Le socialiste Hollande manifestait pour la retraite à 60 ans, Normal 1er va nous faire bosser jusqu’à 67 ans !

Publié le 21 mai 2013 - par - 1 803 vues
Traduire la page en :

Pendant que le parlement était suspendu aux lèvres du taubiro-stalinisme, Normal-Premier discourait, discourait, discourait.

On servait aux parlementaires un breuvage idéologique fumeux, décliné par Taubira soi-même, accompagnée dans le discours par le vieux routier du stalinisme parisien –Asensi – accompagné en la circonstance par le vétéran de la défunte SFIO martiniquaise ayant fusionné il y a quatre décennies avec un groupuscule maoïste local, pour décréter : les « races » abolies et interdites de présence et/ou d’allusion dans la loi française.

Revenons à Normal-Premier

Parmi les pistes dessinées par ce socialiste-sans-socialisme : une nouvelle réforme des retraites consistant à allonger la durée des années de cotisation ouvrant droit à l’obtention d’une retraite complète.

Rassurez-vous, précise le Président normal, 44 années de cotisation ne donneront « qu’un peu de durée de travail supplémentaire »… et puis, de toute façon, quelle importance ?

Quelle importance, puisque de nouvelles réformes des régimes de retraite sont à venir. Elles sont tapies au fond des gibecières gouvernementales. Elles sont destinées à mettre en œuvre, -réforme après réforme-, les breuvages saumâtres décidés par la commission européenne il y a dix ans, dans le but de réduire de moitié le montant des pensions de retraites servies par les régimes par répartition et de livrer les populations concernées au système partout failli des fonds de pension.

La commission travaille avec 2050, pour horizon de réalisation complète de la décision prise dans le cadre de la MOC (« méthode ouverte de convergence », un consensus d’experts de « sensibilités différentes »). Par conséquent, la Commission fait en sorte que ses pions, les gouvernements qui ne sont plus nationaux qu’en apparence et de temps à autres en paroles, avancent les leurs, pas à pas…

Le cynisme du personnage Normal s’étale, dans ces deux ou trois mots se voulant rassurants…

En effet, qu’est-ce que quatre années de cotisation nécessaire ?

Pour un ministre ou pour un élu, ou pour un PDG du CAC40, peut-être n’est-ce qu’un « peu de travail supplémentaire », quatre années de cotisation?

Pour un haut cadre salarié, peut-être aussi n’est-ce qu’un peu plus de travail, quatre années, pour autant qu’il ne soit pas l’objet du stress de la compétitivité ou de la disparition de l’entreprise…, mais pour tous les autres, est-ce rien ou pas grand-chose quatre années supplémentaires de cotisation ?

Qu’est-ce que quatre années de travail de plus ou de moins, quand on est sexagénaire ?

Rien, ou si peu…nous devons le croire ; le Président normal nous le dit.

On le voit ici, la république normale, c’est la dérision établie en système. C’est le mépris pour la classe ouvrière, pour l’homme et la femme angoissés par les incertitudes pesant sur  l’avenir de l’emploi, dans une économie « mondialisée » toujours plus dérégulée sauf pour ce qui concerne l’amoindrissement incessant des droits collectifs et individuels des salariés.

Pendant que le Président normal annonçait ces quatre années supplémentaires de cotisation, -qui contraindront des jeunes gens, -que l’on retient le plus longtemps possible au collège, au lycée et à l’université où on ne leur apprend finalement plus grand-chose-, à travailler jusqu’à 66, 67, 68, 69, 70,…ans, pour recevoir ensuite une retraite complète, de toute façon insuffisante pour vivre dignement ; ce qui les contraindra travailler encore et encore -, la ministre du « basculement sociétal » claironnait : un nouveau basculement qui aurait réjoui feu Staline.

En effet, selon le ministre du basculement sociétal et sa cour : « les races n’existent pas ».

Parler de races, c’est raciste !

Il sera donc interdit de parler de races, sans tomber sous le coup de la loi. La loi va s’employer à traquer partout un non-être qui devient comme ce spectre qui hantait l’Europe, dont Marx faisait état dans le « manifeste du parti communiste ».

Pour cela, le taubirisme nous verse le bouillon trouble d’une nouvelle révolution sociétale : la loi française ne doit plus parler de race, même pour dire que tous les humains sont politiquement égaux entre eux, quelle que soit leur race.

J’évoquais ici Staline, qui ne manquerait pas de se réjouir

En effet, comment lui et son compère Lyssenko ne se réjouiraient-ils pas ?

Le taubiro-hollandisme ne se limite pas à déclarer la génétique et les lois du « réactionnaire moine Mendel », comme étant une science bourgeoise et contre-révolutionnaire. Il rajoute, en plus, qu’elles sont racistes.

Forcément qu’elle est raciste, la génétique, puisque, combinée à la paléontologie, elle montre et démontre, que les groupes d’homo sapiens-sapiens du continent eurasien se distinguent de ceux n’étant jamais sortis d’Afrique, par un apport de matériel génétique néandertalien.

Les premiers ayant –les bougres- convolé avec filles et femmes de leurs cousins disparus, les néandertaliens. Il en résulte : des spécificités inscrites dans l’ADN de ces sapiens-sapiens là.

La recherche montre aussi : que leur patrimoine génétique spécifique expose ces métis à certaines pathologies qui épargnent les « sapiens-sapiens » n’ayant jamais flirté (et plus si affinités) avec les néandertaliens.

En outre, la génétique -couplée à la paléontologie- nous montre aussi : qu’il faut peut-être bien revoir l’hypothèse de l’origine unique du procès d’hominisation et de conquête de la main, par la dynamique évolutive produisant la mobilité du pouce, si importante, comme le rappelait Friedrich Engels (le co-fondateur de matérialisme dialectique et du matérialisme historique), dans les manipulations qui favoriseront le travail social et la production de l’être humain par lui même.

Réactionnaires, racistes, la paléontologie et la génétique?

Forcément, qu’elles sont sciences réactionnaires.

Forcément, que Staline et Lyssenko avaient raison d’envoyer au goulag ou dans les caves de la Lubianka pour les y faire fusiller, les partisans de la génétique disciples du moine Mendel.

Ces « sciences bourgeoises » osent prétendre : que l’humanité s’est peut-être bien formée en différents points de la planète : horreur ! Pouah, racisme !!

Elles n’ont pas honte de prétendre, les « racistes », que : même si elle a une origine unique, par l’adaptation aux milieux, par la sélection sexuelle commune à toutes les espèces vivantes et par les types d’activités et d’alimentation, l’humanité s’est diversifiée*1.

Cela veut-il dire pour autant qu’il faille soutenir une inégalité nécessaire du point de vue des droits politiques et sociaux ? Bien évidemment non.

Mais le taubiro-hollandisme est à la pensée rationnelle et rigoureuse, à la pensée scientifique, ce que les bas-latins étaient à la langue de Cicéron, de Virgile, de Sénèque ou de Tite Live (pour n’évoquer que ces quatre là), ou ce que le « français », pratiqué en 2013 dans beaucoup trop de collèges et de lycées de France et de Navarre, est à la langue de Molière, Victor Hugo, Saint Exupéry ou même de Boris Vian.

Le hollando-taubirisme est une pensée magique. Son fétiche s’appelle  « antiracisme », par antiphrase.

Il érige le confusionnisme intellectuel le plus absolu, -des « réformes sociétales »-, en mur de camouflage de nouvelles mesures rétrogrades en matière de pouvoir d’achat des salariés et des anciens salariés (les retraités).

Il trace ici les contours du  périmètre élargi, pour l’action des multiples services de police de la pensée, s’incarnant dans divers groupuscules « associatifs » financés par l’impôt.

Pendant ce temps-là, ce qui aurait été dénoncé avant mai 2012, avec vigueur, par des articles de presse, des émissions télévisées, par de cinglants discours parlementaires et surtout par de puissantes et répétitives manifestations syndicales, -si l’ancienne équipe présidentielle l’avait projetée-, est aujourd’hui encensée comme étant la marque d’un réalisme courageux, au service des générations montantes et à venir. Les critiques sont à la marges. Elles ne dénoncent pas l’imposture de la mise en oeuvre des décisions de la commission européenne, dures pour les retraités et terribles pour les futurs retraités.

Pendant ce temps-là, deux économistes, nous nous proposent une grave et immédiate mesure contre la majorités des assurés sociaux, reprenant -sous une forme à peine modifiée- ce qui fut en 1979 le projet dit de « réforme  Berger ». A l’appel de toutes les confédérations syndicales, une grève générale de 24 heures paralysa alors le pays, des grandes manifestations dirent au Président Giscard d’Estaing : Non ! Non ! Non !

La réforme Berger fut enterrée et elle aida à déconsidérer et chasser Giscard d’Estaing.

Alain Rubin

Print Friendly, PDF & Email

Riposte Laïque vous offre la possibilité de réagir à ses articles sur une période de 7 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires injurieux ou diffamants envers les auteurs d'articles ou les autres commentateurs.
  • La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de langage ordurier ou scatologique, y compris dans les pseudos
  • Pas de commentaires en majuscules uniquement.
  • Il est rappelé que le contenu d'un commentaire peut engager la responsabilité civile ou pénale de son auteur

Les commentaires sont fermés.

Lire Aussi