Le musée des dhimmis ou “aux larmes, citoyens”

Publié le 15 mars 2021 - par - 4 commentaires - 510 vues
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On nous annonce la construction prochaine d’un «musée-mémorial» (étrange institution hybride qui relève du «en même temps») «des sociétés du terrorisme». Les personnalités et les associations rassemblées, qui ont pignon sur rue en matière d’attentat, toutes françaises qu’elles sont, devront verser dans l’international et porter loin leur regard et leurs ambitions puisqu’il s’agit rien moins que d’embrasser «les sociétés du terrorisme». On se demande comment circonscrire un champ aussi hétérogène aux contours aussi flous historiquement, et géographiquement aussi bancal. Le mondialisme est partout.

De quoi s’agit-il ? En construisant un tel «musée-mémorial» il s’agit fondamentalement de renvoyer au passé ce que nous subissons au présent, assassinat après assassinat, attentat après attentat. De ce qui peut surgir à tout moment dans la rue, dans notre vie, il faut faire un objet confiné et mis à distance au musée. Il s’agit d’ensevelir nos craintes et notre indignation sous l’érudition, la documentation. Il faut étouffer notre colère et notre volonté de faire face sous la déploration, l’émotion, le recueillement.

Les bonnes intentions sont donc là pour occulter aussi le seul devoir qui devrait s’imposer au pouvoir : éradiquer dans notre société, ici et maintenant, les causes du terrorisme et supprimer son écosystème culturel, religieux, civilisationnel. La priorité n’est pas de se pencher sur les formes, les conséquences des terrorismes mais de désigner celui qui nous frappe et d’en finir avec lui.

En effet, un mémorial a pour fonction de donner une forme à la douleur collective et d’entretenir le souvenir. Or, qui peut penser que nous en avons fini avec le terrorisme, alors que la conquête islamique doit continuer et va s’exacerber ? Entrer prématurément dans le temps de la documentation et du recueillement, c’est vouloir montrer – contre toute évidence – que le conflit séculaire entre le monde occidental et l’islam serait derrière nous. C’est laisser entendre qu’on serait dans la paix retrouvée, alors que la guerre s’aggrave. Ce projet est une entreprise de falsification de l’histoire qui repose sur le déni du présent.

De quoi s’agit-il au fond ? D’inoculer dans les esprits du dolorisme et du pacifisme, alors qu’on aurait – au contraire – besoin de ressusciter l’esprit de défense.

Beaucoup de larmes pour ne pas faire penser aux armes. Faire visiter un musée au lieu de nommer l’ennemi qui étend son influence.

En effet, la crainte d’être vilipendé, dénoncé comme islamophobe par les conquérants et leurs complices, règne maintenant quasiment partout. Il faut faire face à un terrorisme de basse intensité (intimidation, dénonciation, procès) en redoutant les formes de haute intensité (agressions, meurtres, «coups portés au cou», décapitations, rafales de Kalachnikov). Et c’est dans ce contexte qu’on prépare la construction de ce «musée-mémorial» qui exposerait, nous dit-on, des objets ayant appartenu aux victimes de l’attentat du Bataclan ! Même si la guerre actuelle n’a pas la même intensité, imagine-t-on Clémenceau pendant la Grande guerre préoccupé par la construction d’un ossuaire ?

Ce projet se situe à la rencontre de la volonté de conjuration et de la manœuvre idéologique, perverse et malfaisante : empêcher de désigner notre ennemi principal en étudiant les terrorismes, noyer le poisson ; se préoccuper de mémoire pour détourner du combat au présent, évoquer «les sociétés de terrorisme» pour ne pas parler de la civilisation conquérante.

Et si cet inopportun musée voit le jour, qui fera respecter le silence des «scolaires», assurera leur attention ? Qui pourra empêcher les ricanements, les vociférations, l’irrespect ? Quels «animateurs de musée» ? Quels «enseignants-gnan-gnan» ?

Si ce funeste projet voit le jour, que Macron lui-même – il aime le contact -, que Brigitte – qui a un peu enseigné -, que l’historien – qui a été choisi par le pouvoir – l’inaugurent par des visites guidées avec des classes du « 9-3 » ou d’ailleurs ! Ils se souviendront de ces visites de leur musée. Elles ne s’effaceront pas de leur mémoire.

Jean-Noël Gaudy

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Notifiez de
Laure

Indécent sauf à ce que soient affichés sous les portraits des assassines les noms des terroristes, leur origine, la date de leur «  œuvre  » comme dans tout musée qui se respecte.

Didier Labaune

Musée des fleurs et des bougies, des pleurs et des genuflexions… Musée de la honte… Il faut avoir oublié qui on est pour avoir une idée pareille… Où ne l’avoir jamais su…

patphil

toujours pareil !
blablabla et pas d’actes

raslebol

N’importe quoi,
autant faire un musée avec toutes les têtes sur des pics des pourritures, ennemis de la France qui ont assassinés, saccagés, violés, torturés, brûlés nos monuments…
Sous chaque têtes, de larges expliquations sur leur traîtrise et leurs pitoyables actions !!!

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