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Le RN « ennemi » du bobo-gaucho Gérard Miller et de ses potes


Connaissez vous Gérard Miller ? Oui, non ?… Savez-vous quelle est son activité ? Non, oui ?… Je crois bien que vous auriez du mal à définir un contour exact de ce personnage tant il est flou et, comme le dirait Martine Aubry, quand c’est flou c’est qu’il y a un loup !
À l’origine, Gérard Miller a fait ses humanités au lycée Janson de Sailly. Il affirme avoir, enfant, pratiqué le magnétisme et l’hypnose. Il adhère à l’âge de 16 ans aux jeunesses communistes. Plus tard, il se dira maoïste. On note déjà comme une espèce d’équivoque dans le choc de l’origine sociale avec le parcours.
Ancien élève de l’ENS, il travaille comme ouvrier agricole  dans la Sarthe pendant deux ans puis revient à Paris et commence une analyse. Il devient donc naturellement psychanalyste.
En  2014, on lui découvre un compte en Suisse, non déclaré au fisc. Tiens ?… Bon, après tout il n’est pas le seul… Mais cela fait tache, quand même, avec ce qui précède… Pas très cohérent ! Pas très sérieux !
Ensuite, il écrit un peu, littérature, presse. Il s’adonne surtout à un grand nombre d’activité en relation avec une tendance narcissique, cinéma et théâtre, peu en rapport avec les nécessités d’une réussite qui s’esquive.
Il fait aussi de la radio et finit comme on aurait pu l’imaginer à la télé. Notamment sur LCI, où j’ai eu récemment la surprise de le découvrir dans une émission où il est amené à débattre sur des sujets politiques.
Dans ce domaine aussi il donne le sentiment du touche-à-tout et naturellement ses propos n’ont pas toujours la profondeur qui serait nécessaire pour appréhender la réalité. Outre son manque de professionnalisme inhérent à son dilettantisme, il est de mauvaise foi et parfaitement méprisant à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme  lui.
En fait, j’ai choisi de vous parler de Miller, mais j’aurais pu aussi bien choisir d’évoquer le cas de Romain Goupil ou celui de Daniel Cohn-Bendit, ou encore Roseline Bachelot, ou un autre encore dans la cohorte des nouveaux chroniqueurs de hasard, car ce sont des profils qui tous se ressemblent et font, de surcroît, pléthore dans les médias tels que LCI et consorts.
Leur adversaire, que dis-je leur adversaire, leur ennemi plutôt, à entendre ce que j’ai entendu c’est le Rassemblement National, qu’il faut combattre par tous les moyens, comme l’a recommandé un porte-parole de LREM. Je me suis d’ailleurs demandé si tous les moyens voulait bien dire tous les moyens, c’est-à-dire vraiment tous les moyens.
Pour commencer, j’ai remarqué qu’ils s’évertuent à citer le Front National pour parler du premier parti de France. C’est comme si par exemple on pouvait encore dire SFIO ou UNR pour parler  des frères ennemis qui ont déglingué la France au cours des quarante dernières années de leur domination sans partage et sont devenus PS et LR. Pourquoi cet entêtement ridicule, me suis-je dit ? Je ne suis pas énarque, ce qui d’ailleurs n’est nullement une nécessité, mais j’ai vite compris que c’était pour discréditer ce parti qui, d’année en année, progresse au point de bientôt briser le plafond de verre sous lequel on tentait de le brider.
L’idée fixe de ces pseudo-spécialistes politiques semble entrer en conflit frontal avec l’opinion publique qui de plus en plus considère les idées du RN comme acceptables, crédibles et même souhaitables.
Dire « Front National », c’est renvoyer à une époque où l’image de ce courant de pensée était tellement controversé. C’est l’assimiler carrément au nazisme, c’est faire de Marine Le Pen l’héritière d’Adolf et Marion le successeur de Benito. Par le passé cela a fonctionné, aujourd’hui cela est grotesque, voire contreproductif. Je pense que l’avenir en fera la démonstration.
Ces gens font-ils exprès ou ont-ils vraiment oublié qu’en 1957, près d’une décennie après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemand Walter Hallstein fut unanimement élu comme premier président de la Commission de la communauté économique européenne (devenue depuis la Commission européenne) à Bruxelles. Lui était un vrai nazi, sans doute un nazi fréquentable, lui, au point d’en faire un leader.
Robert Schuman et Jean Monnet ne l’étaient  pas (nazis) mais leurs parcours n’ont pas vraiment été des plus loyaux vis-à- vis de la Nation. Le premier fera le choix de devenir allemand au moment de l’annexion de l’Alsace et de la Lorraine avant d’inverser son choix après la victoire de 1918. Plus tard, sa conviction ira sans hésitation vers le gouvernement de Vichy avant que son opportunisme ne le conduise après 1945 vers de Gaulle. Le second, parfait valet de l’hégémonie américaine, privilégiera toujours la destitution de la souveraineté française au profit d’une Union européenne dont on sait aujourd’hui le peu de profit dont les Français sont gratifiés par ce mollusque glouton de la manne fiscale toujours plus pesante pour les contribuables. Schuman et Monnet sont pourtant des emblèmes recommandables pour ces messieurs les ennemis du Rassemblement National.
Il semblerait bien, en conséquence, que ne sont pas les plus nazis ceux que nos girouettes bien-pensantes désignent comme tels.
D’ailleurs, s’ils étaient véritablement fondés dans cette allégation, que ne demanderaient-ils l’exclusion de ce parti « horribilis » du jeu électoral de notre pays, sa dissolution, sa disparition pure et simple ?… Mais de cela il n’est pas question puisque leurs insinuations ne sont pas démontrées et son existence si commode pour l’instrumentalisation de leur desseins à courte vue mais néfastes à longue échéance.
Leur mauvaise foi atteint des sommets lorsqu’on les entend, aujourd’hui, arguer de la nécessité de prendre à bras-le-corps les problèmes de sécurité. Les bras nous en tombent lorsqu’on se souvient de leurs moqueries et de leur dénigrement quand le FN (justement !) évoquait ce problème, il y a 30 ans et n’a cessé de le faire depuis en étant toujours conforté par la réalité galopante de l’insécurité grandissante face à leur déni sarcastique.
Gérard Miller est juste risible lorsqu’il parle, aujourd’hui, de l’écueil « islamiste », de la « radicalisation »  ou des problèmes communautaristes, autant de dangers mortels qu’il a longtemps refusé de regarder en face.
Il n’est de machination insidieuse qui dure sans fin. La mort du communisme et l’écroulement de l’URSS en sont les témoins. La fin du mensonge sur la nature du Rassemblement National et sa discrimination politique sont en train de s’écrire comme la chronique d’une naissance annoncée.
Jean-Jacques FIFRE