Le Pape François est nul, mais il aura un successeur…

Publié le 21 février 2016 - par - 7 commentaires - 1 576 vues
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ane-talentueuxRatisbonne, septembre 2006…

Tentant de s’émanciper une fois de plus des contraintes d’un Vatican II séquestré de son essence originelle sur l’œcuménisme, et ayant devant lui un monde musulman chaque jour davantage fanatisé, collectiviste, déterministe et fataliste, l’immense théologien qu’était Benoit XVI, dans un sublime effort de lucidité et de bonne volonté, appela tous les musulmans à ouvrir une porte qui leur aurait permis, eux aussi, d’accéder à la « raison critique »…

Après tout, Benoit XVI, clairvoyant en ces temps à venir, ne faisait qu’inviter les musulmans à réfléchir sur le concept de la « violence », de même que sur les possibilités infinies de la raison pratique dont l’islam aurait pu sortir grandement émancipé…

Mais c’était méconnaitre cette religion sectaire pétrie d’une haine ontologique et absolue envers le reste du genre humain…

Inutile de dire que la « rue arabe » s’est instantanément embrasée, brûlant des effigies du Pape aux cris démentiels de « mort à Iblis », menaçant les catholiques du monde entier en symbiose d’une pulsion de mort hystérique envers les mécréants : des églises sont incendiées en Cisjordanie, à Gaza et en Irak, une sœur de 70 ans est massacrée en Somalie rage au cœur, la chasse aux chrétiens s’intensifie à coup de pierres en cassant du fidèle partout où il se trouve…

Inutile de dire aussi que les « grands Imams », les seuls ayant pu calmer le jeu et relativiser les propos du pape, s’en donnèrent à cœur joie : pour le grand Mufti d’Arabie, «  il n’y a désormais plus aucune réconciliation possible entre les deux religions »; Mahdi Akef, le guide des Frères musulmans exigea du Pape « qu’il présente des excuses personnelles » ; Ahmad Khatami d’Iran exigea ni plus ni moins que le pape « tombe à genou en face à un haut dignitaire religieux musulman », quant au grand cheikh Hassan Malin de Somalie, il appela par fatwa littéralement au meurtre du Pape « qui devrait être tué par le musulman se trouvant le plus près de lui » ; bien entendu, les pauvres Coptes dhimmis lui vomirent dessus pour mieux se faire massacrer à leur tour par la suite, bref, tout un déchainement d’abomination et de rhétorique exterminatrice en amont…

Nul ne saura à quel point cette tempête et cette explosion de haine auront pu influer sur la décision de Benoit XVI de se retirer des affaires du monde…

Quoi qu’il en soit, le bon pape François prend le relais!… Pasteur du paupérisme et des bidonvilles, il met d’entrée de jeu la pauvreté au pinacle de son nouveau ministère… Plein de bonnes intentions, il ouvre son cœur et « tend la gorge main » aux fanatiques de tout acabit…

Et ils étaient nombreux sur la ligne de lynchage à attendre au tournant le nouveau berger des pauvres : la mosquée Al Azhar du Caire somme le pape de « changer de discours »; Mohamed Al Tayeb le recteur de cette mosquée, lui demande « de faire sur le champ un pas en avant en déclarant que l’islam est une religion pacifique »; Al-Quaradaoui, quant à lui, exige « une contrition publique »; le Saoudien Al-Awda, qu’il fasse «  une déclaration claire et contraignante » et ainsi de suite, en crescendo jusqu’à plus soif !

En réalité, toute cette aventure œcuménique côté musulman n’aura été qu’une belle tartufferie de takkya à finalité unique : humilier encore plus le christianisme, et le Pape en particulier, en le sommant par-ci, exigeant par-là, qu’il se rétracte, qu’il condamne son prédécesseur, en d’autres termes, qu’il fasse à leurs yeux, acte complet de dhimitude…

Alors François répondra par l’humilité d’un véritable pasteur du Christ en mimant des petits gestes de bienveillance comme le rite du lavement de pieds par exemple, mais cette fois-ci, en y associant deux femmes, dont une musulmane voilée. Voilà donc le souverain pontife en personne, en pleine polémique de sommation, se mettant à genoux afin de laver les pieds… d’une femme voilée !

Sauf que…

Sauf que les musulmans, il va sans dire, ne peuvent comprendre le sens de cette symbolique d’ablution de la part du Christ visant à purifier l’âme, trop habitués qu’ils sont à ne se complaire que dans le prisme de la soumission : soumission aveugle et irrationnelle de l’homme envers Dieu, de la femme envers l’homme, par conséquent, jubilant de voir le Pape faisant à son tour, acte de soumission envers… la femme musulmane !

Et François de persister en y allant à son tour d’une encyclique Evangelii Gaudium qui affirme en modestie : le « véritable » Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence…

Belle encyclique qui nous pousse néanmoins à réfléchir, et à nous demander comment cette version de l’islam que le Saint-Père prétend « non véritable » s’est répandue si vite et est devenue si puissante au point qu’elle en arrive à chasser des millions de chrétiens hors du Moyen-Orient et à enflammer presque la terre entière ?

Puis, le Pape continuera la bonhomie de ses pèlerinages en terre d’islam, en affirmant encore et toujours « que nous adorons tous le même Dieu », comme l’automne passé au Mali, lorsqu’il ira prier « d’égal à égal » dans les mosquées avec son « homologue », ce petit jeunot autoproclamé « grand Imam », Nehedi Tidjani, qui ressemble davantage à Snoop Dogg qu’à un ministre du culte sage et responsable.

Évidemment, tout ce cirque doit avoir – et aura – une fin…

Puisqu’il y eut un « avant », il y aura nécessairement un « après » : l’islam nous a tous révélé depuis les printemps arabes, sa véritable nature intrinsèque en prouvant qu’il est physiologiquement violent et historiquement conflictuel pour ne pas dire complètement déchainé… L’Église prendra acte en temps et lieu !

Parce qu’arrivera nécessairement un jour où l’Église saura se mettre au diapason d’un combat juste, d’un combat pour l’humanité entière contre ce fléau sans précédent que représentent l’islam et son jihad universel…

Bien sûr, on est loin de pouvoir compter sur l’Église officielle de France pour le moment, véritable courtisane du pouvoir en place… Complètement larguée par ce pouvoir et cette bien-pensance qu’elle prétend défendre, elle atteint en ce sens presque les limites de l’extrême onction : rendue à quémander un brin d’affection et de reconnaissance chez les Frères musulmans, qui doivent bien se retenir pour ne pas mourir de rire… L’épisode de Lens par exemple est à pleurer. Pleurer de tristesse s’entend !

Mais c’est sans compter le sursaut d’une culture catholique de souche, une culture profonde et très enracinée. Parce qu’il y a aussi en France, un vieux fond janséniste, des Pascaliens, des « tradis », une vielle base tridentine, des rites Saint-Pie X et une Église Lefebvriste très organisée, un Église et des fidèles qui n’ont crainte de nommer les choses, les personnes et les concepts, comme disait Mgr Lefebvre : « Le Coran, la loi de l’Islam, ne provoque que la haine et la violence ».

Malgré tout, ce sera à l’Église de Rome – lorsqu’elle le jugera nécessaire – de retourner aux fondamentaux de certains de ses propres textes afin de réellement comprendre un enjeu qui nous dépasse tous autant que nous sommes, en commençant par Saint-Thomas-d’Aquin et son concept de « guerre juste »… par celui du « penser droit » des jésuites Escobar et Sanchez… par Bossuet, très lucide sur cette question : « L’islam! Cette religion monstrueuse… » ou plus près de nous, avec le père Henri Boulad, un des plus grands islamologue occidental : « l’islamisme, c’est l’islam historique et traditionnel »… De l’intérieur de l’Église même, la liste est trop longue !

C’est que l’Église a toujours su se ressaisir au bon moment. Elle aura su, de tout temps, effectuer ce fameux « travail de l’ombre », à travers ses réseaux diplomatiques et ses nonciatures, ce travail dont on n’entendra jamais parler, souvent plus efficace que celui des « humanitaires » et autres organisations libertaires : travail de silence aussi, ce même silence qui, jadis, a si bien caractérisé la position courageuse de Pie XII durant la « première déferlante totalitariste »… celle de l’hydre Nazi !

Et devant cette « troisième déferlante totalitariste », ce fascisme islamique qui rêve de prendre ni plus ni moins le contrôle de la planète, le Pape se trouve plus que jamais, devant le dilemme du silence, comme son prédécesseur l’était devant Hitler : chaque parole de Pie XII, et c’était des centaines de rafles additionnelles… Un seul mot de François, et les larmes, les massacres et les cris de désespoir des chrétiens d’orient s’intensifieront…

Dilemme, travail et diplomatie de l’ombre encore… mais pour combien de temps ?

Ce qui nous amène à la « deuxième déferlante totalitariste », l’hydre communisto-soviétique… Là, le pape, ne s’est pas tu;  il s’est tenu debout, il prit la parole et s’exprima… Le Pape, combien de divisions? disait Staline… Le Saint-Père saura répondre à cette injonction en 1981, lorsque Jean-Paul II descendra de l’avion à Cracovie acclamé par les millions de « divisions » scandant son nom en même temps que « vive Solidarnosc » et « vive la liberté »… Devant la planète acculée au pied du mur, devant la menace nucléaire et la « fin de l’histoire », le Pape, comme si souvent dans le passé, prit les choses en mains et alluma l’étincelle qui embrasa l’hydre collectiviste du « cosmico-prédestiné » soviétique…

Car il y a une transcendance du « Pape » dans l’histoire, qui traverse les époques et qui a toujours su présider aux grandes affaires du monde : de la querelle des investitures à la chute de l’URSS ou au rapprochement entre Cuba et les USA…

Et cette transcendance saura se manifester en temps opportun devant tous ces imams, les prêcheurs de haine, ceux envoyant les bombes humaines se faire exploser aux terrasses, ces petits « grands imams » hirsutes à la barbasse de pouilleux et vêtus en bédouin du sable, tonnant et vociférant contre l’évêque de Rome, rejoignant en ce sens, les bobos libres-expressionnistes shootés à la théorie du genre et à la GPA, les mêmes qui vomissaient sur la mémoire de Pie XII en applaudissant le « Amen » de Costa-Gravas.

Imams comme rue arabe, auteurs et cinéastes hypocrites comme journalistes insinuants; tous animés par leur agenda secret; tous sur la ligne de départ pour « travailler les mentalités » en vue d’asséner une « raclée » au Pape… Mais n’ayez crainte, « l’homme à abattre » en a vu d’autres : il était-là devant Attila le fléau de dieu, devant Charlemagne, devant Othon 1er, devant les Hohenstaufen, devant Napoléon, devant Hitler, devant le Politbureau; vous croyez vraiment qu’il tremblera devant une bande d’écrivains de feuille… ou devant une bande de barbus à babouches qui le somment de s’expliquer ?

L’actuel Pape, le bon pape François, fait tous les efforts du bon pasteur afin d’en arriver à la concorde… Rien n’y fait !

Viendra un temps où un milliard de catholiques en auront marre de se faire humilier par nos « élites » et par l’islamisation d’une société qu’ils ne reconnaissent plus…

Viendra un temps où ils en auront également marre de cet œcuménisme religieux, participant de l’idéologie dominante et imposé aux forceps par tous les « modernistes » à la tête de l’Église…

Mais le « Pape », lui, sera toujours là…

… indépendamment de Donald Trump, des sombréros à gogo et de la migrantitude…

Parce que l’Église aussi évolue dans le temps long !

Et aux imams à tuniques qui singent le successeur de Saint-Pierre en se croyant déjà dans « le Grand remplacement » : petit message…

Rappelez-vous Jean-Paul II devant Jaruzelski…

Rappelez-vous de la suite…

Marc Traversy

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Notifiez de
BALT

Un Pape qui ne défend pas les Chrétiens, c’est pas Chrétien…

charles martel

sur bergoglio dit « François » (suite et fin) :

Face à la barbarie d’un islam dont le prétendu « paradis » regorge de vierges à déflorer pour les hommes et d’immondes grocs porcs lubriques pour les Femmes (les plus « méritantes »), la France Millénaire du Baptème de Clovis n’a historiquement jamais fait preuve de faiblesse ! Que serait aujourd’hui devenu la Chrétienté et l’Europe si les dirigeants de l’Époque avaient crées les fameux « ponts » que réclame « François » ? tel est la question légitime qu’il faut se poser.

charles martel

sur bergoglio dit « François » (suite) :

Celui qui actuellement occupe le siège de Saint Pierre, osera t’il dire que Charles Martel, puis les Croisés qui repoussèrent les hordes musulmanes hors d’espagne (re-conquista) c’est à dire bien avant Donald Trump, n’étaient pas dignes d’êtres Chrétiens et n’avaient pas la Foi, eux aussi ????!!!!!!!!!!!!!

Et les Papes du Moyen âge qui suite à l’appel au secours des Chrétiens d’orient déclenchèrent les Croisades, ils n’étaient pas Chrétiens ?

charles martel

Sur bergoglio dit « François » :

Les démocrates dits « Chrétiens » qui depuis le 19 siècle s’acharnent à faire pénétrer les idées de la révolution anti-cléricale de 1789 au sein même de l’Eglise, sont parmis les pires ennemis du Christianisme.
Demander à « Jacques » de sacrifier « Marie » pour « sauver » mohamed le jouisseur esclavagiste est TOUT SAUF Chrétien !
En revanche demander à « Jacques » de partir en « Croisade » afin de délivrer la petite « aïcha » des désirs lubriques de « mohamed », est un sacrifice véritablement Chrétien.

« Protéger la veuve et l’orphelin » contre toute forme de barbarie, tel était le crédo de l’Europe Chrétienne durant plus de milles ans

Martin

Arrêtez de discriminer les ânes en les comparant à des andouilles. Ils sont plus intelligents que qui vous savez et au moins, eux , ont reçu de Dieu le don de sentir le danger et savent obstinément refuser de s’ y risquer même sous les coups de bâton ou la tentation d’ une carotte. J ‘ai une vrai estime, pour ne pas dire de l’ amour, pour ces charmants baudets.

Kader Oussel

La libre pensée comme on l’aime : savante, argumentée, solide. On attend la suite !

GV

Oui, mais tout pape n’est pas Jean Paul II Notez au passage qu’une tentative de dévalorisation de ce Pape est en cours (avec son « amie philosophe ») tentative qui a pour seul but de devaloriser ses actions quelles qu’elles soient.