Le monothéisme, vrai ennemi des femmes ?

Publié le 23 mars 2013 - par - 1 031 vues
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http://ripostelaique.com/le-christianisme-et-le-judaisme-ne-sont-pas-les-amis-des-femmes-mais-lislam-est-bien-pire.html

Salem Benammar prend aimablement la défense des femmes contre le monothéisme et les trois principales religions monothéistes,  en déclarant « Le monothéisme est le vrai ennemi des femmes. »

Je lui sais gré de sa prise de position, et je suis d’accord avec lui lorsqu’il affirme : « Si le christianisme et le judaïsme ont posé les jalons du sexisme et machisme sous couvert du sacré, c’est l’islam qui en fait son pilier religieux au même titre que le djihad.
Avec lui, on a atteint les sommets de l’ignominie et de la barbarie humaine. Au point que les droits des animaux en Occident apparaîtraient comme plus humains à ceux dont jouissent les femmes dans les pays arabes et musulmans. »

Mais l’honnêteté m’oblige à rappeler diverses précisions.

D’une part, dans l’Ancien Testament, la Genèse présente en vérité DEUX récits de la Création.

Un premier récit que je qualifierai d’ « égalitaire », où les êtres vivants sont créés « mâle et femelle », y compris l’homme et la femme.

 «  Dieu créa l’homme à son image, (…) il créa l’homme et la femme. » Gen 1.27

Le mot « homme » étant pris au sens de « être humain » comme c’est le sens du mot « homo » en latin, où il était distinct du mot « vir » « humain mâle ».

Et un second récit, qu’on peut appeler « inégalitaire », où la femme a disparu, et est créée à partir d’une côte, ou du côté,  de l’homme.

Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.

L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, Gen 2, 20-22

Quand et comment ce changement qu’on ne nous fait jamais remarquer s’est-il produit ? Je ne sais. Il semble aller manifestement dans un sens machiste.

Mais lorsque Jésus fait allusion à la Création, il renvoie clairement à la première création :

Il répondit: N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme ? » Matt 19, 4

Contre les disciples, Jésus affirme que le mariage est indissoluble, et ce qui constitue une  contrainte que les disciples n’acceptent pas

 « Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.

Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier?

Il leur répondit: C’est à cause de la dureté de votre coeur (…).

Ses disciples lui dirent: Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier. »  Gen 19, 5-10

La répudiation mettait la femme en situation d’infériorité, et l’interdiction de la répudier constitue une astreinte insupportable pour les disciples.

Saint Paul va encore plus loin : dans son Epître aux Ephésiens, il déclare certes « Femmes, soyez soumises à vos maris » 5.22 ; mais il précise « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle » 5.25 ; c’est-à-dire « soyez prêts à mourir pour elles » ; et « C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. » 5.28

On est loin de la prière quotidienne du juif pieux « Mon Dieu, je te remercie de ne pas m’avoir fait naître femme » et encore plus de la sourate IV du koran.

Faute de temps et de place, je signalerai seulement le culte marial qui pourrait bien être une continuation du culte d’Isis ; les nombreuses femmes, souvent de mauvaise vie, qui gravitent autour de Jésus, sa rigolade avec la Samaritaine, qui a eu cinq maris, etc.

Et qu’on ne vienne pas me tanner encore avec la Révolution et « les Lumières »…

Jean-Jacques Rousseau donne à la compagne d’Emile, Sophie, un rôle très subalterne, et les Révolutionnaires ont carrément envoyé Olympe de Gouges à la guillotine.

Napoléon a donné à la femme un rôle de mineure semblable à celui qu’elle avait à Rome, sans le droit de vie et de mort sur elle qu’avait le Pater familias.

Au contraire, sous le règne de l’Eglise catholique, elle a toujours été défendue, et la publicité des mariages, instaurée par l’Eglise dès le XIIème s, était faite pour empêcher les mariages forcés. La littérature courtoise, inspirée entre autres, par le culte marial, lui a donné une place centrale.

Les «  Lumières », qui ne sont qu’un plagiat déformé des principes chrétiens, par des financiers qui avançaient sous le masque, n’ont absolument rien inventé. La seule société du monde où la femme est considérée comme l’égale du monde aurait été générée par des individus qui n’ont jamais rien dit dans ce sens ? Allons, ce n’est pas sérieux. Ni défendable.

Aujourd’hui, le « féminisme », avec toutes ses dérives délirantes, est utilisé afin de détruire la société occidentale. C’est un des éléments majeurs de la « démoralisation » dont parle Youri Bezmenov, ancien membre du KGB. Il met « le souk » entre les deux moitiés de la population, et l’instabilité générée est mise à profit pour détruire le reste.

Mais il faut rendre à César ce qui est à César, et au christianisme, ce qui est au christianisme.

 

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