Le Québécois, nouvelle tête de turc de l’Islamophobie !

Publié le 22 mars 2015 - par - 1 634 vues
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unis-contre-islamophobieLe couperet du coupe gorge est tombé : les Québécois viennent de rejoindre au firmament de l’islamophobie institutionnelle, les xénophobes patentés que sont depuis longtemps leurs cousins français d’outre-Atlantique. Nos bobos-libertaires-libre-expressionnistes-plateau-montréalais alliés à nos chantres de la communauté-persécutée-victime-de-la-cabale le décrètent, le disent et le croient. La doxa n’a qu’à bien se tenir… sachant évidemment que cela n’aura jamais « rien à voir avec l’islam ». Pardon pour le réactionnisme instinctif!

Prenons un exemple au hasard :

Imaginons qu’un français pur souche atterrit chez nous au Canada et commence à nous entretenir de sa mission dans la vie qui est de travailler à convaincre nos gouvernants d’instaurer comme code juridique de l’occident, les capitulaires des rois mérovingiens (après-tout, ce code est fait de coupage de têtes, de tranchage de mains et de pieds, de grands châtiments et de consumation par le feu, à l’image de la charia qui a été élaborée à peu près à la même époque), vous auriez certainement des doutes sur son équilibre mental; et s’il devenait subitement agressif dans la conversation, vous appelleriez probablement la police; on le ferait rencontrer un psy; peut-être serait-il interné…

Alors lorsqu’un imam intégriste et radical débarque en grande pompe à Montréal en racontant et prônant exactement la même chose, lorsqu’il « révèle » à ses fidèles médusés que le destin de l’islam est de prendre éventuellement le contrôle de la planète, puis d’imposer à une société occidentale qui développe le TGV, marche sur la lune et envoie des robots sur une astéroïde, un code de loi issue des sables du désert façonné à l’époque de Charlemagne et inaltéré depuis, la moindre des choses de la part de nos élus, seraient de s’insurger vigoureusement et sans hésitation en face de ce débordement si contraire à nos valeurs fondamentales. Félicitation à Denis Coderre le maire de Montréal, pour l’avoir fait!

Mais quand Philippe Couillard ose dire que tous peuvent pratiquer l’islamisme radical tant que cela ne nuit pas aux autres, quand Kathleen Veil, ministre des communautés culturelles, affirme qu’elle ne voit pas de problèmes à embaucher dans son cabinet un musulman radical, là, ils dépassent simplement les bornes! Passons sur le fait que notre premier ministre semble incapable de faire la distinction entre piété individuelle et un phénomène idéologico-universel belliqueux comme le radicalisme islamiste. Passons aussi sur sa sujétion à la pensée unique du multiculturalisme et à une certaine notion pavlovienne des « droits individuels » détournés qui l’animent en permanence. Passons encore! Mais lorsque le chef de l’état lui-même, le garant des valeurs et de l’ordre publique, en face de ce qui apparait peut-être comme étant le plus grand danger du XXIe siècle, ne trouve rien d’autre à dire que mettre en garde les Québécois contre les « méfaits de l’islamophobie », une autre forme du radicalisme selon lui, (allez expliquer cela à l’épouse du caporal Cirillo assassiné à Ottawa), on est à deux doigts de basculer dans le laxisme et la lâcheté la plus complète.

Comment nos gouvernants peuvent encore croire, au lendemain du massacre de Charlie et de Copenhague, que le petit islamiste de la mosquée du coin dont la ligne de démarcation entre sa pratique spirituelle et le « passage à l’acte » ne se réduit qu’à un fil, ne fera pas, suite à une mise en demeure de l’État islamique, acte de foi en allant exécuter l’ordre divin intégral? Il aura assisté aux prêches de son imam, il aura mémorisé et récité par cœur les versets : « Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage (…) saisissez-les, tuez-les où que vous les trouviez, leur salaire sera d’être tué ou crucifiés ou d’avoir une main et un pied opposé coupé »… Il aura entendu l’ordre, il aura « senti son heure », il passera à l’acte!

Répétons encore :

À l’image donc des milliers de fanatiques partis faire le jihad ou de ceux cherchant à mourir en martyr en assassinant dans nos cités, notre islamiste protégé par Philippe Couillard au nom de la liberté d’expression pourra, du jour au lendemain, répondre à l’injonction de la loi coranique qui lui dictera dans son cœur : « Tuez-les où que vous les trouviez. Contre ceux-ci, nous vous avons donné autorité manifeste », et partira faire son carnage tel un somnambule de la foi accomplissant son destin divin afin de mourir dans la gloriole du martyr tant désiré… Prise deux! Voilà pour le rappel.

Alors face à tous ces complots terroristes détectés régulièrement; face même à un « fait divers », ce policier de Marseille remettant une contravention à une femme en burka parce qu’elle contrevenait à la loi de la République laïque, et qui voit la meute en fusion s’attrouper autour de lui prête à le lyncher sur la place publique comme on faisait jadis en place de grève, on ne peut plus se permettre en tant que société responsable de baisser la garde de la vigilance et attendre que l’intoxication s’empare progressivement du Québec.

Nous ne pouvons plus laisser en bonne conscience s’exprimer ces agents de l’Oumma qui œuvrent dans nos écoles musulmanes et mosquées du Québec dont nous apprenons chaque jour l’origine des réseaux de financement souterrains remontant jusqu’au Qatar et aux mouvances salafistes.

Nous ne pouvons plus donner le droit aux imams Chaoui de continuer à prêcher leur venin contre nos valeurs fondamentales…

Mais pouvons-nous seulement, sans passer pour raciste invétéré par nos chartistes du multiculturalisme, questionner la pertinence d’accorder une tribune hebdomadaire dans le journal Metro (le plus lu à Montréal) à Hassan Serraji, ce petit télégraphiste du radicalisme sous couvert de fausse laïcité qui ne cesse de fantasmer des complots et de disculper l’islamisme radical à coup de victimisation, préférant critiquer la croisade du pape Urbain II en 1099 que les exactions de l’état islamique en 2015 ou de comparer le Québec avec le régime Nazi?

Un débat de fond qui commence tranquillement à s’articuler dans la belle province!

Car il y a bel et bien un continuum dans les menaces et les risques : Daesh appelle à tuer des militaires français à « l’arme blanche » et deux jours plus tard, on agresse au couteau de cuisine trois gendarmes en plein centre-ville de Nice. L’imam Chaoui prêche avec les mêmes mots et enseigne la même doctrine que Daesh. L’État islamique ne fait que respecter l’islam traditionnel.

La liberté d’expression doit s’arrêter-là où le droit de l’autre est brimé, principe fondamental guidant nos valeurs collectives. Ce n’est certainement pas à notre justice laïque de défendre Mahomet, Jésus ou Moïse, dont les attaques relèvent justement de cette liberté d’expression : l’interdit dans nos sociétés consiste plutôt en l’injure personnelle contre une communauté, un groupe, une personne… ou encore contre des « faits » démontrables comme la shoah par exemple, alors que la montée au ciel de Mahomet depuis le Mont du Temple à Jérusalem relève de la légende au même titre que les Chevaliers la table Ronde.

À ce titre, les enregistrements des terroristes du complot de Via Rail sont édifiants et symptomatiques d’un mode opératoire à plus grande échelle. Leurs actions de déception envers la société d’accueil pour éventuellement passer à la vitesse supérieure afin de saboter au plus haut niveau est révélateur d’un fantasme bien ancré dans le cœur et l’esprit de nombre de musulmans… Le grand imam Youssef al-Qardaoui explique en détail le plan d’envahissement progressif de l’occident, à travers la doctrine de « l’Hégire », c’est-à-dire le communautarisme, l’activisme, le lobbyisme et le terrorisme, jusqu’à la montée en puissance de la guerre civile. À travers surtout une immigration au service de l’impérialisme arabe misant sur la ségrégation ethnique pour obtenir des privilèges et un statut spécial dans les pays hôtes. Rien à voir avec l’arrivée d’immigrants de différentes cultures à la recherche d’une vie meilleure et désireux de faire profiter le pays d’accueil de leurs talents!

Rappelons que cet imam est un des plus grands islamologues du monde, fondateur et doyen d’université, président de l’Union internationale des savants musulmans, auteur de plus de 120 livres et animateur d’une émission sur Al Jazzera dont l’auditoire est estimé à 60 millions de téléspectateurs de par le monde… On est loin du loup solitaire ici!

Les prophéties de Michel Houellebecq dans son dernier livre ne sont peut-être pas si éloignées de la réalité que ça après tout! La déstabilisation est déjà en branle à l’heure où un complot est déjoué toutes les semaines en France, où un parti musulman fait son apparition sur la scène politique, où on ne peut plus écrire sur Mahomet sous peine d’être exécuté à coup de kalachnikov, où on commence tranquillement à parler de « concordat » pour les musulmans de France, bref, où cette poussée conquérante devient si contagieuse qu’elle risque de se propager ici-même au Québec

Sans pour autant tomber dans la théorie du « grand remplacement » chère à Renaud Camus, le jour où, conséquence d’un laxisme et d’un aveuglement de nos société en face d’une menace idéologique intangible, disons-le plus franchement, en face d’un cancer qui se métastase de l’intérieur de l’occident en soi, nous serons aux prises avec une forme de guérilla permanente à nos porte, faite de zones d’exclusion et de ghettos servant de bases de repli à des combattants acharnés à nous détruire, faite d’émeutes quotidiennes financées par des organisations terroristes internationales qui excitent les tensions dans nos pays, il sera trop tard pour nous demander comment réagir en lieu et forme. L’heure aura passé et nos chancelleries gouvernementales ne pourront plus pérorer leur « politiquement correct ».

Mais il sera surtout trop tard pour se rendre compte que justement, cela a « tout à voir avec l’islam! ».

Marc Traversy

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