Le nivellement par le bas, arme de destruction de la culture française par le politiquement correct

Publié le 21 mars 2011 - par - 7 310 vues
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Le nivellement par le bas
Je parlais récemment des nouvelles formes de censure (cf. « Les nouvelles formes de censure et leur impact sur la liberté d’expression et le droit à l’information »). Un lecteur ce cet article (merci Bertrand) m’a fait remarquer que je n’avais pas parlé de cette forme pernicieuse de censure et de prise en main des esprits qu’est « l’éloge de la bêtise » destinée non pas à « détourner l’attention du public comme le torero, avec sa cape, détourne l’attention du taureau », mais, pire encore, « de maintenir clairement le public au degré zéro de la réflexion. » de façon à anesthésier, ou, pire encore, à euthanasier tout sens critique. C’est ce que l’on appelle couramment le nivellement par le bas.

Le nivellement par le bas commence à l’école. Sous prétexte de ne pas exclure les cancres dont le système ne pourra jamais rien tirer de positif du fait de l’incompatibilité du système éducatif avec la personnalité, ou l’éducation familiale, de ces enfants, on aligne le niveau de TOUTE la classe sur celui du plus mauvais élève. Dans le même ordre d’idée, les éléments perturbateurs ne sont plus mis à la porte et enseignants comme élèves doivent subir le travail de sape d’une poignée d’individus, avec les conséquences que l’on peut facilement imaginer sur l’avancement du programme et le niveau général.

Le nivellement par le bas se poursuit durant toute la vie, notamment par le pilonnage incessant des médias, télévision en tête. Il n’y a qu’à voir la pauvreté des programmes, sauf peut-être pour les insomniaques et autres noctambules, pour se faire une idée de l’ampleur du désastre. Je vous conseille à ce propos de réécouter une chanson du « Boss », Bruce Springsteen, dont le refrain rappelle tristement que « malgré une centaine de chaîne, il n’y a rien à voir. » Et le plus grave, c’est que les chaînes de télévision se soumettant de leur plein gré à la dictature de l’audimat, force est de reconnaître que le public, visiblement bien dressé, maintenu « en pleine régression », se satisfait « du délicieux fluide sucré de la médiocrité » et en redemande avidement.

Les autres médias ne sont pas en reste. Le cinéma nous bombarde de « blockbusters » dont les scenarii sont d’une nullité crasse, mais également de « films d’auteurs » ou bien « d’art et d’essai » suant le conformisme et puant le politiquement correct. Les livres, autrefois garants de l’épanouissement intellectuel, sont frappés du même mal. Chaque année, à l’automne, des centaines de livres paraissent. Quelques uns sont digne d’intérêt, mais la masse, généralement écrite par des auteurs à la mode, ou des nègres servant de porte-plume à quelque célébrité en mal d ‘argent, ne sont bons que pour le pilon. Ce sont pourtant ces derniers qui se vendent le plus, participant ainsi au nivellement général.

La Presse est probablement le pire coupable dans cette longue liste. Par un article, pas un scoop, qui ne fasse dans le racolage, le sensationnel, tout en se gardant bien d’effectuer une analyse en profondeur, ou bien, pire encore, en détournant le travail de réflexion pour nous asséner l’habituelle propagande bien-pensante. Particulièrement depuis le début de l’actuelle présidence, on constate à quel point la presse est aux ordres, soit par copinage, soit par conformisme, soit par peur d’éventuelles représailles, telles qu’un redressement fiscal pas piqué des vers ou qu’une convocation au commissariat, lorsque ce n’est pas directement au tribunal. Les récentes affaires d’écoutes téléphoniques illégales ou de cambriolages de locaux rédactionnels ou de domiciles de journaliste ne font que conforter les craintes de ces derniers et faire croître un sentiment d’insécurité et une paranoïa tels que les ont connus les dissidents russes, chinois ou cubains.

A moins qu’il n’y est un autre coupable, plus pernicieux encore que la Presse : la classe dirigeante, celle qui regroupe non seulement les politiciens, mais également les grands financiers et autres capitaines d’industrie. Tous ces tenants du pouvoir qui font du Monde ce qu’il est et qui, malgré le fait qu’ils concentrent sur eux tout le ressentiment des peuples, parviennent néanmoins à se maintenir dans leur position. Et ce, grâce à leur politique de nivellement par le bas, mise en œuvre par l’arme de destruction massive de tout sens critique : le politiquement correct. Lequel interdit toute critique. Notamment, il est formellement interdit, sous peine de procès en Inquisition, de critiquer le fait que la France, incapable d’intégrer les populations étrangères qu’elle incite à venir sur son sol depuis près de 40 ans, oblige les Français à s’aligner sur eux, au détriment de leur valeurs, leur culture, leur éducation, et bien entendu sans tenir compte de leur avis. C’est extrêmement grave ! Et d’autant plus intolérable que ces populations immigrées, utilisées à dessein pour niveler par le bas non seulement l’intellect des Français, mais aussi leur niveau de salaire en pratiquant la « délocalisation interne », sont les premières victimes de cette politique cynique.

François Sardou

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