Le Nouvel Observateur ne veut surtout pas que les femmes musulmanes s’émancipent du voile islamique

Publié le 21 septembre 2013 - par - 2 444 vues

voiléedrapeauL’article de Mme Anne Zelensky en date du 18 septembre dans le numéro 321 sur RL me donne l’occasion d’apporter des éclaircissements sur le voile islamique, en réponse à la contribution publiée sur le Nouvel Observateur (l’Obs) le 27-08-2013 qui se veut une défense du hijab (niqab) et en même temps une promotion pour son expansion dans l’espace public de M. Jean-François Brault étudiant chercheur en sciences sociales sous le titre : « organisons une journée hijab contre la voilophobie ».
A mon tour de démontrer que le voile dont il est question, est une prescription coranique qui n’a rien d’anodin. C’est un commandement du Dieu de la Mecque pour soumettre la femme à l’homme qui est son maître ici-bas et dans l’au-delà. En islam, la femme, jusqu’à preuve du contraire est considérée comme un être humain de rang inférieur.
M. Jean-François Brault oublie-t-il qu’en islam la femme est un objet sexuel créé par Allah pour satisfaire la libido de l’homme mais aussi un organe de reproduction qui se vend et s’achète au même titre qu’une banale marchandise. Par conséquent, le corps de la femme doit être caché de la vue des hommes pour ne pas les tenter afin qu’il ne se déprécie pas et qu’il ne soit pas souillé.
Le mot nikah est mentionné à plusieurs reprises dans le coran pour désigner cette chose étrange pour le musulman que l’Occident appelle sexualité…
(Voir les articles : l’islam : un enfer sur terre pour les femmes paru le 30 janvier 2012 dans le N° 236 et les contradictions de Dounia Bouzar et les intellectuelles musulmanes qui défendent l’islam, paru le 19 mars dans le N° 243 de RL).
Le coran et la sunna obligent impérativement les croyantes musulmanes de se voiler.
Dans la sourate 24 (An-Nur-lumière) verset 31, il est écrit : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. »
Dans la sourate 33 (al-ahzab- coalisés) versets 31, 32, 33, 59, il est écrit :
« Et celle d’entre vous qui est entièrement soumise à Allah et à son Messager et qui fait du bien. Nous lui accorderons deux fois de récompense, et nous avons préparé pour elle une généreuse attribution. »
« Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade (l’hypocrite) ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. »
« Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’islam (Jahiliyah). Accomplissez la Salat, acquittez la Zakat et obéissez à Allah et son Messager. Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison (du prophète), et veut vous purifier pleinement. »
« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »
Selon les hadiths, le voile islamique est une obligation religieuse qui ne doit pas être discutée ni remise en cause. C’est un devoir religieux pour les musulmanes croyantes que de porter le khimar(ou bien niqab, djilbab,) qui signifie voile intégral sans possibilité à un homme de voir toutes les parties du corps de la femme. Dans le cas contraire, celles-ci deviennent des hérétiques (mourtadates). Et on sait en islam quelle est la sentence qui attend une femme qui devient apostat. Evidemment, la lapidation.
Selon sahih Muslim l’Envoyé d’Allah a dit : « Toute femme qui se met du parfum et qui passe devant les hommes est une fornicatrice. »
Femmes musulmanes, vous savez à quoi vous vous exposez dans le cas où l’envie vous prendrait d’être coquettes. Au bout du chemin vous attend la colère d’Allah…
Dans un autre hadith, Mahomet a dit : « Toute femme qui enlève son khimar (voile intégral) dans une autre maison que la sienne ou celle de son époux ôte l’enveloppe qui la protège devant Dieu. » Ou encore : « Vous les femmes, vous n’avez pas le droit de marcher au milieu des hommes en sortant de la mosquée. Restez sur les côtés. »
Au moins, c’est clair.
Selon Mahomet la femme attire le chaytan (le diable) comme un aimant en disant : « Il ne peut pas y avoir de tête-à-tête entre un homme et une femme sans que le diable ne s’en mêle et ne provoque le pire. »
Un hadith rapporté par l’imam Boukhari, Mahomet a dit : « La femme en état de sacralisation ne porte ni niqab ni gants. » C’est-à-dire que la femme ne doit pas porter le niqab que pendant la période du petit ou du grand pèlerinage à la Mecque. En dehors de cette période de sacralisation (Ihram), elle est obligée de porter le voile intégral islamique ( niqab, djelbab ou khimar).
L’imam Malik (716-796 ; juriste islamique et fondateur l’une des quatre écoles de l’islam sunnite) relate comment le prophète fit porter le voile à sa nouvelle femme Safiya (la juive) qu’il avait épousée après avoir assassiné son père, son frère et son mari lors de la conquête (628-629 de l’ère chrétienne) de l’oasis de Khaybar qui était habitée par des juifs (rapporté par Boukhari et Muslim).
Toujours au sujet du voile, Aïcha raconte : « Il arrivait que des gens passent près de nous alors que nous étions en état de sacralisation en compagnie du Prophète. Lorsqu’ils arrivaient à hauteur de l’endroit où nous nous trouvions, nous suspendions notre voile par devant notre visage. Et lorsqu’ils s’éloignaient nous le relevions (rapporté par l’imam Aboû Daoud).
Le mot arabe hijab est traduit par voile mais il peut signifier aussi toute chose qui fait obstacle à la vue : un écran, un rideau, voire un mur et même l’hymen. La racine du mot hijab vient du verbe hajaba qui veut dire cacher. Et en islam, tout le corps de la femme est considéré comme honteux (oaura). Le hijab est une barrière dressée entre l’homme et la femme. C’est aussi une interdiction morale (licite et illicite, halal et haram). Dans le coran, le voile est désigné aussi par les mots djilbab et khimar.
D’ailleurs les juristes islamiques ont établi la liste des raisons pour lesquelles, la femme peut quitter sa maison et comment elle doit y être habillée.
Elle ne peut quitter sa maison qu’en cas de besoin réel. Sa sortie doit être autorisée par son mari ou son tuteur légal-Elle doit être bien couverte, figure comprise pour éviter qu’elle ne tente tout homme qui serait aux alentours, elle doit se déplacer en courbant la tête, sans regarder ni à gauche, ni à droite. Elle ne doit pas être parfumée. Elle ne doit pas circuler au milieu de la rue parmi les hommes. Elle doit adopter une attitude chaste et modeste. Si elle se trouve dans un magasin ou dans un bureau, elle doit éviter de rester seule avec un homme derrière une porte fermée. Même si elle se trouve chez une amie, elle ne doit pas enlever les vêtements qui la dissimulent au cas où il y aurait un homme caché dans la maison. Une femme ne doit pas s’éloigner à plus de trente kilomètres sans être accompagnée par son mari ou son tuteur. Une femme ne doit jamais tenter d’imiter un homme. Son vêtement ne doit pas être trop raffiné ou trop recherché. Il doit être fait dans une étoffe épaisse et ne pas être transparent. Il ne doit pas épouser ses formes de son corps, il doit être ample Il ne doit pas être parfumé. Il ne doit pas en aucune façon ressembler à un vêtement d’homme. Il ne doit pas ressembler aux vêtements des incroyants. Il ne doit pas être somptueux, affriolant ou de grande valeur….
L’islam considère la femme comme un être humain qui attire la tentation, qui est assimilé au diable et qui provoque la fitna (la guerre civile), comment alors M. Jean-François Brault, peut-il proposer une journée pour le hijab ? A-t-il au moins lu le coran et les hadiths se rapportant au niqab ? N’est-il pas en train d’encourager l’enfermement de la femme musulmane ? Ou bien, il est en train de fantasmer sur la femme voilée et il ne s’en prive pas de le déclarer…Haut et fort.
Et le Nouvel Observateur, a-t-il perdu ses repères pour publier cet article qui invite les croyantes musulmanes à cacher leur corps ? Ne participe-t-il pas à sa manière à l’islamisation de la France ? Mais pour qui roule-t-il ?
En déclarant que porter le hijab, la musulmane ne peut pas être ni oppressée, ni soumise, au contraire, elle sera libre, M. Jean-François Brault, a-t-il mesuré le poids des mots qu’il a utilisés ? A-t-il au moins demandé l’avis des millions de musulmanes à travers le monde qui luttent au péril de leur vie pour se débarrasser de la prison ambulante que l’islam leur impose ?
Drôle de conception de la laïcité… A-t-il oublié comment sont traitées les femmes dans le monde de l’islam ? Veut-il prouver par sa contribution que la charia est compatible avec la liberté, la démocratie et le libre arbitre ? A quel jeu se livre-t-il ?
Ernest Renan disait, les faits historiques et uniquement les faits. Et l’islam n’en manque pas, pour qui, la femme est un champ de labours pour l’homme (verset coranique).
M. Jean-François Brault, oublie-t-il sciemment que le voile fut codifié par les assyriens pendant l’antiquité en Mésopotamie pour distinguer les femmes nobles, des femmes mariées et des femmes esclaves ? Il avait aussi pour fonction de séparer les hommes des femmes. Ne sait-il pas aussi que durant les premières années de l’islam à Médine, le voile était réservé exclusivement aux croyantes musulmanes et que la femme esclave sexuelle n’avait pas le droit de le porter ? C’est un fait historique rapporté par tous les chroniqueurs musulmans.
Finalement la gauche, qui déclare être solidaire des faibles, en réalité ne les utilise que pour exister. Elle se place du mauvais côté des femmes musulmanes tout en se prévalant des meilleures intentions à leurs égards. En vérité, elle en a fait son fond de commerce. Et toute honte bue, elle se dit détentrice des siècles de lumières. Et ne participe-t-elle pas à l’installation du communautarisme en France pour plaire aux anglo-saxons et tuer par la même occasion la laïcité à la française ? Et le port du voile islamique, n’est-il pas une nouvelle forme de conquête du vieux continent ? Qui sait ce qui se trame dans les esprits des islamistes ?
Non la gauche française ne rend pas service aux femmes musulmanes, elle ne veut pas qu’elles s’émancipent, au contraire, elle souhaite les maintenir dans l’arène de l’arriération pour mieux vendre leurs conditions sociales et accéder ainsi au statut de l’avocat émérite des opprimées dans ce bas-monde. En fait, elle caresse dans le sens du poil les musulmans pour leur faire avaler l’inculture de l’abrutissement. Sinon, pourquoi défend-t-elle un projet de société qui défigure la beauté de la femme, qui a vu le jour en Mésopotamie, il y a plus de trois mille ans?
A quel jeu, se livre-t-elle en faisant la promotion du khimar au pays de Voltaire ?
Et pour être crédible et audible, elle sert son plat préféré, celui des droits de l’homme. Il fallait avoir une sacrée dose de cynisme pour faire la réclame à cette dérive communautariste.
Mais cette gauche si généreuse, oublie sciemment que la femme est frappée d’ostracisme par l’islam…
Hamdane Ammar

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