Le patron du Dauphiné Libéré jugé pour violences et outrage le 24 septembre

Publié le 13 août 2018 - par - 13 commentaires - 4 049 vues
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Cité à nouveau devant le tribunal correctionnel de Lyon le 24 septembre pour violences et outrages, le PDG du Dauphiné Libéré Christophe Tostain (au centre) en discussion avec Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat à la fonction publique (l’homme qui tient le journal), et Pierre Fayolle, directeur régional du Dauphiné Libéré Drôme-Ardèche.

Riposte Laïque a été parmi les premiers médias à révéler « l’affaire Tostain », ce grand patron de presse de la région Auvergne-Rhône-Alpes, placé sous contrôle judiciaire en tant « qu’auteur présumé du tabassage de sa compagne et d’outrage aux gendarmes venus secourir la dame ».

Rendus au domicile du couple, les gendarmes avaient trouvé Christophe Tostain « fortement alcoolisé et violent ». En faisant valoir sa qualité professionnelle, Christophe Tostain les avait « insultés, photographiés et menacés de les faire muter », a rappelé la présidente du tribunal correctionnel lors de l’audience du 28 mai dernier. Le dirigeant du journal avait été placé en garde à vue.

https://ripostelaique.com/le-patron-du-dauphine-libere-sera-juge-pour-violences-le-28-mai.html

Dans des circonstances aussi graves, la rédaction de Riposte Laïque a affiché sa solidarité avec toutes les équipes de journalistes et de salariés du Dauphiné Libéré, qui demandaient au patron de ce quotidien régional, qui censure les patriotes, les conférences données par les patriotes, de démissionner. Pour protéger l’image du journal, fondé par des résistants en 1944 à Grenoble.

Tous les syndicats du quotidien le Dauphiné Libéré s’étaient émus, suite à cette affaire. https://fr.blastingnews.com/societe/2018/05/christophe-tostain-pdg-du-dauphine-libere-cite-en-correctionnel-pour-violences-002587813.html.

Ils expliquaient dans un communiqué : « Le patron du titre est en effet renvoyé en correctionnelle à Lyon, ce 28 mai 2018, après avoir été placé sous contrôle judiciaire, pour des faits de violences sur sa conjointe, à Tassin dans la banlieue Lyonnaise. Alors que le Dauphiné Libéré relate sur cinq colonnes le moindre dérapage du citoyen moyen, dans le plus petit village de l’Ardèche ou de l’Isère, la rédaction du titre a failli à sa mission, en occultant ce fait divers grave, perpétré le 8 mars 2018, journée des droits de la femme »  soulignait un syndicaliste du Dauphiné Libéré, joint par téléphone, et qui préférait conserver l’anonymat.

Dans un communiqué commun, tous les syndicats du journal Rhône-Alpin ajoutaient « Le Dauphiné Libéré doit une information transparente aux lecteurs. Au lendemain de la révélation de l’affaire, nous constatons un manquement à cette mission », poursuivaient-ils.

Le seul fait divers important de l’année qui n’a pas été traité dans les colonnes du Dauphiné Libéré

Après la révélation des faits par des médias extérieurs, Blastings news et France Bleu

(https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/le-pdg-du-dauphine-libere-bientot-juge-pour-violences-sur-conjoint-1520511380),

beaucoup de journalistes et de salariés du Dauphiné Libéré étaient toujours sous le choc, le lendemain des faits. Beaucoup le sont toujours aujourd’hui et déplorent que « le PDG Christophe Tostain joue la montre devant la justice pour retarder le jour du jugement premier et une probable condamnation ».

L’audience du 28 mai renvoyée au 24 septembre

Le 28 mai dernier, la patron du quotidien le Dauphiné Libéré n’a pas comparu devant les juges du tribunal correctionnel de Lyon. Son avocat, Maître Yves Sauvayre a demandé la levée du contrôle judiciaire et le renvoi de l’audience. Il n’a pas été suivi par le procureur de la République qui a ordonné devant le tribunal le maintien du contrôle judiciaire de Christophe Tostain, en vigueur depuis le 6 mars. Le renvoi a été accepté et motivé « par une réception tardive du dossier par son avocat, Me Yves Sauvayre ».

Les journalistes et salariés du quotidien Le Dauphiné Libéré devront donc attendre le 24 septembre pour savoir si leur « patron » est condamné le jour du jugement premier ou si la justice applique les célèbres mots de Jean de La Fontaine « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

Francis GRUZELLE
Carte de Presse 55411

Lire aussi ces articles qui constituent un complément d’information :

http://www.lareference-paris.com/485

https://ripostelaique.com/ardeche-le-maire-dannonay-interdit-lislamiste-integriste-omar-erkat.html

https://fr.blastingnews.com/societe/2018/05/meurtres-en-serie-a-marseille-des-kalachnikov-lyonnaises-002599045.html

https://ripostelaique.com/a-frejus-un-clando-tunisien-viole-une-sexagenaire-dans-un-parc-public.html

https://ripostelaique.com/il-y-a-3-ans-herve-cornara-etait-decapite-par-un-islamiste.html

https://ripostelaique.com/que-faire-des-460-enfants-soldats-de-daech-a-leur-retour-en-france.html

https://ripostelaique.com/le-recul-du-gouvernement-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme.html

https://ripostelaique.com/quand-la-france-sera-t-elle-debarrassee-du-faux-psychiatre-egyptien-omar-erkat.html

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Notifiez de
coco

J’espère une condamnation lourde et exemplaire

DUFAITREZ

Mais que fait marlène ? Passons…
S’auto flageller dans son propre journal est impensable… Impunité ?
Les « confrères » devraient s’engouffrer dans la brèche !

wika

On jubile, on jubile.

patphil

la république exemplaire des copains et coquins!

Antitotalitaire

Ce n’est pas le patron de presse d’un journal pro Macron?
Alors c’est bien fait pour sa tronche!

Homme Libre

Le Dauphiné libéré a été fondé par 7 Résistants : Louis Richerot, Fernand Policand, Élie Vernet, Alix Berthet, Roger Guerre, André Philippe et Georges Cazeneuve. Il a pris la suite et les locaux, en 1944, du Petit Dauphinois jugé trop compromis avec l’occupant allemand durant la Seconde Guerre mondiale. Le premier numéro du Dauphiné libéré paraît le 7 septembre 1945. À la une, l’éditorial annonce : « Le libre journal des hommes libres ». Les journalistes du DL sont-ils encore des hommes libres ?

limone

interessant merci pour l’info

francis GRUZELLE

J’aime la remarque très pertinente d’Homme Libre : « Les journalistes du DL sont-ils encore des hommes libres ? »

Rotative

Pourquoi Gérard Colin, directeur général du groupe Ebra, l’entité qui a remplacé la Socpresse, protège Christophe Tostain ? Des « cadavres » en commun dans les placards ? Comment se positionne le rédacteur en chef Guy Abonenc ? Car certaines rédactions peinent désormais à obtenir les informations des faits divers auprès des gendarmes, depuis que Christophe Tostain a menacé des gendarmes

VEUREY

Le moindre salarié, le moindre journaliste qui aurait commis des faits identiques aurait été mis à pied, avec une suspension à titre conservatoire ! Christophe Tostain porte préjudice au Dauphiné Libéré et au peu de crédibilité qui reste au journal. Moins de 5000 exemplaires sont vendus, chaque jour, à Grenoble, principale ville de diffusion. Monsieur Tostain, SVP, il faut partir pour le bien du Dauphiné Libéré. Merci

alice braitberg

Quelles mesures ont été prises pour protéger la victime du cogneur ? Est-elle soutenue ?

Michel

Qu’est-ce qu’on en a à foutre ?… Article en total décalage avec ce qui fait l’objet du site RL…

wika

Ah bon, parce que la manipulation de l’information et la dissimulation d’informations ne sont pas au coeur des problèmes de RL ?