Le prix de l'argent islamique : le personnel féminin d'un hôpital bolivien obligé de porter le voile !

L’affaire se passe dans la ville d’El Alto où les présidents bolivien et iranien viennent d’inaugurer en grande pompe par, un hôpital construit… grâce à des capitaux venus tout droit d’Iran.
Cadeau empoisonné puisque les généreux donateurs ont exigé, en contre partie, que tout le personnel féminin – médecins, infirmières ou autres- porte le voile pour respecter la loi islamique !
C’est une représentante du personnel qui, sous le couvert de l’anonymat – de peur des représailles – a dénoncé cette exigence imposée par l’administration même de l’hôpital et fait part de son indignation, au journal La Prensa de La Paz. Du coup le journal a diligenté ses fins limiers sur place et confirmé l’information. Leur correspondante a ajouté que pour pouvoir être embauchées dans cet hôpital, les candidates devaient accepter d’en passer par là.
Nadia Pou Munt, la responsable de ce système d’évaluation au sein de l’hôpital est une envoyée de la République islamique d’Iran. Bien que n’ayant pas pu être jointe au téléphone, elle a fait savoir, dans un journal local, qu’avant de procéder aux auditions des candidates, « on leur a demandé si elles étaient d’accord avec ce règlement, et toutes l’étaient ». Cette exigence a été imposée du fait que l’hôpital est considéré comme un morceau du territoire iranien ».
Et le journal d’ajouter, pour éclairer ses lecteurs qui seraient moins au fait que les européens de la situation politique en Iran, que ce pays vit sous un régime de théocratie imposant comme loi la sharia, ce qui oblige les femmes à se couvrir la tête et/ou le corps afin « d’éviter des sentiments indésirables aussi bien chez la femme que chez l’homme ». Précisant que les femmes encourent des châtiments y compris corporels si elles contreviennent à cette obligation.
Lors de la cérémonie officielle d’inauguration de l’hôpital en présence des présidents Chavez et Ahmadineyab, « des voiles blancs ont été ainsi distribués aux femmes par l’administration hospitalière. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs, dès ce jour-là, exprimé qu’elles n’adhéraient pas à cette mesure « étrangère aux us et coutumes de la société bolivienne ».
Pressé de s’exprimer, le ministre de la Santé, Ramiro Tapia, a déclaré « Nous respectons la loi qu’ « ils » (les Iraniens) peuvent avoir dans leur pays, mais nous nous avons la nôtre que nous ferons respecter ». Et de laisser entendre que le personnel technique iranien doit encore installer les équipements, mais qu’à partir du 1er janvier, date de la véritable mise en service de l’hôpital, « nous appliquerons nôtre loi ». Autrement dit, en attendant, le personnel féminin doit porter le hijab et suivre les exigences des Iraniens, en déduit le journaliste avec humeur.

Le socialiste Gustavo Torrico, député du Movimiento Al Socialisme, qui vaut bien ses confrères du vieux continent, a défendu l’exigence imposée par les Iraniens au personnel féminin de l’hôpital, car a-t-il affirmé « c’est comme si elles marchaient sur le territoire iranien » ! Il a considéré comme ayant « peu de poids et étant sans fondements », les dénonciations émanant du personnel, il a préféré évacuer le fond de la question en accusant l’opposition de vouloir créer des problèmes entre le gouvernement bolivien et celui d’Iran par une critique de l’usage du voile. Quant à la présidente de la Commission des droits de l’homme de la Chambre des députés, membre aussi du MAS, elle n’était pas joignable. Heureusement dans ce concert de lâchetés, l’activiste Maria Galinda a souligné que c’était un retour en arrière à l’époque du Moyen Age et en a attribué la responsabilité au gouvernement.
– les réactions des internautes sont désopilantes !
Un médecin : « mmm… ça veut dire que si les équipements étaient donnés par un pays africain on devrait s’habiller comme un Zoulou ???… ou si ça venait d’Inde on devrait venir travailler à dos d’éléphant et pas en voiture ?… et si ça venait de pratiquantes musulmanes plus radicales on devrait obliger nos collègues à porter la burqa ? ». L’auteur de la lettre ajoute : « je demande pardon aux Africains, aux Indiens et aux Musulmans d’employer des stéréotypes, pour illustrer mon commentaire ».
Roca (qui semble vivre en Europe) : « Dehors les Iraniens ! Je me sens humilié que dans ma propre patrie on me dise comment je dois me comporter et quelles coutumes je dois acquérir d’un pays aussi belliciste que l’Iran. Ils sont les nouveaux colonisateurs, d’ici peu ils vont nous imposer de lapider les femmes qui commettent des délits.
Ça suffit, qu’ils le remportent chez eux cet hôpital ; ils sont en Bolivie et doivent respecter nos us et coutumes. Ici en Europe pour qu’ils étudient on leur fait retirer le voile »
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El Duende : « heureusement qu’on n’a pas eu droit à un hôpital juif, sinon tous les hommes on aurait dû subir la circoncision…ah,ah, ah, ah, ah, ah.. ;
Heinz : Vous les catholiques vous n’êtes pas meilleurs ou pires que les musulmans, sauf que vous êtes en décadence (…)
Mendoza : « Demain matin même, je vais à cet hôpital chéri avec la revue Play Boy » ;
Ribera : « EVO (Morales) est un pauvre type qui ne sait pas faire respecter son pays » ;
Pinto : « dire qu’hier on a célébré la journée internationale du droit des femmes… » ;
Mendozabb : « comment nos dirigeants pourris peuvent-ils accepter des conditions qui humilient nos femmes ? »
Un anonyme : « se couvrir la tête ; la corps et parfois les mains c’est indiquer qu’une femme ne commet pas de péché avec un homme ( les musulmans semblent être des hommes qui ne savent pas se contrôler) ».
Dans le lot il n’y a que deux réaction sinon positives du moins neutres du genre « il y des problèmes plus importants que cela ».
Annie Sugier
Cf. http:/www.laprensa.com.bo/noticias/26-11-09

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