Le politiquement correct rend les élites aveugles et sourdes

Publié le 7 décembre 2009 - par
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La classe politique européenne se déchaine de façon disproportionnée et démesurée depuis que les Suisses ont décidé en toute liberté de voter pour l’interdiction des minarets sur leur territoire.

Le référendum est l’expression la plus démocratique qui soit en donnant la parole aux citoyens pour qu’ils puissent s’exprimer sur tous les sujets qui touchent à la vie de la cité.
Mais la consultation populaire gène nos politiques bien pensants. Il suffit de se rappeler le vote des français lors du traité Constitutionnel européen, pour mesurer qu’il existe un fossé énorme entre les élites et les peuples.

En France, Nicolas Sarkozy a bafoué le verdict populaire en faisant adopter un traité simplifié du TCE par la voie parlementaire et par là même a commis un déni de démocratie.

Les élites européennes ont contraint les irlandais à voter une deuxième fois pour faire entériner le traité simplifié du TCE qu’ils avaient une première fois rejeté.

Nous vivons dans une apparence de démocratie car celle-ci n’est pas respectée quand les citoyens ne votent pas le sens désiré par les élites.

Quand les citoyens ont l’occasion de donner leur envie, ils leur arrivent de surprendre ceux qui prétendent les représenter.
Les Suisses ont osé dire tout haut ce que bon nombre d’européens pensent tout bas sur les dangers de l’islam conquérant qui rongent les démocraties occidentales et qui pourraient les stabiliser si nous n’y prenons pas garde.

Les réactions sont délirantes voire schizophrènes.

Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est dit “un peu scandalisé” par cette “expression d’intolérance”. “Si on ne peut pas construire de minarets, cela veut dire qu’on opprime une religion”, a-t-il ajouté, en souhaitant que les Suisses reviennent “assez vite” sur cette décision. “Il ne faudrait pas donner le sentiment de stigmatiser une religion, en l’occurrence l’islam”, s’est inquiété M. Besson.

Au sujet du référendum suisse rejetant les minarets, Daniel Cohn-Bendit écrit : “Ce qui me frappe, c’est que, comme toujours, ce débat surgit en lien étroit avec celui de l’immigration… Que fait-on alors du nazisme ? Et que fait-on alors en France de Vichy et du colonialisme ? (…) Pour moi, tout débat qui veut bloquer une évolution est un débat conçu pour exclure.

Quand on entend un Cohen Bendit déclarer que les Suisses devraient revenir sur leur vote, au nom de quel principe peut-il l’exiger ? Nous ne l’avons pas entendu demander aux mollahs iraniens de faire revoter leur peuple, lors de la réélection truquée de Mahmoud Ahmadinejad.

Il est vrai qu’il est plus facile de s’en prendre à la Suisse qu’à l’Iran. Le courage politique ne semble pas être une des qualités premières de l’ancien porte parole de la révolution étudiante de Mai 68.

Il est injurieux que les Suisses soient amalgamés à l’extrême droite quand on sait que l’islamisme radical ressemble par bien des côtés au fascisme.

La haute-commissaire des Nations unies, Navi Pillay a critiqué et dénoncé la mesure helvétique, estimant que cette décision «clairement discriminatoire. Selon cette instance onusienne, «l’interdiction de la construction de minarets en Suisse est discriminatoire, divise profondément la société et risque de mettre la Suisse en contradiction avec ses engagements internationaux» en matière de droits de l’homme.

Qui bafoue aujourd’hui les droits de l’homme de par le Monde ? Qui opprime les populations musulmanes sous l’emprise des extrémistes religieux ? Qui est le plus intolérant ? Qui est le plus barbare ? Qui pose des bombes et tue des milliers d’innocents au nom d’Allah ?

Qui pourchasse et martyrise les homosexuels ? Qui ne considère pas la femme comme l’égale de l’homme ? Qui rejette la mixité ?

Qui asservit et force les femmes à l’enfermement sous un niqab ou une Burka ? Qui brule à l’acide les femmes qui ne respecteraient les préceptes de la Charia ? (Je pense aux mutilations irréversibles dont ont été victimes des jeunes filles et jeunes femmes Pakistanaises).

Qui lapide les femmes en place publique ? Qui autorise des hommes à épouser des fillettes contre leur gré ?

Qui lance des fatwas contre les mécréants ou ceux qui osent critiquer le Coran ou Mahomet ?

Si les dénonciations auxquelles je viens de faire référence, c’est être islamophobe, alors je n’ai pas honte d’être islamophobe. En effet, je ne ferai aucune concession sur ce qui touche à la dignité de la femme et à son émancipation. Toutes autres considérations politiques, philosophiques ou religieuses qui pourraient justifier de tels comportements doivent être dénoncées au nom de la liberté d’opinion et d’expression.

Ce sont ces mêmes islamistes au nom d’Allah qui s’implantent inexorablement dans les pays développés et dont le seul but est d’imposer à tous l’Islam.

Toutes ces atrocités et ces manipulations des esprits faibles sont perpétrés au nom de l’Islam une religion qui n’est pas comme les autres et qui devrait nous faire réfléchir.

Oui l’islam est une religion violente par essence, Non elle n’a pas sa place, quand elle opprime, quand elle empêche tout à chacun de choisir librement ce en quoi il croit ou ne croit pas, quand elle nie le droit à chacun de changer de religion, si bon lui semble.
Les musulmans sont en partie responsables de l’image de rejet qu’ils véhiculent en ce moment, car ils n’ont pas osé ou n’ont pas voulu condamner de façon ferme et sans ambigüité les actes immondes perpétrés par leurs coreligionnaires au nom de l’Islam.

Rien ne peut justifier que nous acceptions l’asservissement, la domination, la soumission au nom d’une religion. Ne pas le dénoncer serait contraire à l’idée que je me fais de la conception des droits de l’homme.

De tout temps, les religions ont cherché à dominer les êtres et les ont conduit à des guerres effroyables et à s’entretuer tout cela au nom d’une soit disant force spirituelle. Et de nos jours, l’on continue à tuer au nom d’un Dieu.
Nous devrions remercier les Suisses d’avoir réveillé les consciences plutôt que de les affubler de tous les maux.

D’ailleurs les français ne sont pas loin de penser comme nos amis suisses et ils le prouvent si l’on se réfère au sondage suivant, un parmi tant d’autres :
41 % des Français contre la construction de mosquées

46 % des Français se prononcent pour l’interdiction de la construction de minarets, et 40 % pour leur construction.

Pour l’édification de mosquées, 41 % des personnes interrogées y sont opposées (contre 22 % en 2001), 19 % y sont favorables, 36 % se disent indifférentes et 4 % ne se prononcent pas.
(Sondage Ifop réalisé entre le 1 et 2 décembre 2009 pour Le Figaro).

Il en est de même dans les autres pays européens, ou l’on y retrouve des sondages similaires.

Il est impératif que les valeurs universalistes soient défendues et que nous réaffirmions que nous serons sans complaisance et que nous ne céderons pas un pouce face à l’obscurantisme qui gangrène les jeunes issus de l’immigration ou les européens de souche convertis à cette idéologie fasciste.

Si nous croisons dans nos villes des femmes en burqa, cela n’est pas dû à un pur hasard, mais à une stratégie politique de conquête des espaces publiques par les islamistes qui se servent de ces femmes voilées comme étendard et comme signe extérieur d’une conquête irréversible, de leur point de vue, de l’Islam à l’ensemble du monde.

Il faut être intransigeant contre l’islamisme qui annihile toute possibilité de critique et de remise en cause de préceptes archaïques contraires à la vision que nous nous faisons des rapports entre les hommes et les femmes et la liberté de conscience à laquelle tout individu à droit, quels que soient ses croyances, ses doutes, ses penchants.

Oui les politiques sont responsables des dérives communautaristes auxquelles nous assistons depuis 20 ans qui brisent et remettent en cause le vivre ensemble et les fondements de notre République aux delà de nos différences.

Oui les politiques et les acteurs économiques sont responsables d’avoir exclu les immigrés en ne les intégrant pas dans le monde du travail et en cela, ont laissé le champs libre aux fanatiques religieux qui se sont installés dans nos cités, en se servant de la misère pour manipuler les français d’origine maghrébine qui ne reconnaissent plus dans les valeurs de la république que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.
La République laïque se doit de reconquérir les zones de non droit abandonnées aux mains des islamistes qui menacent notre cohésion et divisent de plus en plus le corps social.

En cela, la mission parlementaire sur le voile intégral doit mesurer que nos concitoyens attendent de celle-ci qu’elle réaffirme haut et fort que la République est une et indivisible et qu’elle n’acceptera pas que le spirituel prenne le dessus sur le temporel au risque de mettre en danger et fracturer la nation toute entière.

La liberté de culte en France existe et doit être préservée, à condition que la pratique d’une religion quelle qu’elle soit ne prêche pas l’intolérance, le rejet de l’autre, à partir du moment, ou celui-ci ne pense pas comme celle-ci voudrait qu’il pense.
Cela s’appelle tout simplement la démocratie.
Le problème que nous avons avec l’Islam de Mahomet, c’est que cette religion ne se reconnait pas dans nos valeurs démocratiques.

Tous les exemples montrent que dans les pays théocratiques ou l’islam politique a pris le pouvoir, les libertés fondamentales n’existent plus. La pluralité de l’information a été bannie. Les opposants sont emprisonnés, torturés ou tués. Les régimes islamiques sont des dictatures que ne renieraient pas les nostalgiques du nazisme.
Nos élites politiquement correctes devraient œuvrer pour libérer les peuples opprimés par ces régimes barbares.

Les Suisses ont sans doute perçu avant tout le monde que l’Europe ne devait pas reculer sur ses valeurs, ce en quoi, nous devrions leur en être reconnaissants au lieu de les mettre au ban des nations.

Fabrice Letailleur

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