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Le racisme anti-blanc s’impose en France

Les manifestations interdites aux Blancs se multiplient en France tandis que rien n’est fait pour les interdire, pas même en informer le grand public. Les intitulés de ces manifestations contournent habilement une formulation ouvertement raciste. On lui préfère la formule en non mixitéouvert aux personnes racisées, c’est-à-dire une personne qui se sent  regardée comme d’une race différente et  faisant l’objet  à ce titre de racisme, voire de « racisme d’Etat, dixit les organisateurs desdites manifestations.

On se souvient du récent scandale qu’avait provoquée la nomination au conseil national du numérique de  Rokhaya Diallo, fondatrice des Indivisibles,  militante anti-raciste, qui n’a de cesse de dénoncer le « racisme d’Etat français ».

De semblables réunions se sont tenues lors des récents blocages, dans les universités et notamment à Tolbiac. On se souvient encore du passage d’une étudiante expliquant et justifiant la notion de personne racisée.

Ces manifestations sont le fait d’associations, telles Mwasi, une association afro-féministe basée, non en Afrique comme  aurait pu le laisser croire son appellation, mais à Paris, qui s’inspirent des mouvements Noirs américains  qui, inversant la politique ségrégationniste des années 50, multiplient les événements Black Only.

Forte de cet exemple, l’association Mwasi a organisé des camps décoloniaux. Elle est à l’origine du festival NYANSAPO dont certains ateliers étaient « en non mixité femmes et personnes assignées Femmes noires et métisses afro-descendantes », « non mixtes femmes racisées », ou encore réservés aux « femmes noires ». Elle a également l’initiative d’une séance du film Black Panther « en non mixité pour les personnes noires quel que soit leur genre »  autrement dit, interdite aux Blancs.

Plus consternant mais sans surprise : le  syndicat SUD de l’Education nationale se fait complice de cette pratique avec la tenue d’un stage organisé sur le temps scolaire et dans les locaux de l’Education nationale.

Voilà que ce type de manifestation n’est plus réservée à des événements semi-privés. Elle envahit aujourd’hui  l’espace public.

Sœurs, frères, la rue est à nous, peut-on lire sur le site des Assiégées.

Ainsi, à l’occasion du 1er mai,  l’association Mwasi organise un défilé du 1er mai, avec deux autres associations, le Collectif Asiatique Décolonial et Riposte Antiraciste Populaire.

Autant pour la gauche qui voit en tout travailleur étranger un travailleur et non un étranger. Eux se voient comme des étrangers au sens de racisés bien évidemment.

Autant pour les inconditionnels de l’immigration asiatique  qui serait un modèle d’intégration. Au tour des  Asiatiques d’être aspirés dans la mouvance décoloniale.

Autant pour les féministes des années 80 qui voyaient dans les immigrées des sœurs victimes de l’oppression du mâle blanc. Celles-ci se voient comme des non-Blanches avant de se voir comme femmes. Le mot « sœur » ne s’applique pas à elles.  Le féminisme blanc est l’exemple type du faux allié mais vrai oppresseur, peut-on lire sur le site des Assiégées.

Voilà qui a le mérite d’être dit. On a clairement et ouvertement là une volonté décomplexée d’apartheid.

Florence Labbé