Le Québec résiste mieux à la charia que les « Anglos »

Si l’on se contente d’un rapide regard sur les photos illustrant cet article, l’impression est d’opposer le doux sourire d’un ami venu de loin pour vous ouvrir les bras à la sévérité quelque peu compassée d’une directrice d’école mettant les choses au point dans son établissement, dès la rentrée.

http://www.postedeveille.ca/2013/09/le-quebec-devrait-rejeter-toute-demande-d-immigration-d-une-personne-qui-adhere-a-la-charia.html

La lecture du texte accompagnant cette présentation permet de corriger bien vite cela : à gauche s’insinue l’entrisme tout de miel et d’acide d’un système de pensée dont à droite il est désormais fortement question de juguler les prétentions à tout régenter, les gens et les bêtes, les objets, le passé et le futur, les corps et les âmes, enfin, tout.

Il est pourtant engageant, notre prêcheur du Vendredi sous les aurores boréales. Regardez-le bien. Love and peace, ajoutez un zest de tolérance et vous avez le sirupeux cocktail qui fait oublier les soucis, sous les palmiers. « Laissez venir à moi les petits Québécois, je les prends en charge, je leur montre la voie, je leur souris comme au jour de leur venue au monde. Je suis le grand frère qui demande simplement qu’on lui ouvre la porte, qu’on le réchauffe au bout de son long voyage, qu’on lui offre le lait, la couverture, et le ciment pour construire sa maison dans la cour de ses hôtes. Où est le mal ? « 

Madame Gagnon-Tremblay, Ministre québécoise, a ressenti, derrière le sucre du loukoum, quelque chose d’inquiétant. Lorsqu’elle a interrogé ses collègues de la planète anglaise, on lui a répondu qu’à Toronto, Ontario, on ne voyait rien de spécial. De toute manière, il est, n’est ce pas, un rien insolent de la part d’une vaincue de 1759 de prétendre donner une alerte quelconque. « Les Canadiens Français, un peuple sans Histoire et sans littérature« , avait conclu Lord Durham dans son rapport aux conquérants. Lesquels sont aujourd’hui devant le dilemme que connurent les Français il y a deux siècles et demi : se soumettre ou s’en aller.

Madame Gagnon-Tremblay, dont les ancêtres ont expérimenté la sujétion, désire simplement demeurer sur sa terre. Aussi le fait-elle savoir à ceux qui voudraient bien l’en déloger. L’imam est donc invité à aller se faire voir chez les Grecs, lesquels, à mon humble avis, ne sont pas forcément disposés à le laisser pérorer du haut d’un minaret. Sic transit… La condition des soldats d’Allah se fait rude par les temps qui courent. C’est que les crocs aiguisés ont de plus en plus de mal à se dissimuler derrière la pulpe des bons sourires.

Les « Anglos » du Canada ressemblent assez, en fin de compte, à leurs cousins de Grande-Bretagne. Égocentriques et faussement perméables, capables, le moment venu, de dresser brusquement les gibets où se balanceront séance tenante les trublions de l’ordre royal. Comme les Français, les Québécois essaient en revanche de prendre le temps de comprendre. Descartes a dû s’inviter sur le Saint-Laurent. Mais comme aux Français, ils leur vient à l’esprit, au bout d’une longue analyse, le projet de sauver ce qui peut l’être de leur précieux capital, lorsque celui-ci est menacé. Quoi qu’il en soit, Anglais et Français ne pourront échapper à la sainte alliance contre l’ennemi imprudemment invité à s’installer dans la place.

Ce qui en est semble-t-il l’annonce, aujourd’hui, dans les profondeurs comme à la surface de la Belle Province. Monsieur l’imam, je le crains, va devoir remballer sa charia, prendre avec elle le taxi pour l’aéroport de Montréal et chercher des cieux plus cléments pour lui donner de l’air. Je lui conseille la Syrie, où la substance vitale de l’Islam a trouvé, dans le terreau d’Al Quaida, le nutriment dont le pays de Champlain, de Frontenac et de René Lévesque risque fort de le priver, demain.

Alain Dubos

image_pdf
0
0