Le multi-récidiviste Delanoé supprime un Conseil municipal pour cause de yom kippour !

Bertrand Delanoé est ce maire de Paris, prétendument socialiste, qui confond la laïcité, et son principe de séparation du religieux et du politique, avec une conception anglo-saxonne qui revient, au nom de la liberté religieuse, à accepter le fait religieux dans la vie publique et politique. Tout le monde connaît à présent ses célèbres cérémonies à la Mairie de Paris (payées avec l’argent des contribuables) à l’occasion de la rupture du jeûne du ramadan, qu’il avait qualifié, de manière grotesque, de tradition culturelle, et pas religieuse ! Rappelons que seul le député Jacques Myard avait réagi à l’époque, comme homme politique…


Interview du député UMP Jacques Myard à propos… par enquete-debat

Avec quelques amis de Riposte Laïque, et d’autres résistants, nous étions présents devant l’Hôtel de Ville, et avions répondu à quelques questions du journaliste Jean Robin, animateur du site Enquête et Débats.

https://ripostelaique.com/vifs-echanges-devant-lhotel-de-ville-a-loccasion-de-la-soiree-ramadan-de-delanoe-video-30.html

Delanoé ne peut pas passer pour un maire qui ne favorise que le culte musulman. Il se distingue donc, cette fois, en annulant un conseil municipal parisien pour cause de yom kippour. Il avance l’argument classique de tous ceux qui, au nom d’une laïcité ouverte, entendent tuer la laïcité, pour le plus grand bonheur des Eglises : « Personnellement, j’essaie de tenir compte de toutes les composantes de la société parisienne ». On espère qu’il n’oubliera pas les bouddhistes, les adventistes du 7e jour, les Témoins de Jehovah, les sportifs, les artistes, les Krihsna, les francs-maçons, les jours fériés des différentes nationalités présentes à Paris, les adorateurs du Poireau et les fans de Claude François, qui doivent bien tous avoir leur journée sacrée, eux aussi…

Delanoé a surtout une obsession : il n’accepte pas que les jours fériés religieux soient uniquement chrétiens. Il préfère donc, confondant laïcité et égalité des religions, brader les principes laïques pour noyer la religion catholique au milieu de toutes les autres, comme il l’explique clairement sur cette vidéo.

[dailymotion xkpax3]

http://www.dailymotion.com/video/xkpax3_delanoe-veut-supprimer-des-fetes-chretiennes_news

Autre particularité de Delanoé, sans doute avec sa vision de citoyen du monde, il se réclame Tunisien…

[youtube wL9716b-Fpo]

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=wL9716b-Fpo

Christine Tasin répondait à ces arguments, classiques chez tous ceux qui veulent détricoter la France laïque et républicaine, dès 2008, qu’il ne fallait surtout rien changer au calendrier, et qu’en France, c’était autour des fêtes chrétiennes, d’origine païennes, que se construisait le destin commun, quelles que soient les origines des uns et des autres.

https://ripostelaique.com/Jours-feries-surtout-ne-changeons-419.html

Il y a trois ans, Delanoé avait déjà fait annuler un conseil municipal, pour les mêmes raisons, suscitant l’ire d’Anne Zelensky, qui lui écrivait ceci :

Je suis en colère, monsieur le maire.

Vous êtes en train de brader un des principes fondateurs de notre république : la laicité.

Cela a commencé avec « la Nuit du Ramadan ». Vous n’avez évidemment pas ébruité cette première dérive. Une mairie républicaine  est elle le lieu où il convient  de célébrer une « fête » religieuse ? Est elle le lieu où l’on donne l’absolution à une pratique d’un autre âge, dont les dégâts sur l’économie, la santé et l’ordre public apparaissent au grand jour ?

Dans la même foulée, vous consacrez les deniers publics à financer des lieux cultuels musulmans en plein Paris, comme le projet de la Goutte d’Or, qui reviendrait à 28 millions d’euros aux Parisiens. Cela a continué avec l’inauguration de la place Jean-Paul II. Vous n’avez pas hésité à débaptiser la place Notre Dame pour lui donner le  nom d’un des papes les plus rétrogrades de l’histoire contemporaine, adversaire de toute avancée du droit des femmes, ennemi du préservatif,  responsable indirect de la propagation du sida, champion des mises en scènes médiatiques urbi et orbi, de son obscène  déchéance…

Et pour finir, voilà que vous osez  déplacer  la réunion du Conseil de Paris, parce qu’elle tombe… le jour du Yom Kippour ! Comment un élu de la République peut-il annuler une réunion essentielle au fonctionnement de la mairie, pour un motif religieux ? Sommes-nous toujours dans un état laïque, où la séparation du religieux et du politique est la loi ? Ou êtes-vous en train de nous ramener dans la France d’avant 1905 ?

Pourtant, vous n’aviez pas hésité à dire, en 2008 : « Lorsque le président légitime de la France va au Vatican et, parlant des Français déclare « Nous les Chrétiens. Et les autres? Et ceux qui ne sont pas chrétiens? ».

Quelques mois plus tard, vous affirmiez, après le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar : « Lorsque la laïcité n’est pas d’abord liberté, lorsque la laïcité n’est pas d’abord respect, lorsque la laïcité n’est plus d’abord égalité, lorsque la laïcité n’est pas l’instrument dans la République du rassemblement, l’âme de la France est aussi blessée ».

Monsieur le maire de Paris, je ne vous considère plus comme le représentant de la loi républicaine. Vous êtes en train de la bafouer. Dans un Etat où les lois seraient respectées, vous seriez passible de poursuites, pour  manquement grave à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat.

Ce texte d’Anne avait suscité la désapprobation de trois lecteurs d’Alice Braitberg, Josette Guigui et Jacques Leyris, lecteurs de Riposte Laïque, qui avaient vu du sectarisme laïcard dans la démarche de la présidente de la Ligue du Droit des Femmes.

Mais ces désaccords avaient occasionné une réaction favorable d’Elisseivna et de Léon Tourtzevitch, favorables à la lettre d’Anne Zelensky.

Régis Debray disait : « La laïcité n’est pas une option spirituelle parmi d’autres, elle est ce qui rend possible leur coexistence, car ce qui est commun en droit à  tous les hommes doit avoir le pas sur ce qui les sépare en fait ».

Mais le communautariste Bertrand Delanoé n’est pas plus laïque qu’il n’est socialiste, c’est n’est qu’un multiculturaliste mondialiste dégénéré qui n’a plus rien de commun avec la France et ses valeurs, depuis bien longtemps. Il ne sera plus maire de Paris en 2014, et espérons qu’il ne sera jamais ministre, lui qui, bien que se disant Tunisien, rêvait de devenir ministre de la Justice du premier gouvernement Ayrault. C’était pratiquement acquis, mais tout s’écroula à cause d’Aubry, qui refusa d’être autre chose que Premier ministre. Donc, Bertrand, promis Garde des Sceaux, fut la principale victime de la parité et de la diversité, et fut remplacé au dernier moment par Taubira, qui certes, est hétéro, mais surtout femme et issue de la diversité, contrairement à notre Bertrand national).

Voilà comment la France a perdu Bertrand… et se coltine Taubira ! Quand on renonce aux principes laïques, quand on met en avant le droit à la différence par rapport à ce qui rassemble, quand on milite pour la discrimination positive, on finit toujours par être discriminé négativement…

Jeanne Bourdillon

 

 

 

 

 

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