Le pied-rouge Benjamin Stora à la tête du musée national de l’histoire de l’immigration

Publié le 16 septembre 2014 - par - 1 654 vues
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autorise-defenduDans son interview au journal « Le Monde » du 16 septembre 2014, élu à la tête du « musée national d’histoire de l’immigration » à la question : pensez-vous que François Hollande a eu les bons mots pour parler d’immigration ?
Il répond : j’estime qu’il a fait un acte important en reconnaissant la tragédie du 17 octobre 1961, cet épisode a marqué les esprits dans les milieux associatifs. Mais depuis 2013 sur les apports de l’immigration à la France, il faut faire plus.. »
Sur cette manifestation du 17 octobre la gauche qui annonçait plus de 1000 morts, puis 400, puis 200, pensait tenir là sa revanche contre le gaullisme, en réalité c’est à peu près une trentaine de morts qui sont à mettre au compte de cette journée, en y incluant les Nord-Africains assassinés pendant la manifestation par les nervis du FLN.
Pourtant, Jean-Paul Brunet, Professeur émérite à l’Université Paris-IV et ancien directeur du Département d’Histoire de l’École normale supérieure, écrit-il dans « Police contre FLN, le drame d’octobre 1961 (Flammarion — 1999) »

« En faisant mon travail d’historien, c’est-à-dire en effectuant la critique méthodique de cette source (j’y ai trouvé et j’ai souligné des cas de partialité patente), il m’a semblé certain que de nombreux cadavres de Nord-Africains, parmi les 140 dont il est question, n’ont aucun rapport avec la police parisienne. Certains sont ceux de harkis ou d’anciens harkis, de membres ou d’anciens membres du Mouvement national algérien, de “traîtres” divers refusant d’obéir aux directives du FLN : anciens combattants de l’armée française, maris de métropolitaines refusant de le rejoindre ; algériens refusant de payer la capitation mensuelle exigée par le Front ; Algériens rétifs à la loi coranique, par exemple s’adonnant à la boisson et refusant de s’amender, ou faisant appel aux tribunaux français pour régler un litige, etc. Tout cela, je l’ai longuement écrit et argumenté, sans le moindre démenti. L’histoire ne peut se construire qu’avec méthode et sans a priori ni souci des sollicitations extérieures. »

http://www.atlantico.fr/pepites/drame-17-octobre-1961-combien-morts-reellement-516333.html

Quant à Benjamin Stora, il a reçu la légion d’honneur « du cercle des amis de l’islam »le prix de la LICRA en avril 2013, pour ses engagements antiracistes, et l’ensemble de ses travaux sur l’histoire du Maghreb contemporain. Ainsi en 1999 son ouvrage « Le transfert d’une mémoire — de “l’Algérie Française” au racisme anti-arabe »
est-il ainsi présenté (par lui ?)
Avec le passage des générations, les enfants d’immigrés s’intègrent pleinement à la société française. Et pourtant, des pans entiers de cette dernière continuent à rejeter les étrangers et les Français d’origine étrangère, comme en témoigne notamment l’audience durable du discours xénophobe des partis de MM. Le Pen et Mégret. Les explications ne manquent pas : chômage, fracture sociale, discrédit de la classe politique, crainte d’une Europe supranationale…
Mais dans les autres pays européens, où ces facteurs sont également présents, on n’a pas assisté à la consolidation de ce que certains ont pu appeler un apartheid à la française, en particulier dans le sud de la France.
Pour Benjamin Stora, cette spécificité s’explique d’abord par la prégnance, depuis la fin de la guerre d’Algérie, des représentations du racisme colonial, anti-arabe et anti-musulman, reprises à leur compte par les dirigeants du FN. En analysant dans ce livre un étonnant florilège de leurs déclarations sur le sujet, il montre comment celles-ci s’inscrivent dans une mémoire mythifiée de la colonisation de l’Algérie et de la guerre qui y a mis fin.
Du discours des colons ultras à celui de l’OAS puis du Front national et du Mouvement national aujourd’hui, c’est un étrange sudisme à la française que révèle Benjamin Stora : une idéologie qui fait directement référence à celle des colons américains — esprit pionnier et conquête des grands espaces, mais aussi esclavagisme et relégation des indigènes. Une idéologie d’exclusion qui trouve une audience d’autant plus large qu’elle se nourrit des diverses mémoires communautaires constituées autour du souvenir de la colonisation et de la guerre d’Algérie, dans le déni et l’occultation de leurs pages les plus noires.
Éditeur : La Découverte, 1999
Par cette opération, comme dans tous ses ouvrages, l’historien Stora, élimine le rôle de l’islam tout en inventant un « apartheid » raciste, équivalent à l’apartheid israélien contre ces « pauvres palestiniens ». Rappelons-lui le mot de son idole Ben-Bella fin juillet 1962, élu président après l’indépendance de l’Algérie : « enfin nous allons pouvoir envoyer 100 000 hommes en Palestine », ce n’était pas probablement pour la cueillette des olives, mais pour celle des juifs.
Cette gauche trotskyste, hypocrite, mangeant fort bien depuis 1981 aux repas du capitalisme (de Cambadélis à Stora en passant par Mélenchon), et, qui représenta ce que l’on appelait les « pieds rouges » eut toujours un seul combat : celui contre la France et les Français.
Daniel Lefeuvre, véritable historien qui venu, tout comme Jacques Marseille du Parti Communiste Français, remettra les pendules à l’heure dans son ouvrage « Chère Algérie (Flammarion 2005) mettant à mal, au passage, bien des idées reçues : dès le début des années trente, l’Algérie connaît une crise qui ira s’aggravant jusqu’à son indépendance, et représente un fardeau toujours plus lourd pour la métropole. Les ressources sont insuffisantes pour nourrir une population qui croît très vite, car l’Algérie n’est pas ce pays richement doté par la nature qu’on s’est longtemps plu à imaginer ; la misère s’étend, les Algériens sont, très tôt, contraints de s’expatrier pour nourrir leurs familles — et non parce que la France fait appel à eux pour se reconstruire après 1945. Cette crise, aucune mesure n’a pu la juguler, ni les tentatives pour industrialiser la colonie avant la guerre, ni le plan de Constantine décidé en 1958. Quant à la découverte des hydrocarbures du Sahara, elle fut loin de représenter la manne qui aurait avivé la cupidité de la puissance coloniale… Analysant les relations complexes et changeantes entre les acteurs de la colonisation — État, organismes patronaux, entreprises, citoyens il propose une histoire de notre passé colonial, qui heurta les tenants d’une “repentance” éternelle, que nous payons aujourd’hui avec l’immigration.
Dans cette interview au monde du 16 septembre 2014, Stora nous refait le coup de “Juifs et musulmans ont une mémoire commune de près de treize siècles……… Il faut au minimum préserver cette mémoire ».
Non seulement cette histoire commune est faite de l’assassinat des tribus juives et judéo-berbères par les musulmans dés leur arrivée sur ce qui n’était pas encore l’Algérie, mais c’est l’histoire récente qui nous renseigne sur la place de l’Islam dans la vision arabe du monde, et ce n’est pas triste.
Laissons là le juif honteux Benjamin Stora, qui n’oublie pas les quelques morts d’une Algérie en guerre contre la France, mais omet, le pogrom de Constantine du 5 août 1934 à Constantine et celui du 22 juin 1962 à Oran où furent égorgés des juifs et où fut assassiné « Cheikh Raymond, le grand musicien Raymond Leyris ».
Mais plutôt qu’au trou de mémoire de Monsieur Stora, intéressons-nous au sens de notre combat contre l’immigration, contre le remplacement du peuple français.
Mais, quand même, notons au passage que lorsque l’on reparle de la guerre d’Algérie nous ne pouvons empêcher les Français de penser que s’ils sont indépendants depuis 1962, que font-ils en France ?

Lazare Zylbergleitt

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