Le sacrifice du gendarme renvoie nombre de Français à leur lâcheté

Publié le 26 mars 2018 - par - 25 commentaires - 1 294 vues
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Ce gendarme gradé représente ce qu’on peut faire de plus noble face à ceux qui tuent : son sacrifice exemplaire montre à tous les musulmans que l’homme occidental n’est pas ce jouisseur lâche et nanti incapable d’affronter la mort, faute de croire en Dieu ; celui que décrit sans cesse la propagande des Barbus – non sans quelque vérité hélas, car il arrive au diable d’en dire des bribes – avec succès auprès des « jeunes des Banlieues  » qui interprètent nos lois comme une faiblesse. Avec cette caractéristique qui s’oppose terme à terme, radicalement, à la pratique tellement banale au Moyen Orient chez les Intégristes « Combattants », qui consiste à se protéger derrière des « boucliers humains » civils, en se cachant dans les hôpitaux et les écoles.

Ici, c’est exactement l’inverse.

Cependant, en essayant de ne rien dire qui puisse passer pour du dénigrement face à cet héroïsme, il nous appartient de nous interroger sur l’usage politique et idéologique qui va en être fait. Quelque chose d’abusif peut être tiré de ce cas par ceux qui nous invitent à subir sans combattre une islamisation rampante et violente, à la combattre par tous les moyens intelligents qui conviendraient (je le précise car il ne s’agit pas de faire n’importe quoi; pensons à l’échec formidable des Serbes avec leur Purification doublement insoutenable).

Peut-être le lieutenant-colonel. Arnaud Beltrame, catholique, Franc-Maçon, appelé au Ministère, était-il d’avis lui aussi qu’il faut ménager l’Islam et que la politique actuelle est la seule valable ?

Mais ce n’est pas offenser sa mémoire que de revenir sur cette question cruciale pour la France et l’Europe. Marx avait dit: « la honte peut-être un sentiment révolutionnaire ».

Pour certains d’entre nous, se projeter fièrement dans l’image de ce héros provoque un malaise; c’est plutôt l’occasion de regarder nos propres carences.

Son exemple peut être utilisé pour justifier non seulement la passivité d’un public voué régulièrement à des boucheries ponctuelles, mais aussi pour justifier, au-delà, le fait de devoir faire de plus en plus des sacrifices « pour la paix », le « vivre-ensemble » compassionnel (qui n’est même pas le degré zéro de la Cité), sans pouvoir combattre directement l’agresseur.

Le sacrifice extrême de cet homme nous indiquerait qu’il faudra approfondir nos reculs, nos démissions et céder la place elle-même par altruisme. Cette interprétation risque bien de devenir la note dominante dans les Media et au Gouvernement. Bien sûr la fonction publique de Sécurité inscrit ce geste dans le cadre restreint d’une éthique professionnelle, le citoyen n’est pas invité à en faire autant. Néanmoins le sens de l’événement déborde aussi par effusion vers une justification des politiques qui font tout pour exiger des français qu’ils sacrifient leurs réactions spontanées légitimes et les inciter encore et toujours à exonérer la religion qui est est derrière tout ça. Et là, ce serait bien un usage pervers de cette actualité tragique.

En s’avisant que sa mort est peut-être liée à beaucoup de lâcheté collective, il devient difficile à chacun, sauf imposture, de s’approprier le prestige de cet acte. L’identification à cet héroïsme reste douteuse. C’est au contraire le moment de se dire: « qu’avons-nous fait pour en arriver là ? » Berthold Brecht a dit un jour que, quand une société a besoin de héros, ce n’est pas bon signe. Admettons au moins que cela oblige à s’interroger davantage. Et à la Nation française, ce geste fait l’obligation de « se regarder dans les yeux » pour se dire: qui sommes-nous et que fait-on ? On peut voir qu’il y a un étrange retour du sentiment d’appartenance « ethnique », profondément tabou en Occident depuis le nazisme, et pour cause, qui est un démenti ironique objectif à ces valeurs abstraites qu’on oppose au républicain gaulois concret et à l’ouvrier primaire pour qu’il se taise. Bien qu’une telle psychanalyse collective soit contestable, il y a néanmoins des choses à observer : nos héros récents qui sont des chrétiens conciliaires d’un nouveau genre, comme par hasard, « ont les yeux bleus » : Jean d’Ormesson pour la culture (aristo-populaire); Johnny Hallyday pour les Beaux-Arts (de l’argent placé à l’étranger et de l’Amour, beaucoup d’amour) ; jusqu’ici c’était dans l’axe de la grande comédie humaine ; mais avec Arnaud Beltrame, on passe au niveau tragique supérieur : sa mort n’est pas la même. Son cas dépasse le mythe.

La Machine à mensonges (épargner Mahomet et son Coran) va ronronner partout, stipendiée, contrainte, enchantée, utilisant cet authentique héros pour justifier la SOUMISSION, parée cette fois d’une aura de chevalerie. Et si c’était justement ce rempart de mensonges et de légendes, dressé pour fabriquer jusque dans les collèges, un ISLAM de Big Brother ? Et si cette censure, honteuse au pays de Voltaire, était justement le facteur de faiblesse dans la lutte officielle contre le djihad ? Facteur d’affaiblissement idéologique national qui a pour corollaire d’exiger cet héroïsme-là plutôt qu’un héroïsme actif dans une auto-défense mieux calculée ? Les marchands de bougies et de nounours en peluches peuvent se frotter les mains : bien que les fichés S radicalisés ne soient pas censés faire ça (dit Tristophe Collomb), il le font quand même ! Mais « nous » avions raison d’avoir tort et de penser qu’ils ne le feraient pas, car nos critères d’évaluation erronés ont été respectés par les profileurs des fous d’Allah, la religion, surtout celle-là, n’étant pas une cause scientifiquement admise dans la sociologie des criminalistes. A nous donc de faire comme si de rien n’était en matière de Coran, de Sunna, de Communauté, pour rester fidèles à ce héros… ?

Bien que l’ISLAM soit bon et paisible, des pseudo musulmans, dit-on, le font « quand même ». En même temps et quand même : va-t-on redécouvrir une dialectique plus dure ? Français, encore un effort pour être républicains. A quel titre et en quel honneur nos dites « valeurs » font-elles obligation de laisser libre sur le sol national dans gens qui haïssent racialement ce pays et qui ont prouvé par leur projets et leurs attaches qu’ils rêvent de « tuer des gens » ( comme disait Sœur Emmanuelle, juive convertie) ?

Quelque chose de surréaliste se confirme partout maintes et maintes fois : le Christianisme oublié et relégué, méprisé, semble faire retour sous des formes dissimulées mais prégnantes. Et dans ce cas précis le modèle christique (Jésus est mort pour nous) agit de façon voilée et plus trouble que dans sa sphère religieuse propre. Un Christ méconnu par ailleurs va, comme d’habitude quand la Charité sécularisée se croit biocompatible avec l’hédonisme, fonctionner inconsciemment à plein, et de façon pervertie, profane et faussée : non seulement il faut se laisser faire; mais aller au-devant ; le courage total des uns doit mis au service de la lâcheté commune… Alors le monogramme civilisationnel de l’Occident, la Croix, fonctionne en sous-main, avec cette cinétique : plus on le rejette et plus il fascine. Mais ce faisant on disqualifie le plan politique et stratégique qui, lui, n’est pas d’essence évangélique.

Du point de vue des forces de police, on continue sans doute de croire que le forcené « aveugle » et mentalement dérangé peut tuer la femme ou le gendarme indifféremment (l’intéressé lui savait qu’il risquait bien davantage que cette « otage »). Bien sûr, l’aléa fait partie de cette pédagogie de la mort; mais il était condamné d’avance par sa tenue et son métier ; de même que l’autre n’a pas été abattu mais suicidé. Même les Terroristes qui « n’ont rien-à-voir-avec » l’Islam, respectent des restrictions pratiques d’inspiration religieuse, pour garder un principe au sein même de la barbarie, et bien montrer qu’ils sont liés à un Code, ce qui est perçu par leurs frères mais interdit de regard en francitude : « Tu ne tueras pas celui que tu ne dois pas tuer » (parole toute relative telle quelle et logiquement complétée par les injonctions à massacrer qui de droit) ; cette formule, un clergé catholique profondément corrompu l’assimile à l’absolu du 6° Commandement: « tu ne tueras pas ». Il y a dans les « attentats » toujours un résidu de contrôle de soi, et même une casuistique, y compris dans l’égorgement (l’homme occidental, autiste narcissique compassionnel, qui se dit tellement « ouvert à l’autre », « ami de la diversité » et des restaurants exotiques, s’imagine selon sa propre complexion que, pour égorger quelqu’un, il faut être fou de rage ; alors que l’Aïd El Kébir enseigne à égorger l’animal sans haine ni excitation, au nom du Tout-Puissant : nul vivant ne meurt sans qu’Allah l’ait décidé. On ne veut pas voir que les « terroristes » qui semblent massacrer aveuglément (ce peut être le cas, comme ils peuvent « avoir la haine » et c’est déjà autre chose qu’un Abdel Kader, c’est dans un islam modernisé et de contre-culture) ils suivent en général des consignes coraniques, à la fois rigides et souples, telles qu’on se refuse à les considérer « chez nous ». Telles qu’on ne doit pas les étudier.

Pour certains d’entre nous qui espèrent encore devenir la majorité un jour, la dénonciation directe de l’incitation au meurtre des mécréants qui figure dans le Coran et les Haddiths, et qui a marqué de fait toute la vie du prophète, c’est la composante essentielle à considérer dans la lutte contre les causes profondes à l’origine de cette mort du héros.

Jean-Paul Guillaume

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Notifiez de
porteetroite

Vous avez parfaitement raison au sujet du Christianisme. Nous sommes en train d’observer une espèce de résurgence d’un Christianisme « LIBRE », détaché du catholicisme et qui prend à bras le corps les préceptes de la Doctrine pour en faire connaître la vraie signification, au nez et la barbe des clercs politiquement compatibles. Vous citez le 6ème commandement : « Tu ne tueras point ! ». Oui, bien sûr, mais on oublie de dire qu’il s’agit d’un commandement qui s’applique à ses frères, enfants de Dieu comme les appelait S. Paul. En fait, le chrétien ne peut tuer quelqu’un qui, comme lui, est un vecteur du Saint-Esprit. Par contre, tuer ceux qui s’opposent, et dont le comportement crée un barrage à la circulation du Saint Esprit dont la mission est la déification de l’homme est admis.

Yves ESSYLU

A mon avis cela renvoie surtout les importateurs du lumpen électorat musulman à leur responsabilité et à leur non respect du principe constitutionnel de précaution

dufaitrez

Je déteste les textes trop longs, chacun sait, mais celui-ci est exemplaire ! Rare, Merci !
Rien à ajouter, pour une fois…

Anne Lauwaert

Sans rien enlever à son héroïsme, à notre colère, notre tristesse et notre admiration, je pose la question : avons-nous besoin de soldats héroïques morts ou de soldats normaux vivants? Ce « sacrifice » tout héroïque qu’il soit est une forme de soumission. Je ne suis pas capable d’accepter le « sacrifice » de cet homme, ni d’aucun autre membre des Forces de l’Ordre, ni le fait qu’après des heures, on ne soit intervenu qu’après sa mort. N’y a-t-il pas en France un tireur d’élite ? En Israël qu’aurait-on fait ?

JILL

C’est très difficile,Anne d’intervenir dans un ensemble dont on ignore la configuration,et surtout si il y a encore des personnes à l’intérieur autres que l’otage directement sous la menace du barbare .En plus,il faut localiser l’individu …le lieutenant -colonel y avait contribué en laissant son portable ouvert .Il fallait aussi compter sur le fait que des  » clients  » ,voire des employés auraient pu se révéler des complices .

aguirre

Tout est dit, bravo.

Pierson

Non , non jean Paul
L’islam n’est ni bon ni paisible
Il est assassin et guerrier

Eicher

Les français sont des zéros.

milutin

Cet officier avait des origines bretonnes . La devise de la Bretagne est  » kentoc’h mervel eget bezan saotret  » = plutôt mourir qu’être souillé ! Cette devise a été faite pour des hommes tels que lui ! Mes respects mon colonel !

Sylvie Danas

Sur « l’usage politique et idéologique qui va en être fait », on peut commencer par prévoir que, dans le magma des discours et hommages officiels qui seront prononcés, et relayés par les méda de gôôôche officiels, pas une fois le mot islam ne sera prononcé, si ce n’est éventuellement pour le disculper. On prend les paris ?

Sylvie Danas

Je veux bien martyr, mais pas héros. Un héros meurt en se battant, soit les armes à la main, soit quelquefois en affrontant les éléments naturels pour sauver autrui. Mais pas après avoir attendu d’être égorgé par un assassin, comme un mouton à son piquet. Son courage est indéniable et admirable, mais on aurait préféré qu’il le pousse à démolir son agresseur plutôt qu’à se laisser trancher la gorge

Sjean-louis

Effectivement, c’est la triste réalité que je dénonçais au début de l’évènement. Le véritable héros est celui qui, sous les tirs du salopard, a pu faire évacuer une vingtaine de personnes.
Parmi les autres otages, une initiative héroïque aurait pu se révéler pour aider le courageux officier sachant que dans les rayons de la supérette des « armes » (boîtes de conserves par exemple) sont à portée de main.

antisocial

Les sémites muzz et juifs n’ont pas le monopole du martyr!!!!
Nous francais de souche avons notre lot de martyrs modernes!!! Le plus souvent laics, chretiens, que nos dirigeants laissent volontairement dans l’oubli, et que la lacheté de toute une frange d’electeurs de la rose bleue fait oublier…

Un vrai heros aurait ete celui qui au lieu de se sacrifier, trouver un moyen de detruire l’agresseur. Nous sommes dans un super U, pas dans un troquet. Et que penser des ordres de ralentir l’intervention des flics???

Anonymous

Crétin congenital votre anti semitisme déshonore notre beau pays de France. L’ennemi c’est l’islam point barre.

Martin (du Gard)

« pensons à l’échec formidable des Serbes avec leur Purification doublement insoutenable). » Échec ? Ça n’ en aurait pas été un si l’ ignoble Occident pro-islamiste ( OTAN,, ONU, Casques bleus) n’ était pas intervenu militairement, mensongèrement et médiatiquement pour discréditer le Peuple Serbe, le bombarder et le diaboliser. Persécuter les nations, ils ne savent faire que ça les amerloks et leurs valets européens. Regardez ce qu’ ils ont fait partout : Moyen Orient, Tunisie, Lybie, Égypte, Syrie, Ukraine, Philippines…et copains comme cochons avec la Turquie qu’ ils vont bientôt faire entrer dans l’ UE. Plus l’ islam montre son vrai visage d’ égorgeur intolérant et plus ils le soutiennent. Et le grand remplacement selon Renaud Camus, c’ est pas de l’ épuration ethnique peut-être ?

Thomas

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Asma bint Marwan tuée par Mahomet

Combien de fois avons-nous entendu le mot Coran ou le mot Mahomet,durant ces dernières années,depuis Charlie surtout.Quasiment JAMAIS.La vie HONTEUSE de l’inventeur des élucubrations coraniques doit être connue de tous et par tous les moyens.
C’est effectivement par cette connaissance que les Français indifférents et les nés-musulmans lucides ouvriront les yeux.Quand la vérité deviendra aveuglante,tout le monde,et même le plus corrompu des politiques,devra la voir!

Martin (du Gard)

Oui ben, en attendant, « SOUMISSION », le scénario du roman de Houellebecque semble l’ avenir le plus probable qui nous soit réservé. Les Français indifférents, comme vous dites, le sont tellement qu ‘ils s’en foutent d’ être musulmans demain pourvu qu’ on ne leur demande ni de penser ni d’ agir. Nagui, Patrick Cohen, Bourdin et autres amuseur/enfumeurs publics se chargent de penser à leur place et ça leur va très bien. Ensuite, ça sera une autre histoire, faudra qu’ ils marchent dans le rang ou qu’ ils laissent la place. Et cette fois, les Américains ne viendront pas à la rescousse et encore moins les Russes qu’on ne cesse d’ humilier par les mensonges et grossières manigances de nos dirigeants UE et brexiters. Sales cons !!

Brouillon

Défaitiste !

Asma bint Marwan tuée par Mahomet

C’est un grand risque en effet.D’autant plus que la polygamie et la pédophilie ont bien des charmes.Plus besoin d’enlever une petite Maëlys,on peut l’épouser.Et quand on sait que le mariage,même forcé,est la MOITIE DE LA RELIGION en islam,ça fait peur pour les gens normaux dans leurs têtes.Mais je ne peux pas imaginer qu’il n’y aura pas un sursaut, après 2000 ans de construction d’une civilisation brillante.

Yohann le debattant

Le lieutenant colonel Beltrame n’est pas qu’un héros, il est un Saint (et c’est un agnostique qui vous le dit). Et nous sommes tous très petits à côté de lui.

pierre

quelle importance ? lorsque vous êtes hospitalisé, vous demandez l’ethnie de votre soignant ?

Yohann le debattant

Je comprend pas, que voulez vous dire?