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Le navire Sarah, outil de l’invasion migratoire de l’Europe

C’est le navire de l’ONG allemande « Le Sarah » (Search and rescue for all humain – en français : Recherche et sauvetage pour tous les humains) qui dirige actuellement, et depuis quelques mois, les recherches des migrants (soi-disant en détresse) en perdition entre les côtes africaines et celles des îles canariennes. 

C’est, pour le moment, le premier navire dit humanitaire présent sur cette zone, qui est devenue depuis plusieurs semaines la plus importante source de revenus pour les mafias de passeurs et leurs complices : plus de 20.000 arrivées de migrants clandestins ces derniers mois. 

Actuellement, le chargé de communication du « Sarah », InfoMigrants Markus Grade, prévient les navires commerciaux, qu’ils soient espagnols ou étrangers, qui se situent à proximité, de se porter au secours des embarcations légères en difficultées. 

Déjà une première opération avait permis le sauvetage de deux pirogues, avec 29 et 34 personnes à bord, à environ 40 miles au sud de « Grande Canarie ». 

Le « Sarah » a accompagné ces deux pirogues jusqu’à proximité des eaux territoriales où elles ont été prises en charge par le navire sauveteur espagnol de la MRCC, sous la surveillance de l’équipage du « Sarah ». 

D’ici quelques semaines, le « Sarah » sera en mesure de procéder directement à ces sauvetages, sans avoir recours aux navires sauveteurs espagnols. Les membres de cette ONG ont tous déjà une expérience en la matière, ayant travaillé pour d’autres ONG humanitaires en mer Méditerranée, notamment avec le « Lifeline » et le « Sea-Eye ». 

Les migrants empruntent de plus en plus cet itinéraire meurtrier et nombreux meurent en mer, environ 500 depuis début 2020, mais certainement bien davantage, en tentant d’atteindre les Canaries, sans que les ONG soient informées, selon Txama Santana, porte-parole de la commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR). 

Plus de 600 migrants clandestins ont débarqué aux îles canariennes et en Andalousie au cours de ces dernières 48 heures. 

Plusieurs navires appartenant à des ONG sont actuellement bloqués dans des ports italiens « pour raisons judiciaires » : le « Sea-Eye », bloqué à Palerme (Sicile) par les autorités italiennes, ainsi que « l’Ocean-Viking », à l’ONG française « SOS Méditerranée », également immobilisé dans le port d’Augusta (Sicile) et le « Mare-Jonio 1 », bloqué dans ce même port depuis le 24 septembre 2020. 

Fort opportunément, pour la survie de ces ONG, qui ne connaissent pas la crise ni le chômage, le collectif italien « Méditerranéa » (financé par qui ?) va lancer très prochainement un nouveau navire humanitaire « Le Mare-Jonio 2 », actuellement en finition de travaux d’équipement dans le port allemand de Brême. 

Sa destination, d’ici quelques semaines, la zone de recherche et de sauvetage au large des côtes libyennes. 

D’une longueur de 70 mètres, ce sera le plus grand navire ONG en service et il est équipé d’un hôpital à bord, afin de soigner les « naufragés » et il est également doté de « drones » afin qu’il puisse détecter toutes les embarcations, soi-disant en détresse et à sa disposition pour être prises en charge et conduites jusqu’aux ports qui devront les accueillir de gré, ou « forcés » par les lois européennes. 

Le Mare-Jonio 2, équipé pour naviguer dans des conditions extrêmes, même par très grosses tempêtes, et qui pourra recueillir jusqu’à 1000 migrants « en détresse », est plus grand que le « Sea-Eye 4 », 55 mètres et opérationnel également début 2021, pour l’ONG allemande « Sea-Eye ». 

Ces navires viendront épauler « l’Open Arms », qui a porté secours il y a quelques semaines à plus de 200 migrants au large des côtes libyennes (leur frêle embarcation a fait naufrage, (fort heureusement) à proximité du navire de l’ONG espagnole, fondée par Oscar Camps, qui a twitté : « Le plancher de l’embarcation a cédé et plusieurs rescapés sont dans un état grave et nous avons récupéré cinq personnes mortes. Voilà ce qui arrive quand on les abandonne en pleine mer ». 

Cela n’arriverait pas si ces malheureux ne pouvaient pas prendre la mer, dans de frêles embarcations, après avoir payé largement les mafias de passeurs (avec quel argent, offert par qui ?) en espérant être rejoints par des navires des différentes ONG ! 

Qui sont les responsables de tous ces morts, en mer Méditerranée et en Océan Atlantique ? Ceux qui leur fournissent les moyens financiers « de se payer » le passage ? Les pays d’où ils prennent la mer et qui organisent les mafias de passeurs ? Ou, plutôt, les pays européens qui leurs ouvrent leurs frontières et leurs proposent un « Paradis » de camps de rétention, de misère, de souffrance, et surtout la Turquie qui se sert d’eux comme « monnaie de chantage » et s’enrichit grâce à leurs présences ? 

Manuel Gomez