Le Pr Belhadj dénonce la faillite du système de santé algérien

Pourquoi devoir obligatoirement se défendre, en Algérie, de faire l’apologie du système colonial français, puisque cela est l’évidence ?

Puisque c’est la vérité, pourquoi est-il interdit de l’avouer ?

Le professeur Rachid Belhadj, président du syndicat national des enseignants hospitalo-universitaires, n’a fait qu’affirmer une réalité évidente. C’est d’ailleurs ce qu’il a été obligé d’expliquer devant les critiques et les accusations dont il est l’objet depuis sa déclaration officielle lors d’une émission de la radio publique « Chaîne III ».

« Soit on n’a pas bien écouté l’émission ou bien on est en train de verser dans la démagogie. Cette même démagogie qui a rendu notre système de santé aussi fragile. Moi je n’ai dit que des vérités, à savoir que les grands CHU d’Algérie, et notamment à Alger, ce sont ceux qui ont été laissés durant la période coloniale. Cela je ne l’ai pas inventé ». 

Le professeur Belhadj assure, et c’est vrai, n’avoir relaté que des faits réels, précisant que le CHU Mustapha, où il exerce, a été bâti du temps des colonies.

« J’ai soulevé un problème majeur, à savoir que depuis l’indépendance, l’État algérien n’a pas investi malheureusement dans les grandes infrastructures hospitalo-universitaires. Et nous l’avions souligné lorsqu’on a commencé à construire la Grande Mosquée d’Alger. Nous avons dit qu’on aurait dû plutôt construire un grand CHU pour la capitale. Je pense que c’était une priorité. La preuve : nous sommes toujours en train d’affronter la pandémie du Covid et on a vraiment besoins d’infrastructures pour la santé des Algériens et, surtout, pour la santé de nos anciens moudjahidines, qui ont des besoins de soins spécialisés ». 

Les médias algériens reprochent au professeur Belhadj « l’abus et le déni de vérité » à propos justement du système de santé algérien, affirmant que plus de 80 % de ces structures de santé ont été réalisées depuis l’indépendance.

Ce qui évidemment est un mensonge.

Pourquoi s’obstiner à nier les bienfaits incontestables de la « colonisation » sur ce territoire où il n’existait pratiquement rien avant l’arrivée des Français ?

Pourquoi s’obstiner à éduquer la jeunesse algérienne uniquement sur les soi-disant « crimes » commis par la puissance coloniale ? (et pas seulement la jeunesse algérienne, mais la jeunesse française également, n’est-ce-pas, Emmanuel Macron ?)

Est-il si difficile d’admettre l’évidence ? Admettre que l’Algérie ne vit, depuis son indépendance, que sur les réalisations offertes par « les colonisateurs ».

Que depuis leur indépendance, la seule préoccupation de tous ceux qui ont gouverné ce pays a été de s’enrichir sur le dos de la population ?

L’Algérie ne devrait-elle pas se poser la question : « Pourquoi toute notre jeunesse n’aspire qu’à fuir vers l’étranger et surtout, vers l’ex-pays colonisateur ? »

Le professeur Belhadj en fait le constat : « La fuite des cerveaux est une réalité, on ne peut que constater le départ massif des médecins algériens vers l’étranger et sans doute nos malades devront-ils sûrement demander une prise en charge à l’étranger. Ce n’est pas avec « le tout va bien » qu’on va changer l’Algérie. On ne peut pas tromper tout un peuple avec des slogans, tout le temps. Ma honte c’est de voir des Algériens se faire soigner en Tunisie et en Turquie (il a omis, sans doute volontairement, de citer la France !). Je suis touché dans mon amour-propre, conclut-il ! ».

N’est-il pas grand temps, pour l’Algérie, de reconnaître, enfin, les bienfaits du colonialisme ? De reconnaître que depuis plus d’un demi-siècle son peuple ne bénéficie que des réalisations, des infrastructures, de tout ce qu’ont bâti ensemble « les colons » et les Algériens, et qu’il ne souffre que de ce qui a été détruit, volontairement, par les dirigeants successifs, dont le seul objectif n’a été que « de tourner la page » et d’imposer, de gré ou de force, la seule loi d’une religion, à la place de la république laïque ?

Le professeur Belhadj a été particulièrement lucide : ce n’est pas d’une Grande Mosquée que l’Algérie avait un urgent besoin !

Manuel Gomez

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20 Commentaires

  1. ils ne sont même pas capables de passer un coup de peinture sur les villes qu’on a laissées.
    Alors construire des hôpitaux…
    Les élites s’en foutent, elles viennent toutes se faire soigner en France.

  2. Oui une belle grande mosquée est primordiale et surtout que les fideles s’y entassent tous bien un maximum !!!

  3. Les algériens, peuple et gouvernants, sont des glandeurs qui ne foutent rien. Ce sont les parasites d’un territoire qui s’appelle Algérie.
    Ils sont forts en gueule pour clamer qu’ils aiment leur pays, mais en actes ils sont très peu patriotes. Ils sont convaincus qu’ils ne sont pas indépendants et que leur propre Etat est un Etat colonial. Ils sont certains qu’ils sont encore gouvernés par la France et que le plus urgent est de continuer leur guerre contre le « colonialisme francais ».
    Ils pensent que leurs dirigeants sont au service de la France et qu’ils ont un problème de personnes au sommet de l’état. Pourtant, le staff dirigeant à changé au moins 4 ou 5 fois depuis Benbella et sont toujours algériens issus du même peuple, même culture, même religion.

  4. les algériens, comme les français élisent des corrompus avide de pouvoir qui méprisent leur peuple, voilà encore un vice légué par le colonialiste français

  5. Je vois toujours pas les bienfaits du colonialisme.
    De maximum 1 million qu’ils étaient sous la régence turque, les islamo-berbères sont passés à 10 millions en 1962, 40 millions aujourd’hui par la grâce de la rente pétrolière, les alloc pompées aux français, les traffics et autres « aides au développement ». Ajoutons à ça toutes les colonies.
    Pour schématiser l’état français a fait un élevage massif de cafards, termites et autres saloperies pour les rammener à la maison. Normal que l’édifice se casse la gueule.
    Les algérats n’ont pas besoins d’hôpitaux, sauf si ces derniers pratiquent une stérilisation massive, car ils sont déjà trop nombreux, ni d’universités, car ils sont attardés. Il n’y a pas de fuite des cerveaux avec une population consanguine à 80 de QI.

    • Les diplomés algériens ne valent rien, surtout en médecine.
      On leur file juste des faux diplomes pour qu’ils se calment.
      Il doit y avoir autant de cerveaux en Algérie qu’il y a de librairies, soit 1 par millions.
      D’ailleurs l’islamo-berbère Belhadj, son argument massue, c’est d’améliorer le système de santé algérien pour garder en vie « nos anciens moudjahidines », qui comme les retraités « français » sont apparemment pléthores et quasi-immortels, imposants ujn drain financier non-négligeable à un pays de parasites qui ne produit rien.
      Mais faudrai pas que Mohamed et Massinissa, qui rêvent de venir en France pour voler, violer et tuer du kouffar, ce qu’on appelle des réparations coloniales, se mettent à réfléchir. Bon, avec un QI de bulot, ça leur est impossible.

  6. « nous sommes toujours en train d’affronter la pandémie du Covid et on a vraiment besoins d’infrastructures  » !?
    Pourtant d’après le site de Raoult en Algérie son « traitement » y est recommandé …alors qu’il y aurait il a « affronter » avec un tel traitement miraculeux ? 🙂

  7. C’est pourtant un peuple de courageux bâtisseurs. Ce sont eux qui ont reconstruit la France après la guerre (dixit les gauchistes). Alors, les courageux maintenant, il faut retourner au bled, le pays où les chèvres ne disent jamais non et où les voisins tiennent les pattes arriéres.
    Allez les ratons, on rembarque et direction le sud. Faut pas rester ici, c’est plein de racistes qui pissent sur le coran.

  8. La COVID-19 est une maladie de blancs chrétiens ai-je entendu, pas besoin d’hôpital pour soigner cette race protégée par allha le grandiose.
    Si leur dieu les abandonne, et bien qu’ils y passent tous, ça assainira la planète.

  9. Général de Gaulle :. »… Avez-vous déjà vu un Arabe construire un pont ? »

    Ni pont, ni hosto.
    En plus il n’y a pas que les « cerveaux » qui quittent l’algérie !

  10. Envoyez-lui Anane de Garches (et ces très nombreux collègues du même genre) et le problème sera réglé !
    Marre de tous ces médecins maghrébins qui occupent des hauts postes (ou même moindres) dans l’Hôpital public français depuis plus de 50 ans alors que leurs pays crient famine pour leurs hôpitaux respectifs (et pour le reste aussi d’ailleurs, éducation, emploi (sauf drogues pour le Maroc !), démocratie, etc). Ils ont voulu virer les médecins français après l’ indépendance de leurs pays mais, après leurs études ici, ils font leur carrière en France et ils sont des dizaines milliers dans ce cas. Bande d’hypocrites et de profiteurs !
    Le cas est le même mais dans une moindre mesure pour les médecins d’origine de l’Afrique noire qui eux aussi ne repartent jamais chez eux ou alors forcés.

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