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Le mot que nous ne devons pas employer

Nous sommes souvent accusés de véhiculer l’islamophobie ou d’être islamophobes. Nous nous devons de refuser l’emploi de ce terme. Ce terme est triplement piégé.

Premièrement il assimile la critique d’une religion en l’occurence l’islam à une pensée raciste. Ce mot est volontairement forgé comme xénophobie. C’est une pensée erronée car une religion ne saurait être incarnée par une ethnie (les deux pays où il y a le plus de musulmans sont l’Indonésie et le Pakistan et les habitants de ces pays ne correspondent sans doute pas à l’ethnie que l’on assimile aux musulmans). Une religion est au contraire un système idéologique (c’est particulièrement vrai pour l’islam) qui a donc ses faiblesses, que l’on peut donc critiquer.

Dans le prolongement de cette logique le mot phobie est considéré ici comme une hostilité voire une haine et non comme une peur. Or nous savons qu’au contraire nous sommes ceux qui ont le moins peur, nous sommes ceux qui restent droits devant le danger à l’inverse de ceux qui cèdent toujours aux accommodements déraisonnables.

Deuxièmement ce terme signifie qu’il doit être interdit de critiquer l’islam, que ce soit à l’intérieur de la religion (apostasie) ou à l’extérieur (kouffar voire kouffarisme pour citer la théologienne avisée Kosciusko-Morizet). Cette hostilité à l’égard des dogmes ou de la pratique religieuse est considérée comme intolérable et aucun argument rationnel n’est jamais avancé contre cette critique mais uniquement de la vindicte à des degrés divers.

Troisièmement on parle de phobie ce qui signifie normalement une peur irrationnelle: c’est à dire que s’inquiéter voire être hostile à l’islam après les attentats du 11 septembre, des massacres du Bataclan, des attaques aux couteaux quotidiennes, établir un lien de causalité entre la religion d’un meurtrier qui s’en réclame au moment de commettre ses crimes, douter du « padalmagam », cela apparaît comme terriblement irrationnel aux yeux de nos adversaires.

La pratique de l’islam est incompatible avec la devise de la république française, particulièrement avec la liberté individuelle (ce que je développerai dans un autre article). C’est un fait.

Pour toutes ces raisons, nous ne devons jamais nous justifier de notre hostilité à l’égard de l’islam, hostilité largement justifiée, et pour cela ne plus jamais employer ce terme, terme que j’ai cité en introduction car c’était nécessaire pour l’analyser mais que je ne répéterai plus car il est volontairement piégé. Non à la phobie.

Platon du Vercors