Le mot patriote, utilisé par Valls, est totalement dévoyé

Publié le 27 décembre 2015 - par - 1 commentaire - 974 vues
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Valls-sur-islamDECLARATION   DE    MANUEL   VALLS   AU   SOIR   DU   DEUXIEME TOUR   DES   ELECTIONS    REGIONALES LE 13   DECEMBRE   2015

« Dans un moment de gravité, 13 novembre, 13 décembre, il y a un mois jour pour jour, nos valeurs, notre démocratie, notre jeunesse, notre art de vivre, étaient frappés par le terrorisme ; mais nous n’avons rien cédé.
    La campagne électorale a eu lieu. Chacun a pu exercer dans la sécurité cette liberté et ce droit qu’est le vote et vous avez été beaucoup plus nombreux encore à voter ce dimanche.
    Je salue d’abord les électeurs qui ont répondu à l’appel très clair, très net, très courageux, celui de la gauche, à faire barrage à l’Extrême Droite qui n’obtient ce soir aucune région. Les majorités élues dans le Nord-Pas de Calais-Picardie, en PACA, en Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, ont des devoirs. Là, comme partout ailleurs, cet élan très digne est une injonction à en finir avec les petits jeux politiques, les invectives, les sectarismes. Les responsables politiques de tous bords, tous, doivent pouvoir, quand c’est nécessaire, construire ensemble. La mobilisation d’aujourd’hui a aussi permis à la gauche et aux écologistes, rassemblés lors du second tour, de l’emporter dans plusieurs des 12 régions de l’Hexagone, à l’heure où je vous parle.
    Mais ce soir aucun soulagement, aucun triomphalisme, aucun message de victoire : le danger de l’Extrême Droite n’est pas écarté, loin de là. Je n’oublie pas les résultats du premier tour et les élections passées. Je mesure la responsabilité qui est la mienne, la nôtre, celle de mon gouvernement, sous l’autorité du Président de la République. Tout cela nous oblige à entendre d’avantage  les Français, à agir sans relâche, plus vite, pour obtenir plus de résultats : l’emploi, la formation des chômeurs, l’apprentissage pour nos jeunes doit mobiliser plus que jamais toute notre énergie.
     A celles et ceux qui ont choisi de faire barrage à l’Extrême Droite, mais aussi à celles et ceux qui n’ont pas voté car ils n’y croient plus, nous devons apporter la preuve que la politique ne reprend pas comme avant, montrer que nous sommes capables, en particulier à Gauche de redonner envie de revoter « pour » plutôt que de voter uniquement « contre ». Alors une seule ligne de conduite pour rassembler les Français : « la République ». La République qui protège, garantit la sécurité de tous, qui se montre intraitable face à la menace terroriste, au djihadisme, à l’islamisme radical et qui affirme la « laïcité » comme socle commun, un socle qu’on ne peur pas remettre en cause. La République qui donne sa chance à chacun en investissant massivement dans son Ecole et qui n’abandonne personne ni dans les quartiers populaires ni dans les territoires ruraux.
    La France, dans les moments de vérité, sait toujours puiser au cœur de ses valeurs. Le patriotisme qui renait, cette réconciliation autour de ce que nous sommes c’est-à-dire la fraternité, l’apaisement, le rassemblement des Français quelles que soient leurs origines ; il faut l’entretenir. Le patriotisme c’est la fierté de la France, de cette nation libre, de ce peuple qui parle au monde. C’est la fierté de la France, de ses armées, de ses services de sécurité. La fierté d’organiser aussi à Paris, sous l’impulsion du chef de l’état, la COP 21 et d’atteindre un accord sur le réchauffement climatique pour sauver notre planète. La fierté de notre culture, de notre langue, de nos services publics, de notre recherche, de nos entreprises, de nos salariés, de notre jeunesse. Et ce patriotisme, cette fierté d’être français c’est ce qui à guidé votre choix : celui de conforter la République, car dans un tel moment qui exige détermination et hauteur de vue, la République, comme elle l’a toujours été, est la seule et la plus forte des réponses.   Vive….. »
Avant d’aborder l’avenir voyons un peu le contenu de cette intervention, bien préparée.

1-Suite aux massacres du 13 novembre : « Nous n’avons rien cédé […] et chacun a pu exercer son droit de vote en toute sécurité ». N’était-ce pas avant le 13 novembre –voire depuis le 7 janvier 2015 qu’il fallait agir pour éviter 130 morts et tant de handicapés ?
2-« c’est grâce aux électeurs de gauche, très courageux (mais surtout peu attachés à leurs idéaux !) que le F.N. n’obtient aucune région ». Mais quelle amère victoire pour eux dans le Nord et en PACA puisqu’ils n’ont plus un seul représentant dans les assemblées  régionales ! Amère victoire aussi pour les deux futurs présidents : X. Bertrand et C. Estrosi qui, selon Valls, « ont des devoirs » (= otages !)
3- La phrase suivante reste une énigme « Là comme ailleurs cet élan très digne (plutôt honteux) est une « injonction » (un Ordre !) à en finir avec les petits jeux politiques (qui joue en ce domaine ?) les invectives (qui attaque bassement l’autre : Cambadélis, Bartolone…) les sectarismes (qui rejette le F.N. avec des arguments fallacieux ?).  Que mijote donc Manouel ?
4- Après l’euphorie engendrée par le « zéro région » du F.N. l’inquiétude reprend le pas : « Aucun soulagement, aucun triomphalisme, aucun message de victoire : le danger de l’Extrême Droite n’est pas écarté, loin de là». Ah ! Ah ! Auriez-vous peur de cette fausse victoire ? Peur au point de dire « tout cela nous oblige à entendre d’avantage les Français, à agir sans relâche, plus vite, pour obtenir des résultats… » Et oui, le temps presse, la pression monte et les résultats promis ne sont pas au rendez-vous ! Mais qu’avez-vous donc fait  sous les ordres de celui qui se prend pour un pacha ?
5-« Nous devons apporter la preuve que la politique ne reprend pas comme avant, montrer que nous sommes capables (ou coupables), en particulier la Gôche, de rassembler les Français dans la République ». La République qui va tout faire, en quelques mois, dans tous les domaines afin que les Français retrouvent Sécurité, Ecole formatrice aux emplois, Travail, Bonheur pour tous, Quartiers accessibles à tous, Campagnes vivantes…le Rêve! Bonimenteur, marchand de tapis. « Remember»
6- Le meilleur était pour la fin : le Patriotisme ! « Le patriotisme qui renait » « le Patriotisme qui est la fierté de la France… » « le Patriotisme : cette fierté d’être français, c’est ce qui a guidé votre choix ».  Alors maintenant ‘le patriote’ est de gauche et le patriotisme se mesure au nombre de bulletins de vote déposés pour la droite ! Ca, c’est du patriotisme de papier, seul dans l’isoloir, sans ennemi, sans arme, sans vie à défendre ! Manouel, vous n’êtes qu’un « patriotard » (= qui affiche des sentiments exagérés et bruyants de patriotisme).
La Patrie est la communauté, la Nation à laquelle quelqu’un a le sentiment d’appartenir.
Le patriotisme est l’attachement sentimental à sa Patrie, se manifestant par la volonté de la défendre, de la promouvoir (et non de la dénigrer, de l’insulter).
Voilà donc que vous employez un mot – Patriotisme – tant honni et ridiculisé par les élus et les électeurs de Gôche, par les intellectuels autoproclamés, par les journaleux de caniveaux, par les chaînes publiques, par beaucoup de personnages du show-biz, etc. Non, laissez donc les vrais patriotes arriver au pouvoir.
La victoire en chantant nous ouvre la barrière
La Liberté guide nos pas
Et du Nord au  Midi, la trompette guerrière
A sonné l’heure des combats…
Quand nous en serons là nous verrons qui et où sont les patriotes.

Pierre  Le  Jeune

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Notifiez de
BALT

Bravo pour cet article !