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Le PS d'Aubry : un parti affairiste et clientéliste, qui n'a plus rien de socialiste, ni de républicain

Dans une interview au journal Le Monde, Martine Aubry dévoile « les grandes lignes du projet socialiste pour 2012 » (1). C’est assez ahurissant comme langue de bois politicienne.
Par exemple : « Notre projet s’articule autour de trois idées forces. D’abord, le redressement de la France – car sans croissance on ne peut rien –, fondé sur l’innovation technologique et sociale, une société créative, une politique industrielle active, une agriculture de proximité et de qualité. »
Je ne connais guère de responsables politiques qui promettent le naufrage de la France, la décroissance, la régression technologique et sociale, la mort de notre industrie et une agriculture au rabais. Donc voilà une « idée force » qui peine à distinguer le Parti socialiste de ses concurrents dans sa course à l’Elysée.
« Ensuite, la promotion d’une société de justice et de respect, fondée sur l’égalité réelle, avec des droits adaptés à chacun, mais aussi des devoirs. »
Là encore, quel alignement de banalités ! Qui voudrait le contraire de tout cela ? On s’étonnera simplement qu’on parle « d’égalité réelle avec des droits adaptés à chacun », puisque par définition l’égalité ça doit être les mêmes droits (et les mêmes devoirs) pour tous. On sent donc poindre un soupçon de « discrimination positive ».
« Et enfin, de nouvelles pratiques démocratiques pour que les citoyens contribuent réellement aux décisions et à la transformation de la société. »
Blablabla là encore… Et nous verrons plus loin que les « pratiques démocratiques », ce n’est pas le fort du Parti socialiste du nord au sud de la France.
Martine Aubry critique chez Nicolas Sarkozy « Les slogans simplistes ne marchent plus : « travailler plus pour gagner plus ! », « la France des propriétaires ! » ». C’est vrai que les « slogans simplistes », on sait ce que cela veut dire au Parti socialiste.
Mais heureusement, pour sa première secrétaire, « notre démarche est radicalement inverse ». On comprendra donc que les têtes pensantes du PS préparent la France des locataires, et puis, au choix :
– « travailler moins pour gagner plus ». Classique « demain on rase gratis » de tous les lendemains qui chantent.
– « travailler plus pour gagner moins ». Les salariés irlandais, grecs et portugais connaissent déjà l’application de ce concept grâce au très socialiste Dominique Strauss-Kahn, président du FMI.
– « travailler moins pour gagner moins ». Là ça doit être la touche Aubry dont on a déjà mesuré un avant-goût avec les 35 heures, et dont évidemment l’idéal serait le chômage (on ne travaille plus du tout) en touchant le RSA (on gagne très peu).
Martine Aubry explique qu’il faut « retrouver la maîtrise du temps ». Sans doute une référence à François Mitterrand et à son « il faut donner du temps au temps ». Pour la maire de Lille, « il faut du temps : dix, quinze ans » pour réaliser le programme du Parti socialiste. Soit deux ou trois mandats présidentiels. Vous êtes prévenus. Mais après tout, c’est à peu près le temps qu’il a fallu au Parti socialiste pour ne toujours pas avoir de programme, entre 1995 et 2011.
Qu’on se rassure cependant : « Nous dirons clairement ce que nous ferons dès la première année. » Et là on appelle un spécialiste : « C’est le sens de la mission que j’ai confiée à Laurent Fabius. » On se rappelle que celui-ci fut appelé par François Mitterrand trois ans après son élection à la Présidence de la République, pour rattraper par un plan de rigueur sans précédent les « on rase gratis » de son prédécesseur à Matignon. C’est donc rassurant de savoir que Laurent Fabius s’y colle encore, 27 ans plus tard (ils sont inusables…) : si le candidat socialiste est élu en 2012, on aura le plan de rigueur tout de suite, surtout si l’heureux élu est DSK spécialiste mondial ès serrage de ceinture. Et plus tard, peut-être vers 2025 si tout se passe bien, le bonheur pour les survivants.
Martine Aubry termine son interview par de nouvelles banalités des plus floues : « dégager des moyens nouveaux pour la police et la justice », « réforme fiscale », etc.
Et la cerise sur le gâteau : « il faudra d’abord s’attaquer au chômage des jeunes en leur proposant des emplois d’avenir ». C’est vrai que personne n’y avait pensé auparavant : pour qu’un jeune ne soit plus au chômage, il suffit qu’il ait un emploi. On mesure là toute l’innovation révolutionnaire du futur projet socialiste, qui devrait faire pâlir de jalousie Jean-Luc Mélenchon.
On aurait aimé, au lieu de ce ramassis de lieux communs que le plus nul des apprentis-éléphants aurait pu aligner, une véritable vision d’avenir, un projet pour la France, une attache charnelle pour notre pays, son histoire, sa culture, une réelle ambition pour nos concitoyens et pour leurs enfants, et un engagement clair et précis du Parti socialiste à faire de la vraie politique, c’est-à-dire à s’occuper avec dévouement des affaires de la cité.
On a juste droit à une déclaration de principe : « Les Français, pour 2012, sont en attente de sens, d’éthique, de vérité. »
Et ça, venant de la bouche de Martine Aubry, c’est à hurler de rire !
« Sens » ? On en a constaté l’absence totale au Parti socialiste depuis des lustres, et comme nous l’avons montré, les « grandes lignes » du projet présentées par Martine Aubry dans le journal Le Monde n’en apportent pas davantage.
« Ethique » ? Combien de scandales, de magouilles, de détournements de fonds publics, de clientélisme calculateur, ont entaché le Parti socialiste dans ces dernières années ? Qu’on se rappelle les tripatouillages de votes internes ! Qu’on se rappelle Hénin-Beaumont, où Martine Aubry allait parader aux côtés de Gérard Dalongeville, et alors qu’on apprend maintenant que le parti socialiste est englué dans cette région chère à sa première secrétaire dans un véritable système mafieux qui allait même jusqu’à soudoyer des magistrats (2) !
Qu’on se rappelle l’incroyable imbroglio là encore maffieux dans lequel pataugent les élus du Parti socialiste à Marseille, que ce soit au Conseil régional, au Conseil général ou à la Mairie ! Le système BAC (banditisme, affairisme, clientélisme) dans toute sa splendeur, que les juges peinent à décortiquer tant il est complexe et dense. Des affaires liées aux marchés de ramassage des ordures (et on même apprend que la fameuse grève des éboueurs a été téléguidée par les politiciens socialistes pour favoriser leurs affaires…), de travaux publics, de gardiennage, jusqu’aux versements de subventions à des associations fantoches et communautaristes pour acheter la paix sociale et des suffrages, c’est un scandale gigantesque qui entache tout le parti de Martine Aubry. Le tout aux frais du contribuable local qui voit ses impôts augmenter d’une manière vertigineuse pour engraisser toute cette mafia.
Et quand un jeune élu Front national dénonce tout cela lors d’une séance du Conseil régional PACA, il se fait traiter de « raciste » et menacé de poursuites judiciaires par le président socialiste Michel Vauzelle. Et toute la gauche de l’hémicycle applaudit Vauzelle alors que la droite baisse le regard. Normal, on sait maintenant qu’il y un pacte, un « modus vivendi » entre Jean-Claude Gaudin et le clan Guérini : « je te tiens, tu me tiens par la barbichette »…
Tu parles d’une « éthique » !
Evidemment, tous les partis ont des brebis galeuses, mais rarement à ce point. Et quand on l’apprend, on les désavoue, on les jette dehors immédiatement, et on leur colle un procès aux fesses ! Ce que n’a jamais fait Martine Aubry.
Qu’elle ne vienne pas jouer les « on ne savait pas » ! Tout le monde le sait depuis des mois à Marseille, et rien, strictement rien n’a été fait comme ménage au Parti socialiste.
« Vérité », ose dire Martine Aubry. La vérité sur le Parti socialiste des Bouches-du-Rhône, elle la connaît personnellement depuis trois mois, indépendamment des poursuites judiciaires qui défraient la chronique et qu’elle peut lire dans les journaux. Et très exactement depuis le 8 décembre 2010, par un rapport circonstancié et confidentiel que lui a remis Arnaud Montebourg qui a enquêté sur place, et que le journal Le Point vient de rendre public (3).
Le Monsieur Propre du Parti socialiste relate « le système de pression féodal reposant sur l’intimidation et la peur », « les dérives les plus graves dans l’usage de l’argent public », « les pressions et les menaces sur les camarades », les finances publiques utilisées « pour faire pression sur les élus socialistes afin de s’assurer de leur soutien sans faille – pour ne pas dire leur docilité – quand il ne s’agit pas de leur silence », « l’utilisation des moyens publics retirés ou attribués au gré des humeurs arbitraires du président », etc.
Arnaud Montebourg conseille à la première secrétaire du Parti socialiste le démantèlement de cette section, et évidemment l’éviction du parti de Jean-Noël Guérini, son président autoproclamé (dans des circonstances ahurissantes décrites dans le rapport) et de ses complices.
Qu’a fait Martine Aubry de ce rapport ? Elle l’a tout simplement enterré, et n’a pris aucune décision pour nettoyer les écuries d’Augias. « Sens, éthique, vérité », elle s’en fout royalement ! Et elle se fout donc totalement des Français qui en réclament. Mais il est vrai qu’elle-même s’est largement distinguée dans le clientélisme auprès de ses amis islamistes du Nord… (4)
Du nord au sud de la France, le Parti socialiste de Martine est gangrené par le détournement de fonds publics par de petits barons mafieux. Ses responsables sont très mal placés pour donner des leçons à l’UMP dans ses « affaires » et ses conflits d’intérêts. Chez la mère Aubry, on n’a pas que des casseroles, mais de véritables batteries de cuisine, et on sait très bien gérer les « intérêts » personnels en plumant le contribuable. Il n’y a plus rien de « socialiste », ni même de « républicain » dans ce parti où les deux principaux candidats à la candidature présidentielle sont les idiots utiles des deux totalitarismes qui nous menacent : le mondialisme chez DSK et l’islamisme chez Aubry.
Et « ça » veut diriger la France ? Non merci. Tout au contraire, les dirigeants du Parti socialiste devraient rendre des comptes devant les tribunaux pour avoir couvert sans scrupule toutes les « affaires » dont sont coupables ses élus locaux. Et j’ai bon espoir qu’on leur fera rendre gorge tôt ou tard de toutes les spoliations qu’ils ont infligées aux Français.
Roger Heurtebise
(1) http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/02/pour-2012-les-francais-sont-en-attente-de-sens-d-ethique-de-verite_1487420_823448.html
(2) http://ripostelaique.com/Maitre-Wallerand-de-Saint-Just-Il.html
(3) http://www.lepoint.fr/politique/le-rapport-montebourg-qui-denonce-les-derives-du-ps-marseillais-02-03-2011-1301496_20.php et http://www.lepoint.fr/politique/le-rapport-montebourg-qui-denonce-les-derives-du-ps-marseillais-02-03-2011-1301496_20.php
(4) http://ripostelaique.com/Le-palmares-anti-laique-lillois-de.html