Le MRAP a décidé que les Français ne devaient pas entendre Zemmour !

Publié le 11 octobre 2014 - par - 3 465 vues
Share

stalineAlbert Lévy, premier Président du MRAP alors intitulé à l’époque Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et pour la Paix, racontait iingénument la naissance du MRAP.
Le noyau du MRAP, c’étaient des sociétés juives formées de rescapés de la guerre, dont les familles avaient été déportées. En outre le nouveau mouvement bénéficiait du parrainage de personnalités de la Résistance, de milieux et d’opinions très variés. Depuis le début, le MRAP a été pluraliste ; par exemple, à la première Journée nationale, au Cirque d’Hiver à PARIS (son Congrès constitutif), il y avait entre autres, le peintre CHAGALL, qui présidait la séance de clôture, Yves FARGE, un grand résistant, qui avait été nommé par De Gaulle préfet de LYON, aussitôt après la Libération, Gabriel d’ARBOUSSIER, à l’époque député du Sénégal, Alain LE LEAP, dirigeant de la C.G.T., Marc SANGNIER, éminent leader catholique depuis l’avant-guerre, le savant Marcel PRENANT.
1949, il faut le rappeler, c’était les débuts et, en même temps, le paroxysme de ce qu’on a appelé la guerre froide. C’est de ce contexte que le MRAP est né.

Le MRAP s’est investi pour le réexamen de l’affaire Rosenberg en publiant « La Tragédie inachevée : l’affaire Rosenberg aujourd’hui » et en participant au colloque « L’affaire Rosenberg, une affaire Dreyfus de la guerre froide » (1994) et à diverses pétitions en faveur de ce réexamen.

Nous savons aujourd’hui que les Rosenberg, Julius et Ethel espionnèrent les États-Unis au profit de l’URSS, Ils transmirent aux Soviétiques une grande quantité de documents secrets importants tels que, selon l’historien Ronald Radosh, initialement acquis à la cause des Rosenberg, des informations relatives au design des premiers avions MIG, les dernières informations sur le radar et le sonar, ou encore les « proximity fuse » qui permirent d’abattre le U-2 de Gary Powers.

L’implication des Rosenberg fut longtemps considérée comme la preuve du « fascisme » des États-Unis, jusqu’à ce que la diffusion d’informations secrètes des Soviétiques confirme leur culpabilité. La conduite du procès et notamment la rétention d’informations est critiquée, et les archives du projet Venona qui ont établi la culpabilité sont ponctuellement mises en doute.

La publication des archives Venona, accablantes pour les Rosenberg, a mis un terme à la controverse. D’autres sources, notamment des mémoires, sont venues dans le même sens. L’historien Ronald Radosh, de sensibilité de gauche et défenseur des Rosenberg lors de l’affaire, passé au néo-conservatisme, a enquêté sur l’affaire et a conclu finalement à la culpabilité des Rosenberg. Les historiens reconnaissent aujourd’hui largement cette culpabilité.
Les services de désinformation soviétiques ont fait croire à l’innocence du couple.

L’essor soudain que connut, en novembre 1952, le Comité de défense des Rosenberg faisait partie d’un vaste mouvement international. Du jour au lendemain, le monde entier s’était levé pour protester contre la condamnation à mort de Julius et Ethel Rosenberg. La branche anglaise du Comité fut créée à Londres le 27 novembre ; la campagne débuta en France six jours plus tard, le 3 décembre. Avant la fin de l’année, on trouvait des comités de défense des Rosenberg en Autriche, en Belgique, au Danemark, en Italie, en Suède, en Suisse, en Allemagne, en Irlande, en Israël et bien sûr en Europe de l’Est.

La dénonciation d’un procès injuste et de l’erreur judiciaire a commencé après le procès et fut lancée en 1952. L’Union soviétique entretient et exploite l’affaire ; elle accuse les États-Unis de fascisme et d’antisémitisme, alors qu’au même moment Staline monte le complot antisémite des blouses blanches en 1953. Le sort des époux Rosenberg émeut alors l’opinion mondiale (Amérique, Europe, Algérie, Israël, Japon, etc.) par-delà les clivages politiques. Cette affaire participe d’une « tradition » initiée en France dès le XIXe siècle, l’antiaméricanisme.

Il reste difficile de déterminer dans quelle mesure les manifestations en faveur du couple Rosenberg étaient influencées par l’activisme communiste, même si on peut les comparer aux efforts de Willy Mutzenberg « inventeur pour le Kommintern » des mouvements des intellectuels contre le fascisme dés 1935 pour lutter contre le nazisme et du mouvement « Amsterdam-Pleyel » qui avait le même but, il mourut en octobre 1940 en France probablement assassiné par les hommes du NKVD les services secrets de l’URSS.

Tout cela pour en arriver à une nouvelle affaire dans laquelle aujourd’hui le MRAP, devient la main armée du pouvoir socialiste pour assassiner la liberté d’expression. Dans un communiqué qui a la même odeur et reprend les mêmes termes que les courriers dénonciateurs et évidemment anonymes adressés à la Gestapo dans la France occupée. Dans ce communiqué le MRAP, dénonce l’émission où Éric Zemmour fut invité, et voici en quels termes : « Dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 octobre, sur France 2, dans le cadre de l’émission “on n’est pas couché”, le journaliste d’extrême droite Éric Zemmour, s’est livré à de nouveaux débordements racistes, anti-musulmans, négationnistes et homophobes à l’occasion d’une campagne de promotion de son dernier livre organisée par la chaîne publique.

Théorisant sur l’impossibilité du “mélange” entre “français et arabes”, il prophétisait la guerre civile. Il comparait l’immigration avec l’invasion allemande durant la dernière guerre mondiale et s’inscrivait dans les théories du “grand remplacement” de Renaud Camus.

IL se faisait ensuite l’avocat du régime de Vichy qui aurait, selon ses termes, sauvé “100 %” des juifs de France.

De fait, Zemmour se voit attribuer le rôle de bouffon d’extrême droite raciste et négationniste auquel les animateurs et la programmation opposent des intervenants modérés, censés défendre les thèses adverses. Ce jeu de ping-pong entre le bouffon raciste et ses contradicteurs n’a pas pour vocation d’informer le public, mais de faire monter l’audimat de la chaîne pour ces émissions “d’information-divertissement-spectacle.”

Au mépris des lois en vigueur, le racisme n’est alors plus un délit, mais une opinion qui s’oppose à l’opinion adverse.

Les contradicteurs républicains, malgré leur bonne foi, jouent le rôle de faire-valoir du chroniqueur d’extrême droite.

Les tribulations racistes, homophobes et sexistes d’Éric Zemmour – du Figaro à France 2 en passant par RTL et i-télé, – apparaissent alors comme une tribune permanente offerte à l’extrême droite radicale, sous couvert de liberté d’expression.

Ces débordements de Zemmour ne sont plus tolérables, car trop c’est trop !

Le MRAP va en saisir le CSA, car il n’est pas acceptable que le racisme, l’homophobie ou le sexisme bénéficient d’une telle vitrine dans les médias télévisés. »

Certes il est drôle de voir une association fondée par des juifs communistes puis reprise en main avec Mouloud Aounit par des musulmans se servant du paravent du PCF pour légitimer la chasse à ceux qui refusaient de voir l’islam prendre une telle place en France et évidemment en chassant les juifs de la direction.

Beau retournement de l’Histoire que de voir aujourd’hui le MRAP se mettre dans les pas de Vichinsky, le procureur du premier procès de Moscou en 1937 ancien menchévik professeur de droit, ancien adhérent menchévik, qui n’a jamais été un militant ni bolchevik ni même menchevik, qui n’a soutenu d’aucune manière la révolution et qui n’a grimpé qu’après dans l’appareil bureaucratique de la justice. C’est lui qui déclare que “de vils aventuriers ont tenté de piétiner avec leurs sales pieds les meilleures fleurs de notre jardin socialiste : des menteurs, des histrions, des pygmées misérables, des roquets et des toutous se ruant sur l’éléphant… Une fin triste, infâme, attend ces gens qui se trouvaient dans nos rangs, mais ne se distinguèrent jamais, ni par leur fermeté, ni par leur dévouement à la cause du socialisme. Nous avons devant nous des criminels dangereux, invétérés, cruels, impitoyables à l’égard de notre peuple, de nos idéaux, à l’égard des dirigeants de notre lutte, des chefs du pays soviétique, et des travailleurs du monde entier. On ne peut épargner l’ennemi perfide. Le peuple entier frémit, s’indigne. Moi, en tant que représentant de l’accusation de l’État, je joins cette voix, à l’indignation des hommes soviétiques et travailleurs du monde entier, ma voix indignée d’accusateur d’État.”

Et suivent les “aveux” des coupables Kamenev et Zinoviev. Et voici comment Kamenev conclut son mea culpa :

“Deux fois ma vie a été épargnée, mais tout a des limites. Il y a une limite à la magnanimité du prolétariat, et cette limite, nous l’avons atteinte… Nous sommes assis sur ce banc côte à côte avec des agents des services secrets étrangers. Nos armes étaient les mêmes, nos mains s’unirent avant qu’ici même à cette barre, nos destins fussent unis. Nous avons servi le fascisme, nous avons organisé la contre-révolution contre le socialisme. Voilà le chemin que nous avons suivi, et voilà le gouffre de perfidie méprisable dans lequel nous sommes tombés.”

Zinoviev vint ensuite :

“Je suis coupable d’avoir été l’organisateur, en qualité de second de Trotsky, du bloc trotskyste-zinoviéviste qui se fixa pour but l’assassinat de Staline, de Vorochilov et autres chefs… Je plaide coupable d’avoir été l’organisateur principal de l’assassinat de Kirov. Nous avons fait alliance avec Trotsky ; mon bolchevisme déficient s’est alors transformé en anti-bolchevisme et, via le trotskysme, je suis arrivé au fascisme ».

Voilà ce qu’ils rêvent d’entendre de la bouche de tous les Français, et commencer comme à Moscou par Éric Zemmour pour finir par Marine Le Pen, en passant par Christine Tasin ou Pierre Cassen, Maxime Lépante et tant d’autres, décidément tous les trotskystes du Parti Socialistes de Moscovici à Cambadelis ont ressorti les vieux textes pour en faire photocopie pour le MRAP, Mouvement de Réhabilitation de l’Appareil pédagogique (du parti).

Lazare Zylbergleitt

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.