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Le pouvoir est trop grisant pour être abandonné par les urnes

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Je pense notamment à un jeune blanc-bec outre-Atlantique, vous savez, le genre de mec qui fait chier des millions de ses compatriotes, le genre de mec né avec une cuillère d’argent dans la bouche, le genre de mec qui ne sait pas ce que s’est de se lever à 6 h du matin pour aller bosser 8 ou 9 heures et rentrer chez lui tard le soir pour gagner une misère avec laquelle il ne pourra vivre décemment.

Être le fils d’un ancien Premier ministre, ça aide, quelque part. Après avoir fait preuve d’un courage exemplaire, tellement exemplaire qu’il n’a pas pu ravoir son pantalon, ce personnage, donc, va utiliser la loi sur les mesures d’urgence pour mettre fin aux blocages, soi-disant illégaux.
Parfois je suis un peu utopique, et j’imagine un monde où le chef constatant des manifestations importantes réunirait le Conseil des anciens en leur disant : « Nous avons un problème et nous nous devons de le résoudre par l’écoute et la négociation ». Hein, je rêve ?

Le Canada étant un État fédéral, certaines provinces ne l’entendent pas de cette oreille. L’Ontario va supprimer le passeport vaccinal à compter du 1er mars et le Québec étudie son retrait. À noter que la capitale de l’Ontario est Ottawa, ville bloquée par les routiers, et que cette ville est également la capitale du Canada où siège le gouvernement. Avoir un État fédéral peut présenter des avantages parfois.

Comme dirait un représentant en aspirateurs : « J’ai le même à la maison ». Copier-coller. La ressemblance tant physique et générationnelle est frappante. Leur façon de se comporter également. P… je me chie dessus, ils vont arriver, la peste brune est en route, oh là là ils vont envahir les lieux de pouvoir. Soyons prêts à tout, et surtout à partir, un hélico fera très bien l’affaire. Quelques temps après, ça y est, ils sont partis ? P… ça va chier des bulles carrées. Ils ont fait peur à ma famille, ces gueux, ils vont le payer. Lois d’urgence d’un côté, matraquages gratuits par la police républicaine de l’autre.

En parlant de république, il me semble que la nôtre, après bien des péripéties, a pour origine une révolution, non ? Ceux qui encensent notre république avec ses valeurs (très important les valeurs (tiens ça me rappelle Kaamelott)), s’insurgent et méprisent profondément le petit peuple qui a l’outrecuidance de réclamer ce à quoi il a droit. C’est-à-dire un peu de sous pour finir le mois et un peu de liberté histoire de vivre, tout simplement. La révolution c’était bien il y a 2 siècles et quand on l’étudie dans les livres d’histoire ou quand elle a lieu à l’étranger, mais aujourd’hui c’est inenvisageable et ceux qui osent seulement y penser sont des fallacieux, des nazis, des irresponsables, des moins-que-rien et des réfractaires.

Je ne pense pas que l’on s’en sortira par les urnes. Et ce pour la bonne et simple raison que le système ne le permettra pas. C’est aussi simple que cela. Regardez Le Pen, Zemmour, Mélenchon, Phillippot, Asselineau, et peut-être d’autres,  ils ne sont même pas sûrs d’avoir leurs parrainages. C’est normal et c’est voulu par toute la clique en place. Ce sont pourtant des candidatures sérieuses, ce qui prouve bien que ce système de parrainages est complètement dévoyé. Maintenant ils parlent du vote par correspondance ou du vote électronique. Pourquoi ? Parce qu’ils auront la main dessus. En votant électroniquement pour TATA, vous ne serez jamais sûr qu’à l’autre bout votre choix affichera TATA et que ça ne risque pas d’être TOTO. J’ai bossé dans l’informatique pendant plus de 40 ans et je peux vous garantir que l’on peut faire n’importe quoi sans que cela se voit.

Le système, l’État profond, les élites, appelez-les comme vous voulez ne permettront jamais l’élection d’un candidat dissident. Ils ont trop de pouvoirs et d’influences à travers le monde entier. Sans compter les multinationales riches à milliards qui ont plus d’influence qu’un État.
Non, vous dis-je, les urnes, c’est fini.

Robert CLORIC