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Le pape François grossier avec Orban et tyrannique envers les Slovaques

(Viktor Orban et François)

Le pape François n’en rate décidément aucune. Il vient de commettre un bel affront envers Viktor Orban. Jamais on n’avait vu cela. Il a en effet refusé d’accorder le statut de visite d’État à son passage à Budapest aujourd’hui, réduit exprès à quelques heures.

Pourtant ses services diplomatiques l’avaient bien averti qu’un tel traitement ne pouvait être infligé à une nation de dix millions d’habitants, à 62 % catholiques. Ni à l’Église hongroise, qui a vaillamment résisté au nazisme puis au communisme.

Mais le Pape n’en fait qu’à sa tête. Le programme de la conférence hongroise des évêques a donc été mis au panier et la visite réduite au strict minimum. On murmure que François ne voulait même pas apercevoir Orban, ni même être dans la même salle que lui. Il aurait même dit : « je ne sais pas si je vais le rencontrer. » Imagine-t-on un chef d’État en visite officielle en Grande-Bretagne et refusant de rencontrer Boris Johnson, par exemple ?

Il aura vu Orban au moins trente minutes, dans un entretien à cinq personnes dont le président de la République Janos Ader, et puis le cardinal Parolin et Mgr Gallagher. Dans un protocole a minima et particulièrement faux-cul.

Faux-cul car on ne peut pas « en même temps » être le chef des catholiques et décourager toute velléité d’un pays à soutenir ses ressortissants chrétiens.

Ce que François reproche à Viktor Orban ? Sa vision identitaire et nationaliste, sa politique anti-migratoire. Et puis son programme démographique encourageant les familles hongroises, son programme d’aide financière aux Églises chrétiennes.

Bien sûr François ne peut pas comprendre que la Hongrie ayant été sous domination ottomane de 1541 à 1699, elle se méfie grandement des turqueries et autres invasions remplaçantes et annonce vouloir garder sa civilisation. Qui lui en voudrait, à part ce pape, maître en inversion des valeurs ?…

La Hongrie a également vécu quatre décennies sous domination soviétique. Elle a donc chèrement payé le fait de savoir ce que souveraineté veut dire.

« Inviter les « autres » en Europe changera grandement l’identité culturelle de l’Europe », a dit tout récemment Orban. Il demande que chaque nation retrouve son droit de mener sa politique migratoire.

On ne saurait mieux dire.

Orban qui se présente comme le rempart numéro un en Europe contre « l’invasion musulmane », a profité de l’occasion pour offrir à François la copie d’une lettre de 1250 d’un roi hongrois envoyée au pape de l’époque, implorant l’aide de l’Occident contre les guerriers tatars menaçant la Hongrie chrétienne.

Le Saint Siège, lui, appelle à une approche des migrations fondée sur la « fraternité » et non sur une politique de rejet. Euphémisme mensonger qui signifie qu’il encourage l’islam.

Dans le même temps Viktor Orban déclare encourager la famille chrétienne traditionnelle. Cela devrait normalement plaire à François. Mais ce pape est anti-chrétien et ne cherche qu’à démanteler l’Église. Il aura particulièrement bien réussi à dégoûter sévèrement les catholiques et à vider les églises. Mais cela n’a l’air de lui faire ni chaud ni froid. À se demander si ce n’est pas son but final.

Le Vatican mène chaque jour une politique plus islamiste que la veille, depuis le jour où le pape a menti sciemment en ne ramenant que des musulmans de Lesbos. Depuis le jour où il a laissé un imam proclamer la fatiha djihadiste dans une cérémonie au Vatican. Depuis le jour où il s’entend comme cul et chemise avec l’imam d’Al Azhar, avec lequel il a signé une déclaration commune de fraternité. Depuis le jour où il encourage toutes les migrations musulmanes. Etc.

Ce goût de François de faire la morale le fait ressembler étrangement à Emmanuel Macron. Comme lui il ne manque pas une occasion de mettre les pieds dans le plat et de se mêler de ce qui ne le regarde pas, en défiant le bon sens.

Dans la foulée, François doit se rendre aujourd’hui en Slovaquie. Il y passera trois jours alors que le pays est deux fois plus petit en nombre d’habitants que la Hongrie. Que voulez-vous, il a des atomes crochus avec la belle blonde présidente de la République, Zuzana Caputova, socialiste, écolo. Elle est pro-avortement et pro-LGBT, toutes choses non compatibles avec la foi catholique, et qui font qu’Orban devrait être plus proche du pape que Caputova, mais les voies du seigneur sont impénétrables…

Là encore, il choque. Il a demandé en effet qu’il n’y ait que des vaccinés aux rassemblements prévus.

Imagine-t-on le Christ, qui se voulait le rassembleur de tous, et dont François est censé être le successeur, avoir un tel comportement d’exclusion ?

François en effet est un pro-vaccin engagé et enragé. Le 18 août, il a fait passer le message suivant : « se faire vacciner est un moyen simple mais profond de promouvoir le bien commun et de prendre soin les uns des autres, notamment des plus vulnérables » et mieux encore, « se faire vacciner est un acte d’amour ».

Les évêques de France lui emboîtent servilement le pas, comme on pouvait s’y attendre.

Il ne lui est pas venu à l’idée un seul instant que ne pas se faire vacciner pouvait être vu comme un acte d’amour, envers nous-mêmes (charité bien ordonnée commence par soi-même), envers les autres, envers la gent humaine, envers la médecine. Ce pape décidément n’est pas d’une grande finesse.

Mais l’Église slovaque a dû reculer devant le peu d’enthousiasme des catholiques slovaques à s’inscrire dans de telles conditions : on courait au fiasco. Les catholiques boudaient le pape. Elle a donc ouvert les rassemblements aux non vaccinés. Ouf, on a eu chaud.

Grossier avec Orban, tyrannique avec les Slovaques, faisant de la politique politicienne, jusqu’où ce militant d’extrême gauche va-t-il poursuivre sa fuite en avant ? C’est le moment de dire une fois de plus cette formule de Cicéron qui s’applique tellement bien au pape : « quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra » ?

Ce qui peut se traduire par : jusqu’à quand, François, abuseras-tu de notre patience ?

Sophie Durand