Le sectarisme discriminatoire anti-FN d’Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement

Publié le 22 juin 2012 - par - 1 893 vues
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Alain Vidalies a tout simplement « jugé » que les dirigeants du Rassemblement bleu marine ne devaient être reçus par le Président de la République.

Évidemment, c’est une posture dite « antifasciste » à gauche. Nicolas Sarkozy comme Président de la République avait reçu plusieurs fois Jean-Marie Le Pen, non en tant que parlementaire à l’Assemblée ou au Sénat, mais comme élu républicain au Parlement européen et surtout comme représentant de 15 à 20% des Français.

Récemment, le nouveau chef avait déjà reçu toutes les personnalités politiques représentant un courant d’opinion important (y compris le représentant du Front de gauche)… sauf Marine Le Pen et ses 18% à l’élection présidentielle…

C’est tout simplement de la discrimination politique. La position d’Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement et les arguments anciens du PS prétendant que le FN n’est pas représenté à l’Assemblée nationale ne tient plus la route puisqu’il y est représenté.On considère ainsi un cinquième de notre population comme négligeable et méprisable.

Le ministre Alain Vidalies a donné son avis hier dans l’émission « Questions d’Info » (LCP/Le Monde/AFP/France Info), en déclarant que « ce n’est pas un brevet d’avoir des élus à l’Assemblée » alors même que c’était l’argument utilisé contre le FN jusqu’à présent que de dire qu’on ne devait pas tenir compte des mouvements non représentés. Cet argument tombe donc complètement à l’eau, et Alain Vidalies s’en sort par une formule antidémocratique : « il y a une distinction à faire (…) entre ce parti et les autres ».

Donc même avec 18% des voies à la Présidentielle, même malgré deux élus à l’Assemblée nationale, le nouveau Président de la République et ses ministres refusent de recevoir les représentants ou élus du « Rassemblement bleu marine ».

Il s’agit donc là d’une discrimination notoire à raison des convictions politiques. Chers « antiracistes », ne pourriez-vous pas trouver un texte de loi dénonçant cette discrimination manifeste ?

On annonce que Dominique Sopo (celui qui nie le racisme anti-blancs) a démissionné de SOS-Racisme… sans doute pour un portefeuille ministériel du genre « Ministre de l’Égalité » ou une mission de ce genre.

Si cela se réalise, on verra si Dominique Sopo considère les électeurs, les sympathisants et les dirigeants du « Rassemblement bleu marine » ou s’il les discrimine à raison de leurs opinions comme le fait Alain Vidalies.

Le pire est à craindre.

Djamila GERARD

P.-S. (si je puis dire)… Il n’y a pas qu’avec le FN qu’Alain Vidalies se présente en antidémocrate.

Il veut également mettre au pas les écolos d’EELV. Le ministre chargé des relations avec le parlement a déclaré, à propos des parlementaires EELV : « On attend quoi d’un groupe Vert aujourd’hui ? La solidarité, le respect des engagements qui ont été les engagements communs, et évidemment, puisqu’on a des différences, la possibilité pour eux d’exprimer ces différences », a enchaîné M. Vidalies, avant d’ajouter : « Mais la distinction majeure, c’est la liberté d’expression, mais pas la liberté de vote ! »

Donc selon ce ministre, les écolos peuvent se permettre de parler dans la presse, mais ils ne sont pas « libres » de voter d’une manière différente que celle du groupe PS. Le « centralisme démocratique » dans toute sa splendeur ! Et évidemment Alain Vidalies foule au pied la liberté d’expression des parlementaires, puisque le vote est une liberté d’expression.

Dominique Voynet et Jean-François Placé ont déjà réagi sur Twitter : « hallucinant » et « idiot ». Et on attend la réaction embarrassée de Cécile Duflot, à la fois EELV et ministre…

Ça fait peur pour la suite avec des individus aussi dangereux pour la démocratie. Et pour une fois, le FN et EELV sont d’accord pour contrer un ministre socialiste !

D.G.

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