Le premier 1er mai de Macron, l’homme à la main de fer…

Publié le 30 avril 2018 - par - 5 commentaires - 638 vues
Share

C’est le premier «  Premier Mai » de Macron Premier. Et qui tient ce muguet de la gentillesse et de la convivialité ? Sûrement pas notre président qui tient son bouquet d’une main de fer.  Il sera, face aux défilés populaires et aux manifestations des mécontents, imperturbable, intolérable et surtout fort, très fort. Derrière son visage de marbre, au fond de sa mémoire, surgiront les paroles de Turgot, en 1774, alors ministre de la marine tout juste démissionné par Louis XVI : «  N’oubliez pas, Sir, que c’est la faiblesse qui a mis la tête de Charles Ier sur le billot » écho de la parole de Louis XIV : «  Rien n’est si dangereux que la faiblesse, de quelque nature qu’elle soit ! »

Alors Macron Premier veut faire preuve d’un intransigeant pouvoir surtout qu’en face de lui, ne gesticule qu’une poignée de retraités en colère, de cheminots laminés, d’étudiants sans courage. Tous plient devant l’homme de fer.

Mais un an déjà au pouvoir voit Macron Premier tomber dans le piège de ses promesses. Pour financer tous ces changements sociaux, il pensait refaire une distribution équitable et juste : prendre aux uns pour redonner aux autres. L’ennui c’est qu’il s’est trompé de classes sociales pour partager. Les retraités, les étudiants, les locataires, les employés se sont vus «  plumés » pour aider les riches dans leurs investissements d’où découlerait un «  ruissellement », des miettes qui retomberaient dans la bourse des classes «  laborieuses «  et moyennes.

Cette théorie, vieille comme le monde, déjà employée en Egypte ancienne où le travail forcé des uns alimentait la richesse et la prospérité des pharaons, n’a presque jamais fonctionné. En prenant l’exemple des métiers Jacquard à Lyon, on constata que les bénéfices et privilèges des propriétaires des usines à tisser avaient servi à acheter des machines plus efficaces et rentables. Le «  ruissellement » n’apparut que dans la réduction draconienne des emplois et l’exil des ouvriers vers d’autres régions.

De nombreux économistes expliquent que lorsque les patrons/investisseurs reçoivent une telle manne, ils dépenseront ce surplus de gains dans la réduction de leur dette, puis dans l’achat de machines robotisées plus performantes et enfin s’il reste quelque chose, dans la création de quelques emplois.

Or c’est le programme de Macron Le Grand car il s’est mis dans une situation impossible lors de sa campagne électorale. Décollant de rien, sans parti donc sans financement public, sans réseaux étendus, sans fidèles, il a dû obtenir des sommes considérables pour son mouvement «  En Marche ». C’est un point obscur dont la presse ne parle que très peu. Où a-t-il trouvé les fonds ? Qui l’a aidé à ramasser ce magot ? Pour mettre près de 15 millions d’euros dans sa caisse en quelques mois, il a fait appel à des partisans de sa politique plutôt aisés. En échange que leur a-t-il promis ? Et le changement de l’ISF en IFI n’est-il un des gages de remerciement à cette catégorie de Français plutôt privilégiés. C’est de bonne guerre : lorsque j’ai sollicité le mandat à la mairie de mon village, j’ai été soutenu par quelques individus qui m’ont aidé à faire campagne. Un fois élu, ils sont venus, casquette à la main, chercher une «  petite récompense », un «  petit cadeau ». C’est ce qui s’est passé avec Macron en confiant des postes importants à ses adeptes : ministres, secrétaires d’Etat, têtes de gros organismes. Par contre pour les nantis qui participèrent à sa victoire, le don fut autre : baisse de leurs impôts par l’intermédiaire de l’IFI.

Mais maintenant la source de revenus publics semble s’épuiser. A force de taper sur les uns et sur les autres, il ne peut plus, dit-il, augmenter les impôts. Alors vient la vente des bijoux de famille : l’aéroport de Roissy, la FDJ ( Fédération des jeux, loto et tickets), éventuellement la SNCF ou d’autres compagnies d’état. Cela rapporterait des milliards d’euros déjà bien compromis dans son programme de réformes.

Dans quel réservoir pomper ? Dans quelle caisse puiser ? Là apparaît le casse-tête ! Les taxes sont toujours là pour compenser!

Il lui faut de l’argent et vite pour mettre en œuvre son idée de service civil pour 800 000 jeunes, la rénovation des universités, la disparition de la taxe d’habitation, véritable traquenard pour lui car cette décision, peu réfléchie, va pénaliser communes, départements et régions déjà bien ponctionnés avec la réduction des subventions.

Mais Macron, droit dans ses bottes, envisage de ne rien modifier à ses promesses électorales. Il laisse le soin de prendre des coups à ses larbins de ministres tandis qu’il joue les pigeons voyageurs aux quatre coins de la planète. Aujourd’hui lundi ce sont les Etats-Unis, vendredi, c’est l’Australie. Un vrai touriste qui s’exhibe sans trop recevoir en échange comme avec Trump. Il a beau vanter la production de nos usines militaires (Dassault, son grand copain qui va voir ses impôts baisser de dizaines de millions d’euros en octobre), la qualité de nos rares appareils industriels (lire  « Quand le Made in France devient le Mad in France ») et la beauté de nos produits de luxe, il n’obtient que de piètres résultats qui ne bouchent pas le déficit de notre balance commerciale par rapport au surplus de celui de l’Allemagne.

Des questions épineuses se posent : comment compenser la perte de la taxe d’habitation ? Comment payer pour le service civil ?

Certainement un bon tour de passe-passe, un tour de magie, un numéro d’illusionniste comme sait le faire notre Macron Premier qui a appris toute cette panoplie de gestes surprenants dans les banques, à l’Elysée et auprès de ses conseillers.

En fin de compte, les spectateurs d’abord subjugués par ces discours de campagne seront toujours les dindons de la farce. Les retraités qui, en majorité avaient voté pour ce jeune prince sorti d’un conte de Perrault, dynamique et innovant, en sont revenus de ce messie. Malheureusement ils ne peuvent, comme les syndicats et les classes moyennes,  s’organiser pour des manifestations monstres. Ce sont des rassemblements de quelques milliers de personnes qui brandissent des pancartes ridicules et peu efficaces. On est loin de Mai 1968 !

La grève des cheminots s’épuise, les manifestations pétaradent. Macron sans lever le petit doigt va gagner et imposer ses réformes. C’est le plus fort qui ne veut pas faire preuve de faiblesse comme son prédécesseur qui échoua dans les poubelles de l’Histoire.

André Girod

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
hathoriti

Personnellement, je n’ai jamais été subjuguée par ce (jeune prince sorti d’un conte de Perrault????) jeune parvenu aux dents longues sorti de la banque rostchild ! et je n’ai pas voté pour lui !!! Donc, il cherche des sous, le minable minus ? Vous inquiétez pas ! Ses maîtres trouveront comment plumer encore le peuple de France…ils ont une longue, très longue expérience…macron, l’homme de fer ? Vous voulez rire ! Il se sait soutenu par les puissances financières apatrides et il joue les gros durs…Mais, quand il sera face à ses juges, là, l’homme de fer redeviendra ce qu’il est réellement…

claude

ah bin il va en trouver du pognon macron, déjà avec la limitation de vitesse à 80Km/h et les voitures/radars banalisées conduites de surcroît 8 heures par jour!

Merlin

L’économie française n’a plus aucune vitalité (normal, quand on a perdu presque toute son industrie, secteur essentiel pour l’exportation et l’investissement).
Donc, Macron (et ses successeurs) n’auront qu’une seule solution : augmenter les impôts.

dufaitrez

Les Promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, disait-on…
Cette fois-ci, elles semblent tenir, car coûteuses ! Oui, mais à quel prix ?
Dette abyssale de 2.200 Mds (plus SNCF et Borloo à venir, 100 Mds), manifs, etc…
Paupérisation des communes, dépenses immigrationnistes, Plus de nouvel impôt ?
Il suffira de les augmenter !
L’Usine à gaz du prélèvement à la source est fait pour ça !

a.picadestats

N’oublions pas les petites aides et cadeaux financiers à l’étranger.En lisant la presse du sud méditerranée on découvre des choses et l’on ne nous dit pas tout!