Le programme de la bureaucratie européenne : « boire et manger »

Publié le 27 septembre 2016 - par - 4 commentaires - 718 vues
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JunckerHollandeMerkelLes peuples européens ont perdu leur souveraineté en élisant l’Assemblée du parlement européen. Le premier acte de l’Assemblée du parlement européen devait reconnaître officiellement la souveraineté des peuples européens. Son deuxième acte aurait dû élaborer une Constitution sur la base de la souveraineté des peuples dans le but d’éliminer tout ce qui, en Europe, contrevenait au « principe de la souveraineté populaire« .

Elle devait prendre les mesures nécessaires pour déjouer toutes les attaques de la bureaucratie de la Commision européenne et « défendre la souveraineté des peuples européens« . Comme chacun sait, les règles de la bureaucratie de la Commision européenne font que ce sont toujours « les pieds de chaises » qui décident.

En réalité, la bureaucratie de la Commision européenne se conforme à des « devoirs d’écolier » et la plupart des députés européens ne connaissent pas la question que l’Assemblée va devoir voter après des débats dans le vide, des gesticulations et des bavardages, sans jamais une réelle discussion. C’est pourquoi, les élus ne peuvent, dans leur ensemble, se refuser à faire des remarques « au sujet de tout et de rien« .

Et pendant que l’on discute pour savoir ce qui doit avoir la priorité dans les débats, de multiples amendements pleuvent à cette proposition. On en parle, on palabre, on fait du bruit, on perd son temps et on reporte le vote. À la reprise, il pleut de nouveaux amendements et de nouvelles digressions, et après de longs discours dans la confusion générale, on décide de renvoyer en commission la question à l’ordre du jour. Et il est temps pour les élus et pour la bureaucratie de la Commision européenne d’aller « boire et manger ».

Plus tard, après force libations, on se querelle au sujet du procès-verbal, on prend connaissance des innombrables propositions, mais sans jamais revenir à l’ordre du jour, dans le respect du règlement, et sans s’opposer aux abus de pouvoir de la bureaucratie de la Commision européenne. Il s’agit encore et toujours d’une tentative indiscutée et réussie de la bureaucratie de la Commision européenne, de décider d’une affaire qui était particulièrement de la compétence de l’Assemblée du parlement européen.

C’est le moment de « demander des comptes à cette bureaucratie outrecuidante » qui, sous les yeux de l’Assemblée, continue de « menacer dangereusement la souveraineté des peuples européens« . C’est donc le moment de « protéger les peuples européens désarmés contre les exactions d’une bureaucratie » qui leur est imposée et qu’on a « mobilisée contre eux« . Quand les élus européens ont décidé d’aller « boire et manger », ils ne voient là que bagatelles ! Il faut abandonner la souveraineté des peuples européens à un destin funeste.

Les affaires d’intérêt personnel et la nécessité impérieuse d’aller « boire et manger » passent avant.

En effet, qu’est-ce que le respect du bien public ou de l’intérêt général en comparaison ?

Mais l’Assemblée du parlement européen a le « coeur sensible« , elle « élit une commission » qui doit se pencher sur le bien public et instruire l’affaire de l’intérêt général quand le moment est venu de lever la séance et d’aller « boire et manger ». On perd le fil des bavardages parlementaires quand l’affaire de l’intérêt général se résume à une question inutile et qui sera abandonnée : en tout cas, personne n’en entendra plus parler. En compensation s’abat une véritable masse de propositions avantageuses et bien intentionnées pour les élus.

Après l’urgente nécessité d’aller « boire et manger », les vains représentants des peuples européens manifestent avec obstination « leur intelligence bornée à propos de sujets dont ils ignorent le contenu« . C’est pourquoi d’innombrables discours, pétitions et protestations vides de sens, croient pouvoir combler le vide.

Finalement, les discours misérables des représentants des nations européennes se déversent et se perdent dans un climat abruti de somnolence sous l’effet des libations alcoolisées et de la digestion générale.

Pendant ce temps, la police de la pensée, dans sa haute et profonde sagesse, affirme que la réaction se serait attirée par ses discours la mauvaise humeur des représentants bourgeois des peuples européens et, pour cette raison, les sites de réinformation devraient en pâtir. La répression de la liberté d’expression, voilà ce que la police de la pensée se permet après les provocations des élus du Parlement européen, à propos des droits de l’homme étranger et du citoyen du monde, pour une Europe sans frontière ouverte à tous.

On comprend la confiance perdue des peuples européens dans l’Assemblée du parlement européen et dans la bureaucratie de la Commision européenne. Pourtant, l’affaire de la confiance perdue est plus que pressante avec la montée en puissance des Droites Nationales et de la ligne Bleu-Marine, soutenues par les peuples européens qui ont perdu leur souveraineté en élisant les représentants du « boire et manger ».

Malgré cela, il est encore temps, naturellement, d’aller « boire et manger » avant de devoir siéger en séance. Tout se passe « comme chez soi où on peut manger et boire à toute heure« . C’est pourquoi, on ne peut jamais aborder la question de l’expulsion des migrants et des sans-papiers. « L’urgence est donc d’éluder la question« . Alors, la Commission pourra toujours faire un rapport, encore que cela n’intéresse personne.

Quoi qu’il en soit, il est hors de propos de vouloir rétablir l’ordre républicain à Calais et dans les autres campements de migrants, même si on disposait d’une garde nationale, car la règle est que le gouvernement a exigé que les ordres éventuels de rétablir l’ordre républicain ne soient pas exécutés. Il est clair pour la gauche au pouvoir que les habitants de Calais sont animés d’un esprit malfaisant et d’intentions xénophobes.

Ce qu’on fait pour examiner l’ordre du jour, c’est de dire la nécessité de répartir les migrants dans les campagnes. La politique de Merkel doit toujours « faire un sort aux plus pauvres et aux exclus du monde rural » pour les « submerger par des invasions successives et coûteuses de migrants avides des mannes » attendues des collectivités locales surendettées, comme le sont les travaileurs « survivants du monde paysan« .

Quoi qu’il en soit, la plupart des bavardages des représentants indignes des peuples européens sont depuis longtemps devenus sans objet, car l’Assemblée décide de différer l’affaire et d’aller boire et manger.

Les discussions des élus de l’Assemblée sont toujours nombrilistes et très vagues. Même devant une résolution modérée sur les migrants, après toutes les discussions possibles dans le vide, l’Assemblée juge cette proposition trop énergique et décide de laisser les pays membres, à la merci des invasions successives et coûteuses de migrants, supporter la charge de ces migrants qui sont toujours plus nombreux.

L’ordre du jour reste toujours le même : il est encore temps d’aller « boire et manger ». Enfin, après de longs préliminaires au sujet du procès-verbal, la question de l’expulsion des migrants vient en discussion.

On discute de long en large jusqu’à des heures avancées de la nuit, puis on va « boire et manger ». On tient séance jusque tard dans la nuit et on conclut enfin l’affaire de l’expulsion des migrants. Mais, à cause de la lenteur des débats de l’Assemblée, on liquide la question en décidant de ne rien décider, ni par l’affirmative, ni par la négative, la question de l’expulsion des migrants étant ajournée.

Si la question de l’expulsion des migrants est négligée par l’Assemblée du parlement européen, on a toutes les raisons de croire qu’après cette « décision de ne rien décider« , la séance nocturne de l’Assemblée du parlement européen doit être levée pour aller  « boire et manger ».

Thierry Michaud-Nérard

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Notifiez de
LislamEstUnCancer

Après les dîner de princes un jour ce sera pour eux l’Armée du Salut.

Dugenou

« Boire et manger » serait plutôt : « Aller à la soupe ou à la gamelle!! »

Mais qui a élu ces planqués de l’union européenne quant on pense qu’un Moscovici qui était ministre sous François Mollande et qui à réussi étant incompétent en France à se retrouver à conseiller l’union Européenne à Bruxelles

BUTTERWORTH

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