Le Pouvoir, c’est l’hypertrophie du Moi !

Dans la jungle politique, la sincérité apparaît très souvent comme une faute majeure, soit parce qu’elle peut être imprudente ou malvenue, soit parce qu’on peut toujours la déformer ou la retourner contre son auteur. En outre, rien ne dit qu’elle soit un gage de vérité. En effet, être sincère, c’est penser en accord avec soi – voire contre soi – ce qui n’empêche nullement d’être dans l’erreur !

Il reste que si la sincérité relève d’un emploi problématique, c’est parce qu’elle exige une qualité qui manque à la plupart des humains, et qui n’est autre que le courage – à commencer par le courage de déplaire ou d’être impopulaire.

Mais, de son côté, la vérité à tout prix est-elle bien raisonnable ? N’est-elle pas le plus souvent une folie ? Qui peut tout entendre, et, par suite, tout comprendre ? Dans quel domaine de notre humaine condition la transparence pourrait-elle être la règle d’or ?

Qu’adviendrait-il d’un homme politique aspirant au Pouvoir et qui, cependant, n’avancerait pas masqué ? Le Pouvoir ne l’est-il pas lui-même ?

Autant dire qu’au faîte du Pouvoir, il est difficile pour l’heureux élu de se départir de l’image avantageuse que le Pouvoir renvoie de lui, d’où l’arrogance que l’on sait – arrogance qui n’en demeure pas moins inacceptable !

Maurice Vidal

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1 Commentaire

  1. n’oubliez pas d’aller voter contre l’arrogance si vous n’osez pas voter pour les solutions que proposent le z