Le nouveau gouvernement grec pro-austérité mais… après renégociation avec la Troïka

Publié le 26 juin 2012 - par - 556 vues
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Je vous avais déjà expliqué les enjeux des élections en Grèce.

La nouvelle élection du 17 juin donne les résultats suivants (de gauche à droite et uniquement pour les partis ayant des députés) :

Donc par rapport à la dernière élection, et malgré les sondages qui le donnaient vainqueur, et malgré son gain énorme en voix (+60%), Syriza n’arrive pas en tête et ne bénéficie pas du « bonus » de 50 députés sur 300.

Malgré la chute spectaculaire du Pasok, on s’aperçoit que l’ancienne coalition ND-Pasok pro-austérité a une majorité absolue : 161 député sur 300. Et comme Dimar s’est ralliée à cette coalition, celle-ci dispose donc d’une majorité confortable des élus de 60% des élus.

Mais comme Dimar n’est pas à 100% pour l’austérité imposée par la Troïka, et que le peuple continue à gronder, le nouveau gouvernement demande à ses maîtres de Bruxelles et de Berlin : « encore un instant, Monsieur le bourreau ».

Concrètement, le gouvernement grec voudrait limiter le licenciement de fonctionnaires, négocier un nouveau délai (de l’ordre de deux ans…) pour le plan d’austérité et les « réformes » d’ajustement budgétaire.

Le but inavoué du gouvernement est de calmer la rue en évitant des coupes de salaires, des retraites et des allocations de chômage, et de redéfinir avec les syndicats des aménagements à la rigueur, par exemple sur le salaire minimum.

Angela Merkel a bien sûr dit « nein », mais les « inspecteurs » de la Troïka (UE, BCE et FMI) ont tout de même décidé de revenir à Athènes ce lundi pour reprendre les « négociations ». Wait and see…

Roger Heurtebise

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