Le Parquet de Paris classe sans suite la plainte de Riposte Laïque contre Le Nouvel Observateur

Publié le 26 septembre 2011 - par - 2 899 vues
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Nous vous annoncions dans le numéro 210 du 1er août dernier qu’une plainte serait déposée contre le Nouvel Observateur à la suite de l’article diffamatoire paru le 25 juillet dans l’édition électronique et le 28 dans l’édition papier, qui attribuait à notre journal des propos racistes vis-à-vis des musulmans. Cette plainte a effectivement été déposée les jours suivants, en même temps qu’était exercé notre droit de réponse vis-à-vis de la rédaction du Nouvel Obs.

http://ripostelaique.com/riposte-laique-deposera-plainte-contre-le-nouvel-observateur-suite-a-leditorial-diffamatoire-de-laurent-joffrin.html

Notre texte de mise au point a été publié dans l’édition papier de l’hebdomadaire le 1er septembre après l’avoir été dans l’édition électronique à partir du 23 août.

De son côté la plainte en diffamation suivait son cours, et le Procureur de la République de Paris a répondu à notre avocat pour lui indiquer qu’il ne prendrait pas l’initiative de poursuites, conformément à sa ligne de conduite dans ce genre d’affaire. Il appartient donc dans ce cas au plaignant (en l’occurrence Riposte laïque) de déclencher les poursuites en faisant délivrer au diffamateur supposé une citation (acte d’huissier donc) à comparaître devant le tribunal correctionnel. Cette procédure dite par « citation directe » peut d’ailleurs en matière de diffamation être utilisée sans passer par la plainte préalable. Cependant elle a l’inconvénient d’être coûteuse et contraignante, c’est pourquoi il avait été décidé de ne pas y recourir immédiatement, nous réservant de voir comment sur une autre plan, le droit de réponse serait traité.

On a vu que celui-ci a été respecté. Si le procureur avait néanmoins décidé de renvoyer le Nouvel Obs en correctionnelle la procédure pénale aurait suivi son cours et nous nous serions constitués partie civile. Mais après classement de la plainte, et compte tenu de la réparation non négligeable que constitue pour notre journal la publication de son point de vue au bas de l’éditorial d’un grand hebdomadaire, nous avons décidé de ne pas assumer les frais et inconvénients d’une procédure pénale par citation directe.

Nous ne pouvons pas en effet mettre en danger nos finances et l’avenir de Riposte Laïque. Des associations gavées de subventions peuvent se permettre, sans dommage pour elles, de multiplier les procédures judiciaires. Nous pensons à cette plainte déposée – et, elle, instruite – par la LDH, relayée par le Mrap, la Licra et le CCIF, contre Pierre Cassen et Pascal Hilout. C’est en pensant à ces échéances que nous avons pris cette décision.

Nous restons naturellement vigilants et quiconque nous diffamerait à nouveau devrait nous en rendre compte.

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