Le rejet légitime des Verts amène Christine Tasin à une dérive écolophobe

Je fais suite à l’article de Christine Tasin, « avec l’alibi écologique, ils vont faire exploser vos factures d’eau, de gaz et d’électricité » https://ripostelaique.com/avec-lalibi-ecologique-ils-vont-faire-exploser-vos-factures-deau-de-gaz-et-delectricite.html

Avec un titre pareil, je m’attendais à de l’anti-anti nucléaire de base, et bien, même pas, c’est de l’anti écologie bien plus large que la normale, appelons ça « l’écolophobie », puisque c’est une composition à la mode.
Ce qui me chagrine dans cet article, c’est que, premièrement, les « écolos » politiques bobo ont réussi le coup de force de rendre détestable ce sujet de par leur idéologie totalement aveuglée par la bien pensance et le gauchisme le plus extrême, rendant l’écologie toute entière similaire au communisme, ou presque !
Le second point qui me chagrine, c’est de voir Christine Tasin s’appuyer sur la fausse écologie politique pour renier tout le combat écologique, qui est au moins aussi vital que l’immigration, voir plus encore.

Parce que, l’article cité, au niveau des amalgames (encore un mot à la mode), fait très fort. Mélanger la hausse du prix des énergies et l’immigration est une faute grave et stupide, parce que, c’est évident que la faute est uniquement idéologique, la hausse des prix est due à la dette abyssale de la France, qui doit bien trouver de l’argent quelque part, alors, pourquoi ne pas taper sur des sujets dont personne ne pourra se passer ? Essence, énergie, tabagisme, amendes, impôts sont donc LES solutions trouvées pour tenter de colmater le navire, mais sans jamais penser à la fuite : inutile de pomper l’eau si vous n’avez pas fermé le robinet.
Cette hausse qui ne se répercute pas sur les étrangers n’est qu’une aberration idéologique de plus, mais, dans tout les cas, cette hausse est inévitable : les énergies fossiles diminuent. Pas au rythme qu’on veut nous faire croire, puisque cela fait des dizaines d’années que tout monte à un ryhtme effrené chez nous, alors que dans les pays producteurs, les prix restent stables… Toutes les excuses nous sont données : la guerre, le froid, le chaud, un pétrolier qui s’échoue, la crise, la tempête, l’ouragan, j’en passe et des meilleurs, ces excuses ne sont que des prétextes pour continuer de pomper notre énergie et notre argent, sans qu’on ne puisse riposter puisque la majorité des gens sont dépendants de ces énergies : pas le choix, on passe à la caisse.

Faire des quota sur les énergies utilisées par rapport au nombre de personnes est, pour moi, une idée doublement intéressante, puisque, d’une part, cela va sensibiliser d’autant plus les gens sur les gaspillages effectués (il a suffit de mettre en place des balances pour peser les aliments jetés dans des restaurants pour que le chiffre baisse), et cela v peut être permettre de relancer le sujet de l’isolation déplorable qui permet un gaspillage monstre au niveau énergétique, tant en été qu’en hiver !
Evidemment, la majorité des gens n’ont pas les moyens d’isoler leurs maisons, et c’est évident qu’il ne faut pas pénaliser ces gens avec des amendes qui ne régleront en rien la situation, et au lieu de parler amendes, mieux vaudrait se concentrer sur ce sujet ô combien important…

Et par rapport au « Discours irrecevable pour plusieurs raisons : »

Concernant le libre échange des marchandises, c’est tout à fait vrai, et c’est à cause de cela que nous avons droit aux monocultures, qui sont en rien une bonne chose, ni pour l’environnement, ni même pour nous (malbouffe, empoisonnement, pesticides, etc).
Mais je ne peux adhérer à « Or, la planète est tout à fait capable de supporter le progrès et la modernisation nécessaires pour le bien des hommes et même le gaspillage d’énergie » !!

Le gaspillage n’est en rien acceptable, dans quel domaine que ce soit. Bien évidemment, le gaspillage zéro n’existe pas, et on peut très bien oublier d’éteindre une lumière sans qu’on condamné pour gaspillage intempestif ! Mais le gaspillage, globalement, doit être combattu, parce que c’est une insulte à la vie, que ce soit vis à vis des enfants (et des adultes) qui crèvent de faim, mais aussi et surtout vis à vis de l’environnement, par respect : comment peut-on cautionner le gaspillage quand on sait que cela va perturber des écosystèmes entier ? Prenez un peu la mesure de l’ampleur des dégâts : http://www.youtube.com/watch?v=ePmqdygnupA

Et au niveau énergétique, Christine, je vous en prie, ne vous basez pas sur le modèle égoiste américaine, qui dit que « je paye donc je fais ce que je veux », quitte à laisser allumer toutes les lumières la nuit, juste pour prouver qu’on a de l’argent. C’est inutile, stupide, et criminel, puisque, là aussi, ça va perturber tout l’ecosystème (et l’être humain aussi, on ne dors pas bien avec la lumière : http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20070223.OBS4020/la-lumiere-un-autre-type-de-pollution.html
Les lumières laissées allumées la nuit sont une aberration qui devraient être interdites au plus vite, sauf exception des bâtiments touristiques, ceux qui sont ouverts et les bâtiments d’utilité publique, bien évidemment : non, les écolos ne veulent pas forcément d’une nuit noire la nuit venue. Mais voir les étoiles la nuit serait-ce devenu un luxe uniquement destiné aux campagnards ? Je ne crois pas.

Les deux derniers paragraphes sont intéressants, mais restent trop floues sur un problème mondial, majeur, qui est sous une chape de plomb idéologique, bien plus solide que l’immigration ou l’islam (si si, c’est possible) : la surpopulation.
Bien sûr, actuellement, l’Europe va dans le bon sens, avec un taux de fécondité inférieur à 2, ce qui va décroitre la population, mais c’est un phénomène récent, dont rien ni personne ne nous certifie qu’il perdurera (et avec l’immigration de masse, c’est mal parti).
Alors, limiter les allocations, oui, très bonne idée ! Les religions nous ont ordonné de peupler la planète : c’est bon, c’est fait, on a vu les désastres que cela provoquait, alors, cessons une bonne fois pour toutes. Mais hélas, vu que ce sujet n’est abordé ni en France, ni nulle part, mis à part la Chine, la plus avancée dans le domaine, quoi qu’on en dise (et les effets se sont fait rapidement sentir), nous sommes loin d’une coalition mondial sur ce sujet qui nous pétera bientôt à la figure, si ce n’est déjà fait…

Olivier Pfister

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