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Le salaire de Martinez plombe une maternité locataire de la CGT

C’est encore une sale affaire de copieuse rémunération des dirigeants de la centrale syndicale dans le fromage que se partagent les leaders des appareils syndicaux ultraminoritaires de France.

Après le retentissant scandale de l’ex-secrétaire de la Confédération générale du travail, Thierry Le Paon, et son recyclage, c’est au tour du sosie de Joseph Staline, Philippe Martinez, d’être épinglé, ès qualité. L’enquête dira si les faits sont avérés.

https://www.lepoint.fr/politique/cgt-thierry-lepaon-a-trouve-son-point-de-chute-14-04-2016-2032251_20.php

Au fond, il lui est reproché d’étrangler pécuniairement une maternité parisienne, celle des Bluets qui loue l’établissement… à la CGT. Le site Capital nous livre en effet quelques éléments de compréhension sur la bonne paye de Martinez : « Philippe Martinez est rémunéré par la fédération de la métallurgie, dont il était à la tête avant de prendre la direction de la CGT, qui se ferait ensuite rembourser par la confédération nationale, précise l’Express. Un connaisseur du dossier explique : « La CGT a pour l’habitude de rémunérer ses représentants en calquant la politique salariale de l’entreprise à laquelle ils sont rattachés ». Or, un employé, technicien et agent de maîtrise Renault, comme l’est Philippe Martinez, obtient en moyenne entre 5 500 et 6 000 euros de primes dans l’année. »  https://www.capital.fr/economie-politique/le-salaire-de-philippe-martinez-alimente-par-le-loyer-dune-maternite-a-la-derive-1332357

Notons au passage que le prolétaire de base du Tous ensemble, Tous ensemble, ouais, trouvera saumâtre que les élites de la centrale si empreinte d’humanité et d’Humanité, pourfendeuses du capitalisme et du patronat, auraient un peu tendance à se comporter comme les Thénardier de Victor Hugo.

Voici donc ce que nous enseigne L’Express L’Entreprise

« C’est peu connu : la CGT gère aussi des « filiales », comme une entreprise privée. La puissante fédération des métallos – dont est issu son secrétaire général, Philippe Martinez – possède ainsi la maternité parisienne des Bluets et trois centres de réadaptation professionnelle (CRP). Ces quatre établissements sont gérés au travers de l’association Ambroize Croizat (AAC), présidée par un proche du chef de file de la CGT, Yves Audvard. 

Les crises financières s’y succèdent et la gestion de la maison mère va souvent à l’encontre de ce que prône la CGT au niveau national. Les établissements étaient au bord du gouffre financier fin 2018. La directrice générale de l’AAC, Jacqueline Garcia, évoquait un risque de redressement judiciaire, voire de liquidation. Un plan social a été mis en œuvre et on a demandé aux salariés de se serrer la ceinture ».

L’État-providence vole au secours du business de la CGT

« Le loyer de l’hôpital finance la CGT. La faillite a été évitée grâce à l’agence régionale de santé (ARS) qui a injecté un million d’euros dans les caisses de l’hôpital fin 2018 et lui aurait concédé une avance de trésorerie de 1 657 000 euros le 1er mars. Cette perfusion d’argent public ne passe pas auprès des équipes des Bluets. Selon ces dernières, la mauvaise santé financière de la maternité est la conséquence du coût trop élevé du loyer reversé au propriétaire des murs, la fédération des métallos : plus d’un million d’euros par an… »

La totalité de cet article est sur https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/remuneration-salaire/les-droles-de-salaires-de-la-cgt_2068134.amp.html

Cerise sur le gâteau, l’Inspection générale des affaires sociales relève dans son rapport : « sur les méthodes de gestion de l’AAC, en particulier en ce qui concerne la maternité des Bluets. Et selon ce rapport, l’établissement financerait donc, indirectement, le salaire de Philippe Martinez. ».

L’entreprise de Philippe Martinez, qui n’a rien vu venir de la révolte des Gilets jaunes, mais qui tente comme un vulgaire Mélenchon de se l’accaparer, est dans la tourmente depuis des lustres mais, utile aux gouvernants, elle est toujours gavée de subventions publiques.

https://ripostelaique.com/gilets-jaunes-pourquoi-les-syndicats-ne-vous-soutiennent-pas.html

Où sont-elles donc passées, les grandes gueules gauchistes des syndicats dit représentatifs ? À force de trahisons du monde laborieux, toute une partie de la population a enfin compris l’imposture des pontes du commerce syndical grassement subventionné. Après la CGT de Thierry Lepaon, c’est au tour de FO d’être épinglée.

La CGT aime les gros sous, rappelez-vous en 2016 : https://ripostelaique.com/gilets-jaunes-pourquoi-les-syndicats-ne-vous-soutiennent-pas.html

https://www.capital.fr/economie-politique/droit-du-travail-la-cgt-trainee-en-justice-par-ses-propres-salaries-1332277

https://ripostelaique.com/les-cadeaux-complices-de-macron-aux-syndicats.html

https://ripostelaique.com/gilets-jaunes-attention-aux-recuperateurs-politiciens.html

https://ripostelaique.com/sncf-limiter-limpact-financier-pour-les-grevistes-pas-pour-la-population.html

https://ripostelaique.com/loccupation-80-collabos-venaient-de-gauche.html

https://ripostelaique.com/delegue-cgt-dair-france-vire-une-diversion-du-pouvoir-socialiste.html

https://ripostelaique.com/200-cegetistes-stephanois-reclament-des-sous-au-conseil-municipal.html

Jacques CHASSAING