Le régionalisme breton s'est toujours construit dans la haine de la République

Petite réponse à « Eozen » (courrier des lecteurs RL 124, lire ci-dessous).
Je me demande quelle langue parlaient les premiers homo-sapiens arrivés en Bretagne ? Ce n’étaient que de funestes envahisseurs venus du Sud, eux-mêmes envahis par des Celtes dont on se demande bien ce qu’ils étaient précisément, mais qui seraient sans aucun doute très étonnés d’êtres réduits au rôle d’ancêtres mythiques d’une population acrochée à ce souvenir ethnique.
Le sabir breton, pur et sans tâche, comme il se doit, n’est, épouvantable ouverture à la modernité, pourtant guère exempt d’emprunts aux autres idiomes parlés localement, par les civilisateurs romains, puis français, notamment ; et pudiquement je n’évoque pas le Gallo.
Toutes les cultures ont droit au respect, mais certaines sont universelles d’autres pas, et c’est justement le génie de la notre que d’avoir su -sans réserves indiennes- s’enrichir des apports que l’histoire entraina avec elle.
Quelle culture bretonne ? Et déjà de quelle Bretagne ? De l’inexistante « gauloise », de la médiévale (avant ou après l’an mil ?), de celle d’Anne ? De la partie royaliste et réactionnaire ?… Plutôt celle des écoles Diwan !
« …les petits Bretons doivent apprendre que les Celtes ont subi plusieurs siècles de honte et d’esclavage, depuis le temps où les légions romaines débarquaient dans l’île de Bretagne jusqu’au temps où feue Marianne livrait notre pays à ses juifs. » (journal Arvor du 26 juillet 1942)
La haine de la république laïque va de pair avec la haine de la France, et l’on trouve des Yann Fouéré, Morvan Marchal, sur la liste des agents de la Gestapo en Bretagne.
« Bezen Perrot », cette petite formation militaire en uniforme SS, doit son nom à l’abbé Perrot qui se félicitait en 1938 « que le duc Jean Le Roux ait chassé les Juifs de Bretagne en 1240 » et fut adulé en 1940 comme résistant (aux Français !) pour avoir caché des armes allemandes dès 1939 (5eme colonne).
Que tous les chefs du parti Breton aient été collabos ne suffit pas, le présent est aussi une prolongation, le nom de Roparz Hemon, père du Breton moderne et nazi avant l’heure, fut donné en connaissance de cause à un collège (Diwan) et le « centre culturel » de Guingamp le porte encore.
Ceci n’est pas le fait du hasard, mais bien d’une proximité idéologique.
Des 1904 les « Indépendantistes Bretons » sont antisémites, jusqu’à aujourd’hui, la France marâtre est associée à la flétrissure. Le « gwenn-ha-du », drapeau que tant de crédules (les élus P.S. entre autres !) croient être médiéval, à été créé en 1923 par le groupuscule breton « Breiz Atao », adepte du pangermanisme. Mordel en 1925 y expose publiquement la thèse de l’indépendance des petites nationalités européennes « J’entrevois l’aurore possible, par ce moyen, d’une Fédération Européenne » c’est un eccho à son chef Roparz Hemon « Nous autres Bretons, qui mettons toutes nos espérances dans la culture racique et qui puisons nos forces dans le nationalisme ethnique, comprenons les Flamands et les assurons de notre sympathie. »
Curieuses amitiés aussi : Petru Rocca du « Partitu corsu autonomista », Gustave de Clerq (VNV : nazis Flamands), les Alsaciens Schall et Bickler que l’on retrouvera sur le front Est, tous participants du « Nationalitäten-Kongresse ».
Plus tard l’école d’Uriage aura son mot à dire et accouchera du fondateur du journal  » Le Monde ».

Ce n’est pas tout, Krupp et Thyssen, avant 1914, revendiquent déjà « les terres allemandes » ils seront, sans cesse, des bailleurs de fonds des mouvements revendicatifs des « petites nations » ; le capitalisme a d’ailleurs de la suite dans les idées puisqu’il est à noter que les plus fidèles soutiens des « indépendantistes Bretons » sont les trés vertueux patrons de trés démocratiques entreprises parmis les plus libérales de France.
Bien sur il y eu aussi en Bretagne des républicains, français, résistants et courageux, certes la population ne sembla pas souscrire aux élucubrations perverses des indépendantistes, mais, si aujourd’hui un référendum en Bretagne donnerait le même résultat qu’en Corse ou en Martinique, qu’en sera-t-il dans 10 ans ?
Bruxelles et diverses officines proches du gouvernement allemand subventionnent nombres « d’associations culturelles Bretonnisantes » (et d’une façon générale les autonomistes régionaux), peut être une autre façon de poursuivre le rêve impérial de « L’Europe aux cents drapeaux » et du « Reich de 1000 ans ».
Gérard Couvert

Article d’Eozen, publié dans le courrier des lecteurs RL 124

La langue bretonne est plus légitime en Bretagne que la française
Ma chère Brigitte Bré Bayle et chers rédacteurs de Riposte Laïque,
Malgré tout le profond respect que j’ai pour votre combat laïque, permettez-moi néanmoins de vous signifier que la langue bretonne a certainement plus de place en Bretagne à Brest que non seulement l’arabe mais aussi la française.
En effet, contrairement aux Arabes de Marseille, les Bretons sont chez eux en Bretagne et ce sont les Français qui doivent y être assimilés aux Arabes de Marseille mais bien plus violents et arrogants jusqu’à daigner aux Bretons toute indépendance laïque.
J’ai de plus en plus le sentiment que nos positions sont foncièrement irréconciliables tout comme sans doute nos positions communes à l’encontre des islamiques.
Mais assimiler en France un peuple d’origine comme les Bretons (plus originaires que la plupart des Français) à une ethno-religion exogène colonisatrice et fasciste comme celle des arabo-islamiques reste inqualifiable et écarte à jamais encore plus le gouffre qui nous sépare de plus en plus par votre nationalisme jacobin forcené.
En fait, en l’espèce, c’est vous qui ressemblez le plus aux colons fascistes arabo-islamiques de France que vous dénoncez à longueur de page dans votre journal que les Bretons auxquels vous les assimilez.
Au regard de l’actualité (cf. mes autres réactions) je pensais que vous auriez d’autres préoccupations que celles d’injurier ainsi le peuple breton mais n’ai pas renoncé pour autant à réagir à la réponse tout aussi inqualifiable de Hubert Sage sur ma précédente réaction.
J’espère que d’autres vrais laïques (qui ne confondent pas laïcité et jacobinisme colonialiste des plus brutaux) comme Vincent Maunoury réagiront de même car vous savez pertinemment qu’une frange non négligeable de votre lectorat ne partage pas votre position jacobiniste.
Quant à moi, je ne cesse de me réjouir de voir de plus en plus inscrits au fronton des bâtiments publics territoriaux leurs fonctions en langue bretonne et, traditionnellement, le drapeau (lui aussi laïque) de la nation bretonne flotter jusqu’à la meilleure place à coté même parfois des drapeaux historiques territoriaux et communaux, malgré les grondements réguliers des autorités françaises, jusque sur l’hôtel du département de la Loire-Atlantique ( détaché de la Bretagne historique pour être rattaché à la région française des Pays de la Loire avec comme capitale celle de la Bretagne historique, Nantes !!!) pour demander son rattachement à la Bretagne de région française et reconstituer ainsi la Bretagne historique.
Eozen

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