Le pape François et la théologie de la libération

Un exemple de l’apport humaniste actuel du pape François se situe dans le domaine des migrants où la contribution gauchiste de l’Amérique latine est éminente. En matière de gauchisme papiste libertaire, il est significatif que ce soit un pape argentin, le plus grand jésuite de notre temps, qui s’est donné la mission avec l’immigrationnisme de l’UE de Merkel d’éveiller dans les masses une conscience militante pro-migrants.

Jean-Marie Guénois sur le Figaro : « Le pape François est-il de gauche ? Ses déclarations sur l’accueil inconditionnel des migrants et des réfugiés, sa proposition d’un cadre juridique de protection sociale en vue de leur intégration ont semé le trouble en Europe. Certains se réjouissent de cet appel papal à plus de générosité. Mais une majorité ne comprend pas. Elle est prise de vertige, soucieuse de l’identité européenne qu’elle estime en danger mortel. Elle se trouve dépourvue devant le paradoxe d’un pape catholique qui ne défendrait plus une Europe de matrice chrétienne et humaniste. Et qui semble indiquer au Vieux Continent – il l’appelle une « grand-mère » – une unique direction d’avenir, celle du métissage et du multiculturalisme. »

Le gauchisme du pape François, imprégné de la théologie communiste de la libération, prétend être une « défense des opprimés » pour faire l’éducation des masses pour une « pratique de la liberté ». Au lieu de vouloir défendre les valeurs de l’ordre moral, la théologie de la libération du pape François vise la prise de conscience de ce que Lénine appelait les « conditions subjectives » d’une révolution et d’une libération.

La « conscientisation », selon la théologie de la libération du pape François jésuite de gauche, consiste à dénoncer les oppressions sociales, politiques et économiques, et à agir contre les principes d’oppression contenus dans la réalité de la vie des masses. C’est un rappel des fondamentaux de la culture marxiste.

La « conscientisation » des masses est un élément essentiel du mouvement de libération sud-américain qui a essaimé dans toute l’Amérique latine, et, en Afrique. Un mouvement révolutionnaire comme celui de la théologie de la libération ne considère pas la foi chrétienne comme une croyance coupée des réalités mais comme un moyen d’action. La Théologie de la libération du pape François, un jésuite Argentin, est un « signe des temps » pour une révolution politique, morale et culturelle. C’est le chemin suivi par nombre de chrétiens sud-américains dans la lutte quotidienne contre toutes les oppressions, les exploitations et les dépendances à l’égard du capital. C’est la lutte politique quotidienne dans laquelle s’exprime leur foi libératrice.

Une caractéristique de la « nouvelle théologie », qui n’est plus seulement une sagesse et un savoir sur la foi, mais une réflexion politique, morale et culturelle, à la lumière de la foi, est la pratique des militants et des partisans engagés dans cette lutte. Cette nouvelle théologie propose un renversement de la démarche théologique traditionnelle : « Au lieu de partir des données de la Révélation et de la Tradition de l’Église, selon les méthodes de la théologie classique, il s’agit de partir des actes et des idéologies politiques du monde.

Contre le « péché » historique et social de l’Église « d’amour et de paix », la théologie de la libération exige qu’on libère les pauvres et les migrants de leur oppression, et les nantis de leurs richesses et de leurs pouvoirs contraignants. Ce sont les deux formes politiques indissolublement unies du même « péché ».

La théologie de la libération veut appliquer la formule de Marx sur la philosophie, qui ne doit pas se contenter d’interpréter le monde, mais qui doit agir politiquement pour le changer en faisant la révolution.

À partir d’une expérience politique, morale et culturelle sud-américaine, le pape François veut faire reculer, dans la pensée chrétienne, l’image faussée du communisme révolutionnaire, en exaltant la politique en faveur des hordes de migrants qui arrivent en masses dans les pays européens. Est-il nécessaire d’avoir la connaissance du Livre de la foi, quand la vérité de la foi s’exprime au plus profond des actes et des conduites révolutionnaires radicales ? La préoccupation du pape François est d’incorporer l’engagement dans l’action politique pro-migrants pour les progrès de la mondialisation dans les perspectives du Royaume  de Dieu.

La pensée marxiste a joué un grand rôle dans la théologie de la libération, dans une Amérique latine en pleine fermentation révolutionnaire et où les conflits de classes apparaissent sous un fort grossissement.

C’est pourquoi, il est impossible à un chrétien de s’en tenir aux déclarations de l’Église sur « l’amour », mais de s’engager en matière d’action politique et sociale contre la prétention illusoire de l’Église de se tenir « au-dessus » des antagonismes politiques et des luttes. La réalité sociale latino-américaine est révolutionnaire.

Comment penser la théologie de la libération dans l’histoire politique et sociale ? L’amour évangélique exige que l’Église pèse dans le sens de la libération politique de toutes les oppressions sociales. La seule manière, pour l’Église d’Amérique latine, de combattre l’ordre capitaliste actuel au profit des nantis, c’est de dénoncer l’injustice sociale fondamentale sur laquelle l’ordre capitaliste actuel est fondé au profit des nantis. »

Le marxisme a intégré à la théologie de la libération la méthode dialectique de penser les conflits et les contradictions dans la société capitaliste. Le tournant de la « nouvelle théologie » s’est opéré, en Amérique latine, lorsqu’on est passé, après 1960, « des théologies du développement » aux « théologies de la libération ».

Pour le marxisme, la notion de « développement » apparaît aujourd’hui, en Amérique latine, comme une idée « réformiste » et même plutôt réactionnaire. Vouloir définir le développement à partir de critères purement économiques (produit national brut, politique sociale) contre un développement social global, économique, politique et culturel, l’expérience de la pratique marxiste en démontre chaque jour les mensonges. La politique capitaliste entend toujours, par développement, l’intégration aux seules valeurs occidentales de la croissance.

Le fait capital de la théologie de la libération est la prise de conscience de cette vérité et de la réalité historique d’aujourd’hui. Le sous-développement du Tiers Monde est un sous-produit du développement et de la domination des grands pays capitalistes. Il est la conséquence nécessaire de l’oppression par le capital.

La dynamique propre de l’économie capitaliste tend à créer toujours un centre capitaliste dominant et une périphérie soumise au capitalisme, à créer la richesse pour les riches et la misère pour les pauvres.

La perception de la dépendance profonde de l’Amérique latine à l’égard des États-Unis est essentielle à la prise de conscience politique des peuples latino-américains. Dès lors, il ne s’agit plus de mettre en scène le leurre du « développement », mais de lutter pour la « libération » politique des peuples opprimés. La « théologie de la libération » prêche pour la mise en actes de la libération politique des peuples et de la libération sociale.

La « théologie de la libération » prêche pour la libération du péché capitaliste et la mise en mouvement politique de la libération de l’homme pour entrer en pleine communion avec Dieu. La libération du péché capitaliste est une priorité de la gauche révolutionnaire pour la prise de conscience de la situation conflictuelle et de l’opposition fondamentale des peuples opprimés d’Amérique latine aux classes dominantes et aux pays oppresseurs. Car le péché capitaliste est collectif et la situation de l’Amérique latine est en « situation de péché ». C’est pourquoi l’image de l’homme créé par Dieu est défigurée et bafouée par l’exploitation capitaliste, l’oppression capitaliste, le péché capitaliste, la misère capitaliste et la violence capitaliste institutionnalisée.

C’est là le constitutif du « péché capitaliste ». Il n’y a pas de différence entre libération « intérieure » et libération « politique ». Ce sont les deux aspects du même combat. Le problème de la théologie de la libération est lié au problème de la participation politique des chrétiens au mouvement révolutionnaire de libération. Les masses de migrants et les islamistes ont un rôle politique déterminant à jouer pour renverser l’ordre capitaliste actuel et pour assurer le déclenchement du mouvement révolutionnaire de libération des peuples opprimés.

La théologie de la libération établit le rapport entre le « salut » des chrétiens et le mouvement de libération intérieure de l’homme et du péché capitaliste, le rapport entre la foi et l’action politique pour faciliter la venue du Royaume de Dieu grâce à la construction révolutionnaire du monde anticapitaliste.

Le rapport entre le « salut » politique des peuples opprimés et les luttes historiques pour la libération est illustré par la lecture de l’Exode, de l’Ancien Testament, où le Dieu de la libération politique, en libérant le peuple d’Israël de la domination de l’Égypte, a rompu avec le despotisme et la misère. L’œuvre du Christ est libération et nouvelle création. Le mouvement révolutionnaire de libération des peuples opprimés fait partie de l’œuvre du salut. La promesse du royaume de Dieu va dans le sens de la théologie de la libération où l’avenir s’enracine dans l’actualité politique présente dont elle est le ferment révolutionnaire. Cette théologie de la libération exige une transformation des structures de l’Église et une conception révolutionnaire nouvelle de la spiritualité chrétienne et de la foi. L’Église d’Amérique latine a été importée par le colonialisme espagnol et portugais. Elle a été l’instrument de la domination coloniale et la complice des classes dominantes. Elle est liée à la richesse et au pouvoir et son enseignement théologique reflète l’idéologie des classes dominantes.

Pour le pape François, dans un continent pauvre, il faut une Église pauvre, alors qu’elle est opulente et puissante dans les pays de l’Occident chrétien. La lutte pour la libération et la lutte révolutionnaire sont les luttes privilégiées de l’annonce de la bonne nouvelle, de l’évangile, et la matrice des utopies révolutionnaires contre les idéologies conservatrices au service du capital. Le message du Christ est subversif en ce sens qu’en libérant les peuples du péché, il s’attaque à la racine capitaliste de la misère. La foi et l’action politique sont en interactions constantes dans la création d’une société nouvelle et d’un homme communiste nouveau.

Face à son propre destin politique et social, le pape François ne veut pas de l’Église des riches.

Espérer la bienvenue de tous les migrants, ce n’est pas attendre l’avenir du salut, mais les accueillir comme un don et se préparer par une lutte politique contre tout ce qui défigure en l’homme « l’image de Dieu ».

L’espérance chrétienne a une fonction libératrice. La « théologie de la libération » est un ferment pour l’action, pour la compréhension de l’Amérique latine et des luttes d’aujourd’hui. Le pape François marque le point de départ d’un engagement chrétien pour abolir la situation présente d’exploitation, d’oppression et de désespérance des migrants et pour construire une société communiste nouvelle, où chacun devient libre. (?)

Le pape François prêche l’abandon de la Charité pour la prise de conscience politique de l’exigence de la foi chrétienne de l’Église d’Amérique latine, importée de l’Occident, et de sa nécessaire complémentarité avec l’exigence communiste révolutionnaire inculquée par les gauchistes aux populations d’Amérique latine.

Thierry Michaud-Nérard

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25 Commentaires

  1. Thierry Michaud-Nérard, comprendre ce texte exige un effort considérable ce que j’ai fait et je n’arrive pas à voir son utilité quand au combat de Riposte Laïque.
    Je ne vois aucune critique par cet article de la vision de l’islam du pape François.
    Encore une distraction de l’essentiel de Riposte Laïque comme le sont les sujets du genre : la mondialisation économique, le réchauffement climatique, l’héritage de Johnny, les vaccins , etc.

  2. La seule théorie de la libération que j’accepte est celle qui nous libère des idées folles dont celles qui a rendu fou le pape François fou sur sa vision de l’islam, cette folie dangereuse.

  3. Le pape François est un intégriste qui par l’exemple de Jésus n’aurait jamais accepté l’idée d’inciter des soldats à tuer les envahisseurs musulmans qui voulaient détruire la civilsation Chrétienne depuis le moyen-âge .
    Il accepte comme Jésus d’être l’agneau de Dieu qui accepte de se faire tuer sans combattre tout en pardonnant à ses agresseurs car  » ils ne savent pas ce qu’ils font »
    L’imbécilité de l’intégrisme Chrétien dans son absolu.
    Amen….

  4. La Théorie de la Libération nous pendait au nez depuis longtemps….
    « Il faut bien aller chercher le client là où qu’il est » !!
    La Pauvreté, l’Egalité, le Partage, valeurs Christiques….
    François, islamo-chrétien balance… Le « Marché » muzz est plus vaste que le Chrétien…
    Ca donne à réfléchir…
    Aura-t-il la patience d’attendre son successeur , Noir assurément ?
    On tremble !!!

  5. Pour le pape François, « l’Eglise […] est opulente et puissante dans les pays de l’Occident chrétien »

    Sans blague ?

  6. « Et qui semble indiquer au Vieux Continent – il l’appelle une « grand-mère »
    On notera que ce vieux croûton infâme se sert du mot grand-mère pour exprimer son mépris de l’Europe. Il semblerait que les grands-mère ne soient pas mieux vues par ce pape que par certains islamistes. A éliminer, les grands-mères ?

  7. Oui , ce pape est bien de gauche , car il prêche la charité et la solidarité …. à condition que ces vertus soient à la charge des AUTRES !
    C’ est à ça qu’ on reconnait un vrai socialiste .

  8. Comme le dit Victor Hallidee, le Pape François est une ordure. Mais c’est aussi une ordure extrèmement dangereuse pour notre civilisation. En effet,les hordes de migrants qu’il aide de tout son pouvoir à envahir notre continent sont en grande majorité des musulmans. Or ces musulmans se moquent bien de ses lavages de pieds et de ses sourires. Ils le prennent, avec raison, pour un faible d’ esprit dont ils espèrent bien profiter au maximum. Ce pape, aussi bete qu’orgueilleux, pense qu’en étant gentil avec les musulmans il va les convertir. Il croit cela parce qu’il est ignorant de l’Islam. Il met l’Europe en danger mortel.

    • Il est très dangereux en effet. Et on peut dire que les papistes sont aussi décérébrés que les islamistes, ne remettant jamais en cause ce dont on leur a bourré le crâne. Le Pape, tout comme Mahomet, sont pour eux des êtres infaillibles : or, des humains infaillibles ça n’existe pas ! Mais le faire croire permet le règne absolu de ces gourous et de ces dictateurs.

      • Seuls les racistes anti catho parlent de papistes. Le Pape ne bourre le mou de personne. Quant à son infaillibilité, elle ne concerne que les dogmes pas quand il dit d’accueillir des migrants.

        • Vous faites erreur, il ne faut pas juger trop vite. Je suis une catho, baptisée catho, confirmée, communion et tout Mais je pense qu’on a le droit, et même le devoir, parfois, de se poser des questions. Je suis à présent vraiment plus qu’ écoeurée quand je vois les agissements de ce pape, j’ en viens à remettre en question non pas la religion chrétienne mais l’organisation catholique qui permet qu’un tel imposteur prenne les rênes. Je suis donc toujours catholique – plutôt chrétienne en fait – mais plus papiste (suiveuse du pape, notamment celui qui d’ailleurs m’apparaît comme un homme politique et non pas comme un catholique.)

        • Pas de connotation « raciste anti- cathos » dans le mot papiste, Etre anti-papiste c’est juste être « anti-pape » pour des raisons qui apparaissent de plus en plus évidentes. Les croyances chrétiennes sont pas remises en question.
          « HIST. RELIG. CATH. Un papiste est un artisan de l’autorité absolue du pape. Synon. ultramontain.L’Église papiste; être plus papiste que le pape. Luther enchérit sur l’hypocrisie papiste en réduisant la confession primitive devant Dieu et devant les hommes (Proudhon, Syst. contrad. écon., t.1, 1846, p.345).Dans cette grande terreur où papistes et réformateurs rivalisaient de violence et de cruauté (A. France, Révolte anges, 1914, p.242) ».

  9. Quel fouillis ! J’avais l’impression de lire Karl Marx, je sais maintenant pourquoi je préfère Maurras, il écrit dans un français compréhensible, lui !

  10. Ce vieux cierge ranci a plus qu’ un pied dans la tombe : il reste à espérer que le temps qui lui reste soit très court : il rejoindra les ordures mondialistes soros et sutherland .

  11. Pour Pâques le Pape François a fait un beau discours.
    Mais qu’il se cantonne dans la charité et les bonnes œuvres c’est ce qui le distingue des autres hommes. Qu’il abandonne la politique parce que là il rejoint les égarés qui veulent la fin des pays encore chrétiens.

  12. « Espérer la bienvenue de tous les migrants… »

    Traduction en clair : »Faites entrer les loups dans la bergerie ! »

    Ce « Pape » est l’apôtre du NWO sataniste et non du Christ !

  13. Le Pape François est une ordure. Le voir embrasser les pieds des migrants musulmans – qu’il a préféré aux Chrétiens qu’il a laissés sur place, en Orient, au prétexte qu’ils N’AVAIENT PAS LEURS PAPIERS ! Alors même qu’il nous invite à accueillir sans limite les clandestins musulmans ! – le voir embrasser leurs pieds est une attitude répugnante, obscène ! Le Christ n’a pas embrassé les pieds des apôtres, il les a lavés.
    Marie-Madeleine, qui était une prostituee dans le récit de la Bible, à lave les pieds du Christ – pas embrassés ! – et les a séchés avec ses cheveux. Le sous-Pape François fait mieux que Marie-Madeleine. il baise les pieds de barbares. Bientôt il leur taillera des pipes !

  14. Stupéfiante confusion. Il est impossible de savoir les choix de l’auteur de cet article. Et ceux du pape, comme de son Église, sont tout aussi mal définis.

  15. Il y a une grande parenté entre la théologie de la libération et l’islam. Tous deux prônent, non pas une foi qui est une affaire privée entre le croyant et Dieu, mais un totalitarisme social activiste. Il est certes moins violent dans le cas de la théologie de la libération que dans celui de l’islam, mais il est néanmoins totalitaire en ce qu’il entend régler les rapports sociaux, ce qu’il est bon de penser et de dire, comment doit fonctionner l’économie, bref, c’est aux antipode du « rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Ce pape est marxiste et totalitaire. On le savait

  16. quelqu’un connaît-il la position de ce pape qui, avant d’être pape était évêque argentin, à propos de la junte argentine , des disparus d’alors et des « mères de la place de Mai » .?

  17. C’est ce qu’on appelle « le coup du père François ? »

  18. Le Pape il est de gauche et franc-maçon,les 2 million de réfugiés doit les aidaient à s’installer en Argentine,un si vaste pays qui manque de mosquées

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