Le multiculturalisme peut sonner le glas de la culture occidentale

Les individus se suicident, les civilisations aussi.
Le courant migratoire des cinquante dernières années n’a qu’un seul sens : Sud-Nord. Sans attribuer cette tendance à la seule baisse de la natalité de l’Occident et à  ses besoins en main-d’œuvre bon marché, attribuons-la plutôt à la poussée démographique galopante des pays du tiers-monde, spontanée, non maitrisée ou même guidée par une politique hégémonique d’une expansion culturelle et/ou religieuse. 
Face à cette invasion migratoire de l’Occident, les États occidentaux, mus par un élan de générosité et par une politique des « bras ouverts », ont créé un terme puis échafaudé une politique pour aplanir le terrain et permettre aux immigrés des cultures du Sud  de s’intégrer sans renier leur culture d’origine. Ce terme est le multiculturalisme ou « multiculti » pour les Allemands. Le Canada et la Suède l’ont même intégré dans leur constitution.
Or, aucun état n’évoque les motivations individuelles de ces immigrés. S’ils ont choisi l’Occident, c’est que la culture et la vie occidentales leur ont paru attrayantes à plus d’un titre. Ils ont quitté des pays où règnent des régimes dictatoriaux, une absence de sécurité au quotidien, une pauvreté générale, une situation économique délabrée, une absence de justice sociale. Ils ont cru à la culture occidentale et l’ont  placée au-dessus de la leur. 
Parvenus en France, les voici accueillis  par le multiculturalisme du pays-hôte. Cette ouverture aux cultures des immigrants, qui est naturellement souhaitable, a finalement sapé et affaibli toute volonté de s’adapter à une nouvelle culture. Ce phénomène touche tout particulièrement les immigrants des pays islamiques, pris en main par leurs communautés religieuses aidées par les gouvernements des pays d’origine et les pétrodollars du wahhabisme (1).
Si certains pays parlent de diversité, diversité ethnique, religieuse, raciale même, la diversité est réduite par la population immigrée comme une diversité culturelle. Cette réduction conduit au multiculturalisme. 
Le multiculturalisme présente la culture occidentale comme analogue aux autres cultures du monde et, par là, ne favorise pas l’intégration. Les immigrés finissent par la considérer comme inférieure. Alors, pourquoi changer ?  Le multiculturalisme a même entraîné un glissement vers une attitude antioccidentale alors qu’on escomptait l’effet inverse.
L’affaire du voile sous toutes ses formes, du bandana au niqab, est un exemple de cette dérive. Si on avait affirmé la primauté de la culture du pays d’accueil, l’immigrée aurait, dès le départ, compris que, pour rester dans le pays, il faut accepter sa culture. Or l’Occident a opté pour le contraire. Afin de ne pas brouiller ses cartes commerciales et financières avec les pays musulmans, il a toléré le voile, symbole de l’aliénation de la femme, emblème du paternalisme et de l’islam intégriste et rétrograde. La France a autorisé la construction de 2.500 mosquées à ce jour, munies ou non de minarets prêts à servir cinq fois jour et nuit, mosquées construites souvent  avec des permis de construire pour  des « centres culturels et sociaux » qui sont avant tout des centres d’endoctrinement dangereux et qui incitent à la non-intégration (2). On a trouvé ainsi de quoi amadouer et satisfaire  nos clients d’Arabie et du Golfe … Une ghettoïsation, volontaire ou de fait, conduit vers le communautarisme dont les mosquées sont l’élément moteur (3). Nous finirons par avoir des micro-états où la loi de la sharia sera en vogue face à un état pseudo-républicain, devenu laxiste et lâche. Car, à accepter que les immigrés gardent tous leurs us et coutumes, nous aboutirons à une situation dramatique où, par exemple en Allemagne, des descendants de la 3e génération ne parlent pas l’allemand,  où on fait allégeance au pays d’origine et non pas au pays d’accueil. Cet exemple démolit les arguments des tenants du droit du sol par rapport aux tenants du droit du sang.    
L’immigrant doit accepter le caractère de l’Occident : laïque, libéral et d’origine judéo-chrétienne. Pour être un citoyen dans un pays d’adoption, il faut accepter et assimiler sa culture. 
Le fait de tolérer les autres cultures et notamment la culture(s) musulmane(s) a amené les musulmans à brandir le carton rouge de l’ « islamophobie » dès que, par la libre expression chère à l’Occident,  l’islam est critiqué dans ses comportements propres et ses atteintes à la laïcité (le comportement alimentaire, les signes religieux ostentatoires, la sépulture séparée, l’interdiction  de changer de religion, le statut de la femme, les mariages forcés, les mariages endogamiques, la polygamie, l’excision, les crimes d’honneur,  l’endoctrinement des jeunes etc …).
Grâce à ce « multiculti » il n’y a pas d’immigré français, allemand, britannique, espagnol ou canadien, mais un immigré franco-maghrébin, germano-turc,  pakistano-britannique, algéro-espagnol, somalo-canadien etc… et un jour cet immigré sera un marocain en France, kurde en Suède, turc en Allemagne etc …jusqu’à une étape finale où nous serons tous membres de la Oumma …
Chez eux, les pays islamiques ont bien anticipé le problème : aucun immigré du travail n’est poussé à l’intégration. Certains états  assurent la rotation de leurs immigrés célibataires afin de ne pas modifier la démographie du pays et sa culture, et n’accordent pas de naturalisation. Aucune église, synagogue, temple n’est tolérée, aucune autre religion que l’islam ne peut prévaloir. Au Japon, le gouvernement évite toute immigration. Ainsi les problèmes du multiculturalisme ne se posent pas et ce pays est assuré de la pérennité de sa culture. 
En instituant  le multiculturalisme, on fait voler en éclats la culture des pays d’accueil. Si un pays n’est pas fier de sa culture, ne la défend pas et ne cherche pas à la faire apprécier et aimer, et ne l’impose pas à tous, alors sa culture sera balayée. L’Histoire jugera les responsables. Mais comme l’Histoire est écrite par les vainqueurs …
Bernard Dick 
(1) Le Wahhabisme est l’islam sunnite de l’Arabie Saoudite, propagé par les salafistes et les Frères Musulmans et financé grâce aux pétrodollars.
(2) Lire   http://ripostelaique.com/le-maroc-empeche-lintegration-des-immigrants-musulmans-en-espagne.html
(3) Lire http://ripostelaique.com/a-quoi-servent-les-mosquees.html
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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