question, etait il sincere dans ses ecrtis? Le papier se laisse ecrire.

      • Apprendre! Toujours apprendre! C’est l’antienne des hommes et des femmes de culture judaïque.
        K Marx a écrit « le capital », un monument de recherches, de travail, qui a permis à trois générations de comprendre l’exploitation capitaliste »… jusqu’à la scission de 1920 et le congrès de Tours.
        Là, la SFIO est devenue un parti d’opportunistes collabos ( CF les pleins pouvoirs à Pétain) et le PCF, né de cette scission a appliqué les enseignements de Marx.
        Sans comprendre que la société évoluait en permanence, et que la concentration capitaliste, ses multinationales, étaient tout, sauf « L’antichambre du socialisme », comme on l’apprenait dans les « écoles du parti »:
        L’immobilisme intellectuel conduit à ces errances hors du temps.
        Comme G Baboeuf, militant de terrain plus qu’intellectuel, laissez le tranquille au Père Lachaise!

  4. de plus en plus de gens adorent se laisser conduire, l’évolution les transforment en moutons bélants mais consentant

    • @ Patphil, cela permet aux moutons de justifier leur feneantise en cas de retour de baton: Ce n’est pas ma faute on m’a force.
      Aux USA, des groupes de vaccines s’en prennent aux non vaccines, les critiquant pour ne rien avoir fait pour les arreter de prendre la piquouze mortelle.