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Le politiquement correct, c’est le cimetière de l’intelligence

 

histoire - Dans le dernier numéro de Saisons d'Alsace. Le bûcher des innocentes

A quand le bûcher pour tous ?

Il y a deux décennies, Jean Sévillia publiait « Le terrorisme intellectuel » de 1945 à nos jours, dénonçant les élites de cette gauche arrogante, détentrice de la vérité et ne tolérant aucune contradiction.

Après avoir exalté le paradis soviétique et « chanté les louanges de Staline », elles ont vanté les mérites de la décolonisation pour le bien du tiers-monde, se sont enflammées pour Fidel Castro, Hô Chi Minh, Mao et même pour Pol Pot, le fossoyeur de son peuple.

Pendant les guerres d’Indochine et d’Algérie, ces « élites » à l’écoute de Moscou, étaient bien entendu du côté Vietminh ou FLN, donc contre nos soldats.

En 1981, après des années à piaffer d’impatience pour accéder au pouvoir, les mêmes nous ont promis « la lumière après les ténèbres » (Lang dixit).

Et après la défaite du communisme et l’éclatement de l’URSS, cette gauche anti-nations s’est trouvé une nouvelle et noble cause : l’immigration et le multiculturalisme, en faisant l’éternel procès de l’homme blanc, coupable de tous les maux.

Pour mener son combat destructeur de l’ordre moral d’un ancien monde qu’elle vomit, cette gauche féroce s’est montrée impitoyable avec ses contradicteurs, les clouant au pilori de la pensée unique.

Tout détracteur de cette dictature de la pensée, tout patriote défenseur de son identité, ne peut être qu’un salaud, un facho, un raciste, un suprémaciste blanc, un xénophobe et un islamophobe qui doit être excommunié !

La sentence étant lourde, on compte sur les doigts d’une seule main ceux qui se sont opposés à ce terrorisme intellectuel digne de l’Inquisition.

On mesure aujourd’hui les ravages de cette entreprise de démolition de l’Occident, avec l’incroyable feuilleton des élections américaines, au cours desquelles la Constitution et la démocratie ont été violées comme jamais, par des élus, des juges et des médias, qui ont orchestré la plus colossale fraude électorale de tous les temps.

C’est ainsi que, dans l’Amérique de 2020, un président éminemment patriote, est traité comme un traitre à son pays, banni des réseaux sociaux comme un malpropre et humilié par ses adversaires démocrates qui s’acharnent à vouloir le destituer à cinq jours de la fin de son mandat !

La plus grande démocratie du monde, qui a vaincu le nazisme, l’impérialisme nippon et le communisme, a capitulé devant la dictature bien-pensante, au mépris de la loi et de la justice. C’est tout simplement sidérant…

Le mensonge est devenu loi, la haine est devenue la norme. Plus question de respect mutuel et de dialogue serein, place à la chasse aux sorcières généralisée, contre ceux qui menacent l’idéologie mondialiste et indigéniste.

Pour ces détenteurs du Bien, il faut faire table rase du passé et promouvoir la diversité, en faisant payer au mâle blanc des siècles de frustration et de complexe d’infériorité. C’est cela le combat des BLM.

Dans quelques années, comme en Afrique du Sud, le Blanc qui ne possèdera pas des qualifications très recherchées finira SDF.

Comme le dit Bertrand de Saint Vincent dans son éditorial du Figaro, pour obtenir un Oscar à Hollywood, il devient impératif de promouvoir des acteurs issus de la diversité dans les rôles principaux. Phénomène qu’on attend chez nous pour les César. « Hors diversité, point de salut » !

A l’université de Cambridge, tenez-vous bien, on vient de décréter que Beethoven était « trop blanc, trop mâle, trop vieux ». Aux orties, la Cinquième Symphonie !

Peut-on encore parler de liberté quand un Zemmour est trainé en justice dès qu’il exprime une vérité sur l’immigration ou l’islam ?

Peut-on parler de liberté quand des philosophes sont  écartés sans ménagement des plateaux ou des chaînes TV ?

La dictature est telle que plus de la moitié des enseignants reconnaissent qu’ils s’autocensurent, en évitant les sujets qui fâchent nos minorités.

Les seuls qui gardent leur liberté de parole sont ceux qui n’ont pas encore d’élèves issus de la diversité dans leur classe.

Abandonnés par leur hiérarchie et risquant leur peau pour un mot de trop, on voit mal nos enseignants aborder les religions avec un esprit critique et objectif. C’est pourtant prévu dans les programmes…

Mais, à force de renoncements et de soumission, le pouvoir et l’Education Nationale sont devenus les otages de l’immigration…

Les minorités, aidées dans leur tâche de destruction par des élites et des médias totalement soumis, entendent purifier notre patrimoine culturel nauséabond !

Tout doit y passer : arts, théâtre, cinéma, musique, littérature, sans oublier notre Histoire qu’il convient de réécrire à la sauce politiquement correcte…

« Tintin au Congo » est un livre raciste, « Y a bon Banania » une pub odieuse, et  plus question d’exposer  un gâteau « tête de nègre » en vitrine sans finir devant un tribunal !

Jusqu’à quand l’homme blanc devra-t-il expier ses péchés ? Eternellement, si l’Afrique ne parvient pas à décoller, comme l’a fait l’Asie depuis trente ans.

Car c’est un énorme complexe d’infériorité qui alimente la jalousie et la haine des minorités envers le monde occidental.

Il ne faut pas chercher plus loin les raisons du conflit israélo-palestinien. C’est avant tout l’éclatante réussite d’Israël que ne supportent pas les Arabes.

Les Asiatiques ne nourrissent aucun complexe d’infériorité vis-à-vis des Occidentaux, aucune jalousie, puisque leur culture promeut le travail et l’effort. Les Chinois domineront un jour le monde…

En attendant, en Amérique comme en Europe, on assiste à la mort de nos libertés.

Comment un tel naufrage est-il possible, alors que les Occidentaux ont tout inventé du monde moderne ?

Tout simplement par la faute des médias qui sont dorénavant le premier pouvoir en Occident.

Les médias ont détruit Fillon, ils ont démoli Trump. Ce sont eux qui font l’opinion, manipulent les masses et  peuvent lever ou baisser le pouce, pour épargner ou condamner qui bon leur semble.

Comme le dit la philosophe Julia de Funès, « le politiquement correct, c’est le cimetière de l’intelligence ».

Jacques Guillemain